(Test FG – Jeux vidéo) For Honor

 
Lorsque le jeu For Honor fut annoncé lors du E3 2015, je trouvais qu’Ubisoft tentait d’innover après Watch_Dogs et Tom Clancy’s The Division. Plus j’en découvrais et plus je voulais en savoir. Par contre, une crainte m’habitait: est-ce qu’Ubisoft referait le coup de Tom Clancy’s Rainbow Six: Siege? À savoir d’offrir le jeu avec pas de campagne soit en solo ou en mode coop. Donc, après avoir su que le jeu renfermerait bien une campagne, est-ce que je suis pleinement satisfait globalement? Suivez-moi lors de ma croisade et vous découvrirez la vérité.

Le scénario d’introduction oppose trois factions qui se livrent un combat sans merci depuis des décennies: les Chevaliers, les Samouraïs et les Vikings (vive Ragnar). On ne se sait pas vraiment le pourquoi de ce conflit à long terme (un peu comme les décisions d’un certain Kim Young Une), on sait qu’ils se détestent tous les trois, et ce, depuis la fin de la fameuse trêve qui a avait été dictée par le trio.

Malgré leurs combats qui perdurent depuis des lunes, sembleraient-ils, qu’ils en sont fatigués, mais ils doivent continuer cet acharnement pour une femme mystérieuse qui souhaite plus que tout au monde continuer des voir se massacrer.

Donc, avec For Honor, vous aurez un jeu de combat original et bien de son temps. Il ne contient rien de traditionnel. Il ne s’agit pas d’un jeu action, d’aventure, mais c’est le combat au corps à corps qui est mis de l’avant. Tout repose sur votre façon de bien maîtriser les différentes mécaniques ainsi que les forces et faiblesses de chaque faction. Suite à ça, vous devrez mettre sur pied une stratégie et parfaire vos habilités.

Si vous avez joué au jeu NioH, vous tomberez en terrain connu. Les combats ne sont qu’une question de positionnement de votre arme autant en attaque, en défense et en contre-attaque. Trois positions s’offriront à vous: à droite, à gauche et par le haut. C’est bien les attaques/défense, mais la clé de votre succès résidera plutôt lors des contre-attaques. Par exemple, si votre adversaire frappe vers le haut et si vous répondez avec le même mouvement, vous bloquerez son attaque et pourrez par la suite enchaîner avec un contre. De plus, vous ne serez pas confiné qu’à quelques mouvements de base. Plus vous jouerez, plus vous débloquerez des habiletés dans le domaine des attaques, de la défense, des soins et pourrez améliorer votre équipement, les armures et les armes.

Par contre, même si le tout semble facile de prime abord, sachez qu’il n’en est rien. La prise en main se fait quand même assez bien, mais tout maîtriser les mouvements et à quel moment les utiliser, ça, c’est une autre chose. Avant de tout savoir, des combats vous devrez en faire et en refaire. Je dirais que la campagne sert un peu à ça aussi, sachant que vous devrez camper les trois factions, ce qui permettra du coup de connaître les forces et faiblesses de chacune et ainsi arrêter votre choix sur votre favorite avant d’aller combattre en ligne. Le jeu a été pensé et réalisé en utilisant tactiques et stratégies, pas seulement du corps à corps à la va-comme-je-te-pousse. Pour obtenir du succès, vous devrez employer les nouvelles techniques apprises ainsi que les nombreux combos qui s’offriront à vous. Bref, la formule gagnante: plus vous jouerez + plus vous apprendrez à bien maîtriser le jeu = succès.

J’ai souvent joué à des jeux de combats dans ma vie de joueur, mais vraiment avec l’aspect originalité amené par For Honor, je me dois de m’incliner devant Ubisoft Montréal avec à la tête du projet, un certain Jason VandenBerghe. On vit de belles émotions entremêlées de brutalité et de barbarie. Une belle dualité entre l’amour et la guerre. Le jeu renferme également une lourde atmosphère de stress. Vous serez toujours en train d’anticiper ce que fera votre adversaire dans le but de bien répondre. Une moindre distraction, un mauvais mouvement et la fin pourrait vous guetter. Si vous pensez que le défi devant vous n’est pas assez élevé à votre goût, vous pourrez revoir le niveau de difficulté à la hausse et ce qui engendrera des combats beaucoup plus difficiles à prévoir avec des adversaires plus puissants et réveillés qu’à la normale.

La campagne solo à une durée d’environ entre 10 à 12 heures qui vous amènera à jouer avec les trois factions comme mentionné plus haut. J’ai remarqué après la campagne que les Chevaliers semblent la faction la mieux balancée côté attaque/défense, les Samouraïs sont mois puissants, mais usent d’une plus grande rapidité d’exécution et les Vikings, bien vous les connaissez, ils sont habités d’une rage sans précédent et ça se ressent avec des coups plus forts, mais assez lents. Chacune de ses classes possède un héros venant avec son lot de caractéristiques distinctes et son propre arsenal de mouvements. En fait, si je peux dresser un résumé de la campagne solo, il s’agit d’un gros didacticiel dans le but de parfaire ses connaissances dans le but d’aller affronter d’autres joueurs en ligne. Le mode solo ne renferme qu’un très bas facteur de rejouabilité. Si ce n’est que pour trouver les divers éléments cachés dans les niveaux.

C’est véritablement en ligne que la plus grosse partie du jeu prend tout son sens. C’est avec cet aspect que l’on peut apercevoir le plein potentiel du travail d’Ubisoft. Ici, vous aurez droit à plusieurs modes disponibles. Du plus classique ou vous aurez à vous frottez à un adversaire en combat un contre un en passant par le mode Domination ou vous devrez prendre d’assaut des points de contrôle un peu partout sur la carte et ainsi tenir la position avantageuse pendant environ une dizaine de secondes afin que ce point tombe sous votre contrôle.

Gagner en ligne apporte une certaine dose de satisfaction, mais c’est le système de récompenses qui est le plus valorisant. Le fonctionnement est simple: après chaque partie, vous pourrez mettre la main sur des items se trouvant sur la zone de combat. Ces items ajoutés à votre expérience cumulée procureront l’occasion de modifier votre arsenal. Le jeu renferme neuf héros et vous aurez à apprendre les techniques de ces neuf combattants en cherchant le plus possible à les améliorer. Si vous éprouvez de la difficulté à gagner vos batailles dans le mode solo, attendez en ligne… vous en aurez pour votre argent. Pourquoi? Simple, aucune intelligence artificielle ne réagit mieux et aussi rapidement qu’un cerveau humain. De plus, vous y trouverez des événements dits périodiques ou saisonniers. Donc, si on pense au butin plus généreux, à l’expérience cumulée et l’expérience en ligne, toute la force du titre réside dans cette option.

Même avec tous ces points positifs, le jeu est loin d’être parfait et voici quelques points que je soulève et qui m’ont irrité quelque peu. Malgré sa haute technique que l’on suggère d’utilisée, ça ne sert pas à grand-chose arrivé devant un groupe de soldats. À un contre un ça fonctionne très bien, mais contre plusieurs adversaires en même temps, c’est une perte de temps. L’autre aspect qui se veut un gros problème, c’est la connexion en ligne en mode multijoueur. Exit le serveur central, le système repose sur la connexion entre joueurs. Donc, tentez de trouver un autre joueur qui aura une connexion semblable à la vôtre, sinon, ça sera la catastrophe. À prévoir, des déconnexions, de la latence et de la frustration à grande échelle. Honnêtement, je n’arrive pas à expliquer une telle décision surtout que le jeu repose presque entièrement sur une composante en ligne.

Le graphisme n’a jamais été le point fort des jeux d’Ubisoft et ça se ressent encore dans ce titre. Ce n’est pas laid, mais ça aurait pu être mieux. Les décors sont impressionnants, mais quelque peu vides. Certes, on y retrouve plusieurs unités à l’écran, mais on a droit à un festival du clone, donc, pas très demandant en ressource. Par contre, les personnages, surtout les Héros sont bien modélisés et les combats sont plus réalistes que d’habitude.

Comme tout bon jeu d’Ubisoft, For Honor est disponible en version intégrale française. Les pièces musicales représentent bien l’action à l’écran, mais rien qui pourrait faire un album qui jouerait en boucle. Les bruits ambiants des combats rehaussent l’intensité et la haute violence des affrontements.

Au final, For Honor représente un excellent jeu de combat stratégique et tactique, mais avec certaines lacunes que j’ai déjà soulevées. Vaut-il un achat? La réponse dépend de votre style. Si vous avez aimé le jeu en phase beta, alors oui il est fait pour vous. Dans l’autre cas, passez votre chemin, car la beta représentait bien le climat du jeu entier. Comme les jeux d’Ubisoft ont tendance a baissé de prix rapidement, attendez une baisse de prix pour en faire l’acquisition.

Cote FG: 7.5/10

Points positifs:

  • Un système de combat original et rafraîchissant.
  • Les tactiques, stratégies et combos.
  • Les options des modes multijoueurs.
  • Les items et l’expérience cumulés.

Points négatifs:

  • La campagne en solo est courte et un peu décevante.
  • La décision d’offrir le jeu en ligne via la connexion de chaque joueur.
  • Un graphisme bien, mais sans plus.

Fiche technique: 

  • Développé par Ubisoft Montréal.
  • Publié par Ubisoft.
  • Jeu de combat.
  • Mode solo et multijoueur en ligne.
  • Offert en version intégrale anglaise ou française.
  • Disponible sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One)
  • Site officiel: https://www.ubisoft.com/fr-FR/game/for-honor/

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