(Test FG – Jeux vidéo) The Inner World – Xbox One

 
Parfois je dois faire des tests de jeux qui visuellement ne m’attirent pas du tout au premier coup d’œil. C’est le cas du test que j’écris présentement avec le jeu The Inner World du développeur Head up Games. Mais souvent, il faut passer par-dessus et finalement se rendre compte au final que le titre possède un charme irrésistible et comme l’expression le dit, il ne faut pas se fier à la couverture d’un livre pour en juger le contenu.

Asposia, un univers entouré de terre, peut survivre grâce aux quatre prêtres contrôlant le vent et permettant ainsi aux habitants de pouvoir y habiter sans danger. Bien entendu, des événements viennent détruire trois des temples du vent ne laissant qu’un seul de ceux-ci, Conroy, le prêtre gardien du dernier temple. Il prend ainsi rapidement le pouvoir d’Asposia en y imposant sa loi. Vous êtes Roberts, un habitant un peu différent des autres, pris en charge tout jeune par Conroy. Vous devrez rapidement partir dans une aventure palpitante lorsqu’un pigeon volera le bien le plus précieux de votre si machiavélique tuteur.

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Les jeux de point and click deviennent de plus en plus un type de jeu que j’apprécie, surtout lorsque ceux-ci nous offrent, comme dans The Inner World, une histoire développée avec des personnages qui viennent émotionnellement nous rejoindre. Roberts, dans le cas présent, est l’un des héros auquel je me suis attaché le plus rapidement depuis le début de l’année. Peut-être à cause de sa naïveté qui le défini dès le départ ou par son besoin de plaire à son tuteur, même si celui-ci peut-être méchant avec lui par moment, mais j’ai eu envie de prendre part à son aventure et surtout de faire en sorte de l’aider et de le sortir de toute les situations dans lesquels il se met tout au long de l’histoire.

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Plusieurs personnages feront aussi parti intégrante désormais de la nouvelle vie de Roberts, et chacun de ceux-ci ont une personnalité unique qui vient parfaitement cadrer avec l’ambiance et la direction donné au jeu. Une tête forte, une bête un peu idiote, un marchand un peu étrange et j’en passe. Chacun de ces personnages apportent un côté coloré dans un monde visuellement drabe, très sombre et ajoute dans les dialogues une touche intrigante, apportant au passage toujours un peu plus d’informations sur le monde d’Asposia, de ses habitants et de l’histoire passé de cet univers. Les dialogues de The Inner World sont tout simplement parfait, amusant et on aimerait d’ailleurs qu’il y en ait toujours plus.

Un jeu point and click signifie aussi mélange d’objets étranges trouvés un peu partout et casse-tête débile qui parfois ne font aucun sens. Par contre, The Inner World nous offre des casse-têtes pensés de A à Z et ne vous fera jamais dire : Ben voyons dont…  Ceux-ci ne sont aussi ni trop dur, ni trop facile et vous feront penser quelques temps par moment jusqu’à ce que le déclic dans votre tête survienne. Pour ceux qui ne voudrais pas non plus chercher trop longtemps, une option vous permet d’avoir des indices supplémentaires et vous indique même parfois exactement les étapes nécessaires pour la réalisation du casse-tête.  Dans certains cas, vous devrez combiner jusqu’à quatre objets différents pour n’en faire qu’un et ainsi progresser dans le monde d’Asposia.

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Visuellement, le titre au départ me répugnait, mais avec le temps j’ai appris à apprécier le style visuel un peu bande dessinée sombre et lugubre. Parfois, il faut comprendre l’histoire et l’origine d’un monde pour en apprécier les décors et le style emprunté par le développeur et ce titre en est une grande preuve. Les voix présentes dans le titre, quelques chose que j’apprécie grandement dans un jeu de ce genre, sont d’une justesse et l’on peut ressentir les émotions transpercés à travers les personnages.

Malheureusement, The Inner World souffre de quelques défauts mineurs mais un grand majeur. L’interface et la mécanique de jeu étant franchement très mal fait, celui-ci m’a souvent frustré. Je m’explique: pour sélectionner un objet ou une action, il vous faut appuyer, dans le cas-présent sur Xbox One, sur la touche X jusqu’à ce que votre objet soit sélectionné et parfois l’ordre de sélection semble très mal optimisé. Même si je suis exemple à un centimètre du personnage X, le jeu décide de sélectionner l’objet Y situé dans le haut complètement de Roberts. Il vous faut alors appuyer plusieurs fois pour finir par tomber sur ce que vous voulez vraiment sélectionner. Pourquoi ne pas avoir tout simplement opté comme la plupart des points and click sur console et avoir utilisé un pointeur contrôlé par le stick droit ? Drôle de choix du développeur qui vient grandement ruiner l’expérience du jeu à la longue. Autre défaut du titre, un manque flagrant du côté de l’ambiance musicale avec une absence hors du commun au niveau de la trame sonore. En fait, il n’y a pratiquement aucune mélodie dans un titre qui en aurait grandement bénéficié pour parfaire l’ambiance du titre déjà fort intéressant.

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The Inner world est un titre qui m’a charmé par ses personnages ni plus ni moins sortis d’une imagination qui ressemble étrangement à la mienne. Roberts est l’un des personnages les plus intéressants depuis des lustres de mon côté et je me suis soucié dès le départ de son destin. L’ambiance que l’on apprend à aimer vient compléter un titre qui aurait mérité une meilleure note n’eût été de ses contrôles un peu mal optimisé. Vous aimez les points and click? C’est un titre qu’il vous faut dans votre librairie.

8.5/10

Twitter : @jackgerms

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