(Test FG – Cinéma/Films) Wonder Woman

DC et Warner doivent se ronger les ongles depuis les échecs de Batman V Superman: Dawn of Justice et Suicide Squad. En fait, les firmes ont du mal depuis The Dark Knight Rises à faire revivre les superhéros comme Superman et… Green Lantern dans des adaptations cinématographiques. Wonder Woman est, soyons honnêtes, le dernier espoir avant de souhaiter quelque chose de bon pour Justice League.

Wonder Woman, sous la direction de Patty Jenkins et le scénario de Allan Heinberg, est un long-métrage sur le personnage éponyme établi en 1941 par William Moulton Marston et Harry G. Peter. Elle est le pendant féminin des Superman et Batman de DC Comics et, tout comme Superman, possède une force surhumaine et peut se tenir face aux puissances des dieux. Wonder Woman aura été adapté à la télévision dans les années 1970 grâce à Lynda Carter mais la plus récente adaptation met en vedette Gal Gadot qui reprend son rôle après sa présence dans Dawn of Justice et qui poursuivra la croisade en compagnie de Ben Affleck (Bruce Wayne) et les autres collègues dans l’adaptation cinématographique de Justice League.

Diana, Amazone et Princesse de Themyscira, est entraînée au combat dès son jeune âge afin de protéger les siens d’une légende qui pourrait revenir hanter son peuple. Themyscira vit en paix jusqu’à l’arrivée de gens du monde extérieur soit les humains. Parmi eux, un certain Steve Trevor (Chris Pine) doit s’expliquer sur les événements qui l’ont amené ici et on plonge rapidement dans la réalité de la guerre. C’est ainsi que Diana prend les armes afin de mettre fin à la guerre, croyant que cette guerre est l’oeuvre des dieux.

Steve Trevor doit donc convaincre Sir Patrick Morgan (David Thewlis) qu’il peut aller stopper la création d’une arme. Il faut savoir que dans ce contexte-ci, nous sommes à l’époque de la première Grande Guerre. Trevor rassemble une compagnie tout en pouvant compter sur l’aide de Diana qui, malgré son innocence, souhaite à tout prix faire cesser les violences.

Malgré quelques extrêmes en terme d’émotions, l’innocence exprimée par Gal Gadot est ce qui rajoute un certain côté humoristique au film. Sa découverte du peuple humain est de loin le moment le plus drôle du film malgré les tensions de la guerre et la réalité industrielle. Le film prend d’ailleurs un peu de temps avant de révéler l’armure mais c’est pour le mieux car on ne veut pas briser le « tease » comme on dit. On découvre aussi une certaine réalité alors que les femmes n’avaient pas, à l’époque, les mêmes droits et devoirs bureaucratiques.

En somme, Wonder Woman devient effectivement ce que fut Batman pour les démunis: un symbole. Il faut surtout savoir que, dans cette adaptation, le film établit la présence de Diana sur cette Terre. Elle devient un symbole de paix pour l’humanité. Elle est prête à aider ceux qui doivent être rescapés mais voit les ravages de la guerre et doit vite faire face à la réalité.

Certaines coupures au montage ne semblent pas refléter les émotions d’un plan à l’autre ce qui est un peu étrange. Reste qu’on finit par croire que Gal Gadot est Diana… En fait, j’y ai cru malgré ses extrêmes et quelques moments où elle était au neutre. On ne peut s’empêcher de remarquer son accent mais comme elle vient d’un peuple qui se tenait loin des humains ordinaires, on peut lui pardonner. Ce qui est aussi fascinant, c’est que le film prend le temps de montrer à quel point Diana s’est entraînée ce qui rendent les scènes d’action crédibles. La chimie entre Gal Gadot et Chris Pine, cependant, est réelle ce qui rajoute un certain brin de soulagement durant certains segments. C’est au moment où Diana brandit son bouclier et bloque les tirs ennemis et se protège des mortiers qu’on réalise que Wonder Woman est enfin sur nos grands écrans de cinéma. Il y a aussi de petits moments de joix, des passages colorés qui rappelent Superman de 1978 ce qui rend Diana humaine, sans cynisme et magnifique.

Bien sûr, on ne peut s’empêcher de critiquer à quel point le film utilise « l’exposition » de la mythologie grècque et le simple fait que le peuple de Themyscira sait parler plusieurs langues. Il aurait été intéressant de savoir à quel point sa famille s’est battue pour la paix mais… je suppose que c’est trop demandé. On réalise très vite quels sont les pouvoirs comme le lasso d’Hestia ou les bracelets, l’Égide d’Athena.

Ce n’est pas LE film qui revitalisera les personnages féminins car il existe déjà et c’est Mad Max: Fury Road mais Wonder Woman contribue à l’acceptation d’Hollywood de laisser les femmes dominer dans LEUR long-métrage et que collaborer et s’entraider est le résultat de bons produits. Le long-métrage est un pas dans la bonne direction pour DC Comics et Warner Bros. pour leur univers cinématographique mais Wonder Woman n’est que ça: un pas dans la bonne direction. C’est avec Justice League qu’on verra si tout a été fait pour les bonnes raisons ou non.

Wonder Woman a quand même cette chance d’avoir une fin contrairement à bon nombre de films de superhéros. Il n’y a pas de scène post-générique. Wonder Woman peut maintenant devenir le symbole d’une nouvelle génération de femmes ET hommes tout comme le fut Batman de 1989 et Superman de 1978. Alors que nous voyons ces symboles des belles années nous quitter, les acteurs personnifiant ces superhéros doivent maintenant faire les petites choses qui les définissent et respecter ce qui a été établi. Chacun de nous a un « Gray Ghost ».

Verdict: Wonder Woman n’est qu’un pas dans la bonne direction pour Justice League mais a au moins l’audace d’avoir un début et une fin ce qui est rare pour un long-métrage basé sur un personnage de bande-dessinée. En tant qu’homme, je souhaite du succès à ce film en plus de voir de jeunes filles vêtir l’armure tout en brandissant l’Égide d’Athena. Et aux extrêmistes politiques (les deux côtés) qui critiquent ce film avec des commentaires idiots, je vous attraperai avec le lasso d’Hestia afin que vous nous crachiez en pleine figure votre haine intérieure.

Je terminerai mon écrit sur ceci: jugeons les femmes ET les hommes sur les mérites et non sur leur apparence, leur identité sexuelle ou raciale et cela vaut pour nos personnages de fictions auquel nos enfants s’attachent. C’est ça, l’égalité humaine. Ce n’est pas pour rien que je compare cette Diana aux Bruce Wayne et Kal-El des dernières décennies. Merci!

C’est en pensant à Adam West que je suis allé voir ce long-métrage. Soyez en paix, monsieur le maire… Gray Ghost… Batman!

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