(Test FG – Cinéma/Films) Annabelle: La Création du Mal

 
Les films d’horreur doivent constamment se renouveler et nous, en tant qu’audience, ne pouvont plus s’attendre à de réelles nouveautés pour le genre qui a épuisé presque toutes ses ressources. Le remède viendra des directeurs et studios qui ont un intérêt propre pour le cinéma.

Vu en français doublé au Québec

Annabelle: La Création du Mal (je refuse de dire que c’est Annabelle 2 parce que le premier film… ce fut La Conjuration et c’était bon, pas son premier prépisode) est un pré-prépisode à ce qui est maintenant un univers pour La Conjuration avec les inspecteurs Warren. On découvre ainsi les origines de ce qui a mené à cette poupée… ou plutôt ce qui a mené cet objet à être aussi maléfique car ce n’est pas l’origine d’Annabelle.

Suite à un événement tragique, une famille croyante ouvre leur maison en tant qu’orphelinat et les jeunes filles qui y habiteront découvriront que tout n’est pas rose. Une chambre leur est interdite et elles ne peuvent rencontrer la femme du propriétaire de l’orphelinat. L’accompagnatrice, Soeur Charlotte, ne suspecte rien au début mais comme dans tout bon (et mauvais) film d’horreur, un paquet de mauvaises décisions par les personnages mèneront vers cet élément déclencheur, la poupée maudite… Les enfants en souffriront dont une à mobilité réduite jouée Talitha Bateman soit celle qui joue le rôle principal en compagnie de Stephanie Sigman, Anthony LaPaglia et Miranda Otto. Soulignons aussi la présence de Lulu Wilson.

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Dans La Conjuration, il était déjà mentionné qu’il y a eu un événement tragique autour de cette fameuse poupée et on découvre ce qui s’est techniquement passé. Le problème est que la bande-annonce montre beaucoup trop de ces éléments, la plupart révélant le deuxième acte mais comme je refusais de croire que ce film allait être bon, j’ai évité toute critique ou truc promotionnel parce qu’Annabelle… le film présenté en 2014… NOPE!

Le film est sous la direction de David F. Sanberg (Lights Out) et il fait un travail phénoménal pour ce qui est de construire une atmosphère. On sait que le film va tenter de nous surprendre comme certains plans sont longs et larges pour démontrer l’essentiel ce qui est excellent dans un film d’horreur: l’image et le son. La cinématographie fait en sorte que le film fonctionne. La practicalité des effets spéciaux et le maquillage (merci à la machine de James Wan) renforce la qualité du produit. C’est un peu comme Ouija: Les Origines qui est aussi un prépisode au film original qui était un désastre, le prépisode fut d’ailleurs bien accueilli et mettait également en vedette Lulu Wilson. En passant, une des actions des filles soit un des jeux est symbolique à la famille qui vit un deuil, ce fameux événement tragique. L’une des filles découvrira, en plein jour, quelque chose de pas vraiment catholique.

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Le film a un premier acte faible avec plusieurs sauts, généralement appelés jumpscares. C’est comme si l’industrie ne sait plus comment construire des personnages alors que d’autres films du genre ont réussi à le faire. Pensez à Alien avec l’équipage du Nostromo. C’est là où Annabelle: La Création du Mal flanche même si ce sont des enfants et les plus jeunes se servent de leur poupée respective pour affirmer un pacte. Au deuxième acte, c’est là où on sent qu’il y a une présence constante et la preuve arrive dans une scène ensoleillée avec l’un des BONS jumpscares du long-métrage. La tension reste jusqu’au moment où tout redevient normal… selon les apparences.

J’ai presque ri lors du début du troisième acte suivant une scène qui pourrait être considéré horrifiante car la décision qui suit cette scène est ridicule. C’est le fameux cliché des décisions stupides dans les films d’horreur qui mènent aux fameux éléments de peur. Bien sûr, il y a des enfants mais ces jeunes filles sont accompagnées d’une soeur de l’église! La scène que je veux mentionner, c’est l’une des trois séquences qu’on peut qualifier de « gore ». Cependant, le climax est solide et on finit par comprendre les circonstances malgré que ce soit expliqué via un foutu « flashback ». Je souligne encore le travail du maquillage car un personnage reste caché jusqu’à ce que le masque finisse par tomber, la deuxième séquence « gore »… alors que la troisième, vous ne verrez jamais ça dans un mauvais film d’horreur 13+ aux États-Unis.

Verdict: la star de ce film est David F. Sanberg qui a offert un film simple, pas vraiment original mais solide avec une cinématographie qui est exceptionnel et c’est grâce à sa vision. Le film est divertissant sans être une réelle nouveauté comme on a vu les films de maison hantée et des poupées envahies par des entités démoniaques. Ça restera meilleur que la majorité des slashers, les films d’horreur avec des ados ou encore les adaptations de jeux en films qui font leur budget de manière insultante.

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