(Test FG – Jeux vidéo) Death Road To Canada

 
Vous connaissez le studio indépendant Rocketcat Games? Non? Moi non plus. Alors, vous connaissez le jeu Death Road To Canada? Non plus? Hé bien, moi non plus, en tout cas, avant de l’avoir reçu pour en faire la critique. Est-ce un bon jeu? En vaut-il le détour? Suivez-moi dans mon « roadtrip » vers le Canada pour en apprendre davantage.

Bon okay, mais c’est quoi ça ce jeu? Il s’agit avant tout d’un jeu de zombies. Hé oui, un autre encore. Le scénario vous place dans la peau du leader d’un groupe de résistants floridien qui apprend que le Canada serait un endroit où il fait bon vivre, loin de la menace zombie. Vous décidez alors de vous y rendre en empruntant la sympathique « Death Road ».
Au départ, le jeu se joue à un ou deux personnages générés de manière aléatoire. Ce qui me permet de mentionner le premier point positif du jeu: la génération des différents persos qui se veut franchement cohérente et originale. Par contre, le style graphique du jeu permet de ne pas toujours faire la différence entre un perso masculin ou féminin. Par la suite, après avoir terminé le didacticiel, vous pourrez créer votre personnage.

Tout au long de votre aventure, vous devrez faire face à diverses situations causées par divers événements. Certains d’entre eux mettront en contexte de l’exploration dans une zone donnée sous forme de mission. Vous devrez alors fouiller le moindre petit racoin à la recherche de ressources telles que de la nourriture, des armes, des munitions, des kits de santé et de l’essence pour votre véhicule. Parlant balistique, plusieurs types d’armes seront mis à votre disposition dans le but de trucider les mangeurs de cervelles : arme de mêlée qui regroupe entre autres, une hache, un bâton de baseball, un morceau de bois, etc., et arme de distance comme un fusil d’assaut, fusil à pompe, revolver, etc.
Il faut savoir qu’outre un côté très arcade, le jeu renferme également un système de survie. Les armes peuvent briser par l’usure, votre personnage se fatigue via une jauge d’énergie. Ne pensez pas frappez sans cesse. Votre perso alors, se fatiguera et deviendra fort vulnérable. De plus, selon la classe choisie de votre perso au départ, certaines armes seront plus utiles en puissance que d’autres.
Le jeu contient quelques éléments de type RPG aussi. Vous devrez faire face à certains choix pendant votre périple. Vous devrez par exemple choisir si vous recrutez un autre membre ou si vous le laisserez à son propre sort. Vous pourrez décider si vous laisserez un membre de votre escouade faire le guet durant la nuit pour contrer les attaques de zombies, mais également celles des bandits, car, oui il y a aussi des bandits à affronter.

Évidemment, l’humour est au rendez-vous, vous n’aurez d’autres choix que d’esquisser un grand sourire, alors que certaines situations très loufoques se produiront. Il sera à vous de choisir entre entrer dans le délire ou demeurer lucide. À vous de découvrir ce qu’il en retourne. Les clins d’œil et hommages sont nombreux. J’ai un exemple en tête : j’ai rencontré un personnage coiffé d’un étrange chapeau, d’un accoutrement de couleur verte, jouant une musique fort connue… il se nommait Lank. Vous me suivez.
De mentionner que le jeu est facile, serait de vous mentir, car il est très difficile. Malgré que l’on peut y jouer avec un ami en ligne ou en coop locale, faire face à une horde de zombies dans un endroit restreint tient presque du miracle si vous réussissez à vous en sortir. Par contre, ne vous fiez pas aux premières heures et persévérez. Une fois le jeu bien maîtrisez, vous éprouverez beaucoup de plaisir. Vous comprendrez alors, que chaque statistique que possèdent vos survivants influe sur toute votre partie et votre groupe. Entourez-vous de survivants loyaux et ces derniers iront jusqu’à donner leur vie pour sauver la vôtre. Pensez d’avoir un bon mécano dans votre groupe, il s’occupera de votre véhicule comme chez un concessionnaire. Le courage est de mise, ce qui permettra à vos collègues de moins paniquer face à une situation critique.
La durée de vie se veut très difficile à quantifier. Elle sera différente d’un joueur à l’autre. La campagne est très conséquente et de nombreux modes sont disponibles.
Le graphisme pourrait en rebuter plus d’un. Le jeu est très pixélisé. Digne des moins beaux jeux de l’époque de la Nintendo NES, mais ça fait tout son charme. Les développeurs ne s’en cachent pas, ils ont voulu offrir un titre vraiment axé sur le rétro. C’est très réussi.

Le jeu n’est malheureusement offert qu’en anglais. J’ai de la difficulté à expliquer ce choix, surtout que le jeu ne contient aucun dialogue parlé. Dommage, car si vous ne comprenez pas la langue de Shakespear, vous perdrez une grande partie de l’essence du jeu. Il y a beaucoup de lignes de texte. La bande originale demeure en tête et c’est très bien comme ça.
Au final, ais-je déjà joué à de meilleurs jeux mettant en vedette des zombies? Oui, c’est clair, mais de ce style? Jamais et il est clair qu’il se doit d’être joué au moins une fois. Bonne tuerie de zombies.
Cote FG: 7.5/10
Points positifs:

  • Un jeu délirant rempli d’humour.
  • Les nombreux clins d’œil.
  • La grande personnalisation.
  • Une ambiance roadtrip nickel.
  • Jouer entre amis.

Points négatifs:

  • La grande difficulté.
  • Le graphisme rétro qui peut en éloigner des joueurs.
  • Seulement en anglais.

Fiche technique:

  • Développé et publié par Rocketcat Games.
  • Jeu de type action, aventure, survie, RPG.
  • Disponible en anglais seulement.
  • Offert sur Mobile, Nintendo Switch, PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One)
  • Version téléchargeable uniquement.
  • Mode solo et coop locale.
  • Site officiel: http://www.deathroadtocanada.com/