(Test FG – Jeux vidéo) Detroit: Become Human

 
Je suis un fan de tout ce qui sort de chez Quantic Dream. Depuis l’époque du jeu Indigo Prophecy en passant par Heavy Rain et Beyond : Two Souls. Le studio français ne sort pas souvent des jeux, mais lorsqu’une nouveauté arrive, c’est un succès. Sera-t-il le cas pour le dernier né de David Cage et Guillaume de Fondaumière, en occurrence Detroit: Become Human?

Le scénario raconte l’histoire de trois personnages androïdes: Connor, Kara et Markus issus de la ville de Détroit dont on doit suivre les événements dans un contexte fort différent. Connor se veut un enquêteur devant faire équipe avec la police, Kara de son côté est la servante d’un homme violent souffrant de toxicomanie élevée et pour sa part, Markus est le serviteur d’un peintre mature et célèbre. Oui, comme vous avez pu le remarquer, les androïdes à cette époque sont à la solde des humains. Malgré leurs parcours de vie fort différents, le récit du jeu les amènera à se croiser. La destinée de chacun sera influencée par vos choix et décisions. Malheureusement pour vous, je ne divulguerai pas plus de détails sur le scénario. Pourquoi? Parce qu’il s’agit du cœur même du jeu. L’essence de ce titre se base sur cet aspect. Par contre, je peux vous mentionner que ce dernier est fort solide et vous fera vivre une panoplie d’émotions pas toujours agréables. Ayez en tête que chaque action posée dans chaque chapitre fera évoluer la ligne narratrice du jeu, donc il est pratiquement impossible de prévoir le déroulement des diverses situations. Vous serez amené à prendre des choix très difficiles. Vous ne pourrez pas sauver tout le monde ou même de garder les trois principaux antagonistes en vie. À l’instar de Heavy Rain par exemple. Cet aspect a toujours été la force des jeux de Quantic Dream, on ne peut prévoir l’issue de rien.

Une fois ceci assimilé, il faut comprendre que le scénario initial va au-delà de la vie des trois androïdes. Ce jeu se veut également réflexion sur l’entente des humains face à une communauté de robots sans cesse en croissance. Un peu comme le film I Robots avec Will Smith. Quantic Dream passe des messages à travers ces jeux et ce dernier n’y échappe avec des situations d’esclavages, de racisme, d’homophobie, j’en passe et des meilleurs. Detroit: Become Human amène ce genre de réflexions et pose un regard critique sur la société d’aujourd’hui et de demain. Bref, le tout va au-delà du simple jeu vidéo. J’adore ce genre de concept.

Quantic Dream sert avec Detroit: Become Human la même recette que ses titres précédents. Il s’agit d’un jeu narratif, linéaire dans lequel, on se retrouve limité par ses actions. Bref, un jeu qui ne plaira pas à tous par son manque d’action, se laissant découvrir et avec notre société de consommation rapide, il s’agit d’un jeu niche.

Si vous êtes habitués aux autres jeux de QD, vous savez de quoi je parle en frais de mécaniques de jeu. Pour les néophytes, vous devez vous servir du stick droit de la manette pour effectuer les actions, alors votre personnage reproduira cette action. Vous devrez aussi appuyer sur les touches pour y arriver. Ça fonctionne, mais un renouveau de ce côté ne serait pas de trop pour le prochain projet.

La caméra ne semble pas avoir été optimisée pour le jeu comme pour les anciens. On serait à même de penser que le studio n’apprend pas ou ne prend pas le temps de corriger ses erreurs. Malgré que l’on puisse changer l’angle de la caméra, on ne nous offre pas beaucoup de choix et parfois, ça devient irritant de manquer une action ou un objet à collecter.

Malgré ce problème, le studio met à notre disposition trois nouveautés que l’on ne retrouvait pas dans les opus précédents et que j’ai vraiment appréciées. Premièrement, les actions chronométrées. Dans les anciens jeux, on pouvait effectuer des actions régies par le temps, mais dans ce jeu, le temps est très court pour effectuer vos choix, le stress embarque rapidement. Ce qui pousse même à prendre des décisions trop vite et parfois fatales. Ce qui n’aura pas été le cas avec un temps plus allongé de réflexion. Ce que l’on a pu vivre dans la démo malheureusement.

La deuxième nouveauté provient du nombre d’items à analyser beaucoup plus importants que dans les autres jeux. Il faut savoir que plus vous prendrez du temps à analyser une scène ou interagir avec des objets, plus vous ouvrirez des conversations et des choix pour les dialogues. Comme dans la démo où Connor devait sauver la fillette de son assaillant. En me promenant dans la pièce, j’ai appris plein de choses intéressantes qui m’ont aidé lors de la confrontation contre l’androïde. Prenez votre temps pour en apprendre le plus possible et fouillez partout.

La dernière nouveauté qui se veut plus une évolution vous montrera que tout au long de l’aventure, vous ferez la rencontre de nombreux personnages qui gravitent autour des trois personnages principaux. Ces relations seront définies selon vos actions. Essayez dans ce cas, de gagner leur confiance, vous serez récompensé. On a déjà vu ce procédé dans les autres jeux de QD, mais pas à une aussi grande échelle.

Après tout ceci d’évoqué et tout ce que l’on peut y faire, je vais parler de la durée de vie, facteur crucial pour ce type de jeu. Pour un titre possédant une panoplie de choix et de décisions ainsi que des scènes à faire et refaire de diverses façons, le terminer une première sans toutes les options, prendra environ entre 12 à 15 heures. Ensuite, revient à vous de savoir si vous avez envie d’y retourner afin de dénicher tous les items et connaître toutes les options de chacun des chapitres. Malgré quelques longueurs à l’occasion, je vous conseille fortement de le refaire une ou deux autres fois. Vous serez sans doute confronté à des éléments que vous ne trouverez pas, mais ne désespérez pas, vous finirez bien par mettre la manette dessus.

Lorsque je mentionnais items ou objets, je voulais souligner également que vous pourrez trouver des magazines et des points. Les magasines ne servent que pour items à collecter dans les niveaux, mais les points s’accumulent en débloquant des choix narratifs. Chaque nouvelle découverte amène son lot de points et à la fin de chacun des chapitres, vous pourrez les échanger contre des dessins, des vidéos ou de la musique tirée de la bande originale. Le choix revient vous revient.

Le graphisme est superbe et en jette. Je n’y ai pas joué en 4K sur la PS4 Pro, mais sur la PS4, le jeu est magnifique. Il y a des détails à n’en plus finir. La modélisation des personnages est quasi parfaite. Les environnements sont riches et les couleurs sont vives. Quantic Dream a toujours eu le souci du détail et c’est le cas dans Detroit: Become Human. Ce qui fait la différence entre ce jeu et bien d’autres, c’est les petites choses anodines que l’on peut remarquer.

Du côté sonore, le jeu d’acteurs est de bonne facture. Sans être vraiment connus, ils se débrouillent très bien. Le jeu est offert en version intégrale anglaise ou française. Le studio français a fait appel à trois compositeurs pour créer les musiques de chaque protagoniste, afin de souligner leurs différences. Un excellent choix.

Au final, certes je recommande l’achat du jeu, mais je comprends également que le style de jeux produits par Quantic Dream ne plaira pas à tous. Si vous avez apprécié la démo ou les autres projets de QD, vous apprécierez grandement cette exclusivité de Sony.

Cote FG: 8.5/10

Points positifs:

  • Le scénario qui se divise parmi trois personnages.
  • L’évolution des relations entre les personnages.
  • Une superbe rejouabilité qui peut changer le cours du scénario.
  • Un graphisme qui en jette.
  • Un jeu d’acteur surprenant.

Points négatifs:

  • Une caméra déficiente à quelques occasions.
  • Quelques longueurs dans le scénario.
  • Un jeu qui ne plaira pas à tous.

Fiche technique:

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6 commentaires sur “(Test FG – Jeux vidéo) Detroit: Become Human

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