(Test FG – Jeux vidéo) Omensight

 
Vous connaissez le studio indépendant québécois Spearhead Games? Bon, alors si je vous cite le jeu Stories: The Path Of Destinies? Ah, ça vous sonne une cloche maintenant. Ce prochain test touche à leur dernier projet Omensight. Vaut-il la peine au même titre que son prédécesseur? Tout à fait et voici le pourquoi du comment.

En lever de rideau, Omensight m’a permis de me glisser dans la peau du Harbinger. Arbiter? Non, Harbinger, nous ne sommes pas dans Halo tout de même. Donc, le Harbinger est un guerrier issu du monde Urralia. Bon en fait, je n’étais pas un guerrier, mais bien une guerrière se révélant être La Messagère tant attendu, dont l’apparition soudaine signifie… rien de moins que la fin du monde. Afin d’empêcher ce cataclysme mené de front par le méchant de service, Voden, dieu de la destruction, je devais revivre la même journée sans cesse. Tiens, ça me rappelle un film mettant en vedette un certain Bill Murray. Un choix audacieux, mais combien original de l’équipe de développement qui me permettait de vivre ladite journée sous différents angles en effectuant des choix différents.

Je me répète trop souvent peut-être, c’est certainement dû à mon âge, mais on ne retrouve pas ce genre d’originalité et surtout cette prise de risque dans le marché AAA. Merci aux indépendants. Sans vous, cet univers vidéoludique serait drabe et monotone.

Certes, j’avais beau être puissant, mais quand même, je ne pouvais tout faire seul. J’étais donc accompagné de mes fidèles comparses: Draga, Indrik, Ludomir et Ratica que je rencontrais au fil de mon aventure en visitant le passé. Tous étaient liés à Voden que je devais au final, affronter. La mission pour y arriver était simple, je devais arpenter la dernière journée de chacun pour ainsi réunir les éléments manquants nécessaires à la compréhension de ce que je devais accomplir, mais surtout le procédé de comment je devais sauver le monde. Fin de cette présentation, maintenant vous comprenez ce qui vous attend si vous mettez la manette sur ce jeu. Pour faire bref, Omensight est un jeu d’action misant sur des éléments de jeu de plateforme ou le joueur doit enquêter afin de résoudre l’énigme de la fin du monde. Prenez garde cependant, car malgré un style qui plaira aux plus jeunes, quelques instants d’inattention et c’est la mort, le trépas, la fin, vous passerez l’arme à gauche. Bien que le jeu ne soit pas très difficile tout de même. Il vous prendra environ une dizaine d’heures pour devenir le Sauveur!!!

Je saute dans la jouabilité et ses mécaniques de jeu. Moi, en occurrence la Messagère, je possédais une panoplie d’habiletés dont je devais utiliser avec sagesse et stratégie pour trucider mes ennemis. Je mets tout au passé, car vous comprendrez que, oui, j’ai bien réussi ma mission. Comme dans plusieurs jeux, tout au long me mon avancée, j’accumulais de l’expérience qui me permettait de débloquer des compétences. De plus, je devais fouiller partout, car même si une grande partie de la jouabilité est axée sur les combats, une phase d’exploration était de mise dans le but de dénicher des coffres qui me permettait de cumuler des cristaux afin de les échanger contre l’amélioration des dites compétences voire habiletés. Ces cristaux pouvant être également recueillis sur les ennemis ayant manqué leur objectif: me tuer. Au chapitre des améliorations ou compétences, je pouvais faire croître ma barre de vie, obtenir le pouvoir de contrôler le temps ou simplement la possibilité de projeter mes ennemis et j’en passe et des meilleurs.

Après tout ça, je croyais que c’était tout. Hé bien non, je pouvais créer des combinaisons entre mes compétences déverrouillées et celles de mes acolytes. En effet, ces derniers possédaient leurs lots de compétences, ce qui m’a vraiment aidé dans mon enquête.

De plus, grâce à mes choix, je pouvais influencer l’histoire de mes comparses. Encore un exemple d’originalité, chaque nouvelle donnée collectée sur la fin du monde me permettait de retourner dans le passé de mes compagnons et ainsi le faire évoluer de manière différente. Ces choix ont également eu un impact sur la quête principale, où se dressait Voden. On ajoute à ça les visions de l’avenir que je pouvais tenter de changer, mais ce n’était pas toujours chose aisée.

Ce qui m’amène au graphisme. Le studio Spearhead Games possède un style bien à eux. Ceux qui ont joué à Stories: Path Of Destinies, vous savez à quel point c’était un beau jeu, mais dans Omensight, c’est encore mieux. La direction artistique est impeccable, la facture visuelle est superbe. Les décors sont dignes des plus beaux films d’animation. Les différents environnements sont très diversifiés. Je passais d’un intérieur d’une grotte, à un château en passant par une forêt, le tout, toujours plus magnifique. Le seul point négatif, c’est la caméra. Il s’agit d’une caméra que je ne pouvais contrôler. Elle se déplaçait avec moi… pas super pratique lors des combats qui inclut plusieurs ennemis à la fois.

Dernier aspect: bande originale et trame sonore. Encore là, c’est du tout bon. La musique suit l’action et j’avoue m’a immergée encore plus dans mon aventure. Le jeu malgré qu’il a été développé par un studio québécois, n’est offert qu’avec des sous-titres en français avec voix en anglais. Je sais que pour un studio ne possédant pas un budget infini, ça peut coûter cher engager des doubleurs, mais quand même, j’étais un peu déçu. Surtout, que le jeu aurait gagné en avantage, car il est construit sous un style plutôt narratif. Les menus sont en français.

Au final, tout comme son prédécesseur, je vous recommande Omensight. Pour 25.99$, vous aurez un jeu de grande qualité sous la manette. Toute la famille pourra y jouer, la violence n’était pas vraiment présente graphiquement parlant.

Cote FG: 8/10

Points positifs:

  • Une originalité à toute épreuve.
  • Une histoire prenante.
  • Le système de compétences.
  • Le graphisme bluffant.
  • Une très bonne expérience globale.

Points négatifs:

  • La caméra… ishhh.
  • Absence de voix en français.

Fiche technique:

  • Développé et publié par Spearhead Games.
  • Disponible sur PC, Nintendo Switch, PS4 et Xbox One (testé sur Xbox One).
  • Offert avec voix anglaises et sous-titres et menus en français.
  • Solo uniquement.
  • Version téléchargeable.