(Test FG – Jeux vidéo) Blair Witch

 
Il faut croire que je suis en mode jeu d’horreur, car après Man Of Medan, je m’attaque au jeu Blair Witch et j’en ferai un troisième par la suite. À part le premier film, je n’ai jamais été un grand fan de la franchise. Par contre, j’apprécie grandement le travail accompli par le studio Bloober Team qui est derrière Layers Of Fear ainsi que >observer_. Donc, j’avais une totale confiance quand ils ont annoncé être en développement d’un jeu issu de la licence de Blair Witch. Donc, après l’avoir terminé, suis-je satisfait? Lisez mon test qui suit et vous saurez…

Je débuterai mon test en mentionnant que le scénario n’a rien à voir avec les films. Certes, on sent une grande inspiration avec un certain hommage à certains moments cinématographiques, mais ça s’arrête là. En fait, Blair Witch prend place en 1996, soit deux ans après les événements du premier film. Je fus placé dans la peau de l’ex-inspecteur Ellis et je devais retourner dans la fameuse forêt de Black Hills pour rechercher Peter Shannon, un jeune garçon de neuf ans porté-disparu depuis peu. Cependant, je n’étais pas seul, en plus de l’escouade déjà présente, j’étais accompagné de mon fidèle acolyte canin, mon berger belge nommé Bullet. Une histoire qui aurait pu se perdre, en intégrant un manque de logique, mais plus j’avançais et plus je comprenais ce qui se passait. Disons que les développeurs ont mis le paquet dans le dernier chapitre. Un indice? La lugubre maison de la Sorcière de Blair. Dernier point, le jeu renferme plusieurs fins, tout dépend des choix effectués pendant toute l’aventure.

Le jeu se divise en dix-sept chapitres qui se déroule sur entre 8 à 10 heures. Pour ma part, ça été plus long, car mon entrée en forêt m’a pris près d’une heure avant de finalement trouver où aller. Cependant, ça quand même eu du bon, car, ça m’a permis d’explorer une grande partie de la battue et d’y dénicher plusieurs items forts intéressants. En plus de Bullet, je possédais un éventail d’accessoires forts utiles: un téléphone cellulaire avec lequel je pouvais contacter ma copine Jess, consulter des messages et même jouer à deux jeux, un walkie-talkie qui me permettait de rejoindre mon chef d’escouade, une lampe de poche, car la nuit c’est pratique, une caméra qui peut filmer ou jouer des cassettes trouvées un peu partout divisées en deux couleurs, les bleues qui me montraient des séquences de l’enlèvement et les rouges qui mon donnaient des indices sur l’enlèvement également, mais de reculer ou avancer la séquence pour faire apparaître des indices ou ouvrir le chemin pour avancer et finalement, donc jouer carrément avec la réalité ainsi qu’un sac à dos dans lequel était stockés tous les éléments trouvés en forêt et que je pouvais consulter à ma guise selon ce que je possédais dans mon inventaire. Explorer partout, c’est vital. Vous y touverez des photos de disparus, différents documents écrits, etc.

Plus haut, je parlais que j’avais en possession une lampe de poche. Ça ne vous rappelle rien? Hé oui, le parallèle est facile à faire avec un certain Alan Wake. Pourquoi? Parce que cet outil a la même utilité que dans l’autre jeu, c’est-à-dire soit d’éclairer ou de vaincre ou éloigner les ennemis, car oui, dans Blair Witch, il y a des ennemis, un type de démon rouge. D’ailleurs, lors des attaques, comme ce genre de démons sont très rapides, fiez-vous à votre chien, il les repère facilement et comme ça, vous ne serez pas surpris, comme je l’ai été au départ.

Les fameux symboles devenus cultes.

Parlant de Bullet, il est très important de le garder en tout temps près de vous, dans mon cas, lorsqu’il s’éloignait, j’étais envahi de visions pas très agréables en plus d’être pris de moment de folie qui me faisait perdre du moral. Pour ne pas en arriver là, je pouvais donner des ordres à mon Bullet. Je pouvais lui demander de chercher, de me rejoindre, d’attendre, de le caresser et même lui donner des gâteries. D’ailleurs, une scène m’a brisé le cœur, pas plus de détails.

Pour ce qui est des mécaniques de jeu, je me déplaçais facilement en marchant, en courant, mais je ne pouvais pas sauter ni grimper. Malgré que l’on ne contrôle pas vraiment le chien, il est doté d’une excellente intelligence artificielle. Si jamais j’étais pris sans savoir où aller, je pouvais me fier sur lui. De plus, je devais réussir quelques puzzles, mais rien de très complexe, pensez à utiliser votre caméra avec les casettes rouges.

Le graphisme pour un jeu indépendant, sans être rabat-joie, on s’entend que les studios indés ne disposent pas de budget sans fin, se débrouille fort bien. Un cycle jour/nuit très efficace est mis en place et la nuit, c’est… effrayant. Souvent on avance dans les différentes zones plongées dans la pénombre avec seulement sa lampe de poche. Ce jeu représente la quintessence de l’horreur. Pas pour ses ennemis qui arrivent de nulle part, mais plutôt par son ambiance pesante et ultra stressante. Le dernier chapitre est une orgie d’images et de séquences et jamais au grand jamais, je ne savais où le jeu m’amenait. D’ailleurs, je n’ai jamais vu venir la scène finale. En tout cas, une des scènes finales. La fluidité est impeccable et en 4K certaines scènes sont magnifiques. Par contre, il y a quelques bogues de collision présents ainsi que des objets qui chargent au loin que l’on peut voir si on est quelque peu observateur, mais sans plus. Pour vivre cette expérience à son meilleur, les développeurs ont choisi une caméra à la première personne. Excellent choix, vivre un jeu d’horreur devrait toujours se faire de cette manière, on a l’impression d’être le personnage à l’écran. Ne pas jouer devant les enfants svp, le jeu renferme un haut taux de violence.

Le point fort du jeu vient de son ambiance sonore. L’aspect de peur est construit autour des bruits ambiants. Le jour c’est bien, on entend les insectes, les oiseaux, etc, mais une fois la nuit tombée… isssssh, ça se complique. Tout est présent pour foutre la trouille. Les bruits de pas, Bullet qui aboie et qui semble avoir peur, les arbres qui craquent, chaque petit son, peut faire sursauter. La fameuse musique qui part quand les ennemis attaquent… hummm. En plus des voix que l’on entend et Carver… lui, il jouait son rôle parfaitement, mais me tombait royalement sur les nerfs, de manière positive. D’ailleurs le jeu des acteurs est superbe. On y croit vraiment. Bravo à Bloober Team, je n’avais jamais vécu une telle expérience avec un animal dans un jeu. Bullet réagissait comme un vrai chien et ses sons étaient tellement confondants. Je ne sais pas, si les développeurs ont utilisé la capture de mouvement pour Bullet, mais c’est du tout bon. Dernier conseil, jouez-y avec un casque d’écoute, c’est 100 fois mieux côté immersion.

Même des membres de Bloober Team semblent avoir disparus dans la forêt.

Au final, étant offert au prix de près de 40$ ou faisant partie du Xbox Game Pass, je ne peux que vous recommander de le jouer, oui c’est sûr, mais également un achat. Ce jeu devient la référence en jeu d’horreur ni plus ni moins.

Cote FG: 9/10

Points positifs:

  • Exploitation parfaite de la licence Blair Witch.
  • Le scénario, on a envie de retrouver le jeune garçon.
  • Bullet et les mécaniques de jeu.
  • L’idée des cassettes vidéo.
  • Un graphisme convaincant.
  • Une ambiance hors norme.
  • Le prix: 40$ pour 10 heures de jeu, c’est parfait.

Points négatifs:

  • Quelques bogues graphiques sans plus.
  • Absence d’une carte pour s’orienter.

Fiche technique:

  • Développé par Bloober Team.
  • Publié par Lionsgate Games.
  • Jeu d’horreur à la troisième personne.
  • Mode solo seulement.
  • Disponible sur PC et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Offert en anglais avec sous-titres et menus en français.
  • Version téléchargeable uniquement.
  • Site officiel: https://www.blooberteam.com/blair-witch-game