(Test FG – Jeux vidéo) Greed Fall

 
Les jeux du studio français Spiders sont toujours de qualité: je pense ici à Mars: War Logs, Bound by Flame et The Technomancer. Donc, quand fut annoncé le jeu Greed Fall, j’avais très hâte de mettre la manette dessus. Ça y est, après trois ans la sortie de leur dernier jeu, voici enfin Greed Fall qui est disponible. Je vous livre mon ressenti global de mon expérience.

Le jeu se déroule dans un univers qui est un mélange de fantaisie/médiévale en Europe au XVIIe siècle. J’incarnais un colon nommé De Sardet (homme ou femme), tout dépend de votre choix initial, qui se retrouve dans la ville de Serène dans le but de rejoindre son cousin Constantin d’Orsay, pour s’embarquer dans un voyage sur l’île de Teer Fradae pour ainsi y découvrir un remède miracle pour contrer la Malichor, une maladie incurable et mortelle, un peu comme la peste. Il faut savoir que le continent est devenu surpeuplé et fortement pollué. Donc, ses habitants comptent sur nous. Outre la quête principale, je devais faire preuve de diplomatie entre les autochtones et les différentes factions colonisatrices et ainsi y installer notre pouvoir. Ce qui amènera une panoplie de quêtes annexes forts intéressantes. J’ai fait quelques fois les mêmes missions au départ, sachant que le prologue dure près de 3h et j’ai pu les réussir de différentes façons. Tout dépend des compétences choisies. On offre une grande liberté au joueur.

Les missions sont très diversifiées, affronter un monstre, libérer un prisonnier, soudoyer des gardes, etc. Bref, le jeu vous prendre plusieurs dizaines d’heures, il y a de quoi faire. L’histoire est franchement bien écrite et on va de surprise en surprise. On vit un excellent équilibre entre l’action et le jeu de rôle. Si vous trouvez que le jeu est trop difficile, sachez que le choix de difficulté peut être changé à la volée.

Le jeu se vit qu’en solo, mais notre histoire ne se fait pas seul, car on se retrouve en équipe de deux ou trois compagnons pilotés par l’intelligence artificielle. En plus d’améliorer notre personnage et ses armes, on doit gérer les membres de son équipe de la même manière. Une belle option d’immersion. Plus haut, je mentionnais le fait de manœuvrer avec diverses factions, on ne nous donne pas le choix, il faut le faire, car cette option permet une progression qui elle est liée à un système de réputation. Selon vos actions, vous pourrez alors vous faire aider ou ça pourrait vous nuire. Vos choix auront des conséquences tôt ou tard. Exemple, si vous décidez d’aider un groupe au détriment d’un autre, le tout orientera l’issue du scénario. Il faut savoir que nos compagnons appartiennent chacun à une faction distincte.

Plus j’avançais dans le jeu et plus je gagnais des niveaux d’expérience qui débloquait ainsi des points parmi les trois arbres de compétences:

  • Le premier qui se divise en trois sections, le corps à corps, la magie et les armes dites techniques.
  • Le deuxième se concentre sur les différents attributs: agilité, force, constitution et précision.
  • Le troisième est dédié aux talents composés du charisme, le crochetage, l’artisanat, etc.

D’ailleurs, ce dernier est le plus important, car il a une incidence directe de la manière de résoudre les quêtes et sur votre capacité de dénicher divers items. Ayez en tête que la spécialisation et les choix effectués lors de la progression affectent réellement le style du personnage que l’on campe. Spiders réussit là où plusieurs ont échoué.

Un peu partout lors de votre périple, vous croiserez des marchands, des forgerons et des ateliers. Les marchands vous donneront l’occasion de vendre vos items de trop dans votre inventaire ou d’en faire l’acquisition via un montant d’argent. Les ateliers quant à eux, permettront d’améliorer l’équipement, les armes, changer ses vêtements, etc. Greed Fall offre à de rares occasions des cristaux qui donnent l’option de tout réinitialiser.

Ce qui m’amène au système de combat. Vous serez toujours trois contre les ennemis, sauf durant le prologue dans lequel les combats se feront en duo. Vous devrez faire des choix, car vous devrez choisir parmi cinq différents compagnons rencontrés. Même si parfois, certains vous seront imposés. Ces derniers vous seront d’une grande aide lors des affrontements, même si parfois, le tout peut donner des combats un peu chaotiques. On peut se battre au corps à corps avec différentes armes, armes à distance et la magie bien sûr.

En plus de s’armer en conséquence, il faut aussi effectuer le même procédé pour ses compagnons. C’est bien les armes et armures, mais les combats reposent sur une gestion tactique: utilisation des compétences, parade, esquive, contre-attaque, le tout est bien expliqué dans le prologue. La tactique peut être mise en place par la pause active, une autre bonne idée des développeurs. Sans avoir à vous arrêter pour quitter dans le menu, vous pouvez mettre le combat sur pause pour mieux gérer les actions à venir. Par contre, comme le bestiaire ou les ennemis sont limités, les combats même si en pratique sont intéressants, de voir souvent les mêmes adversaires, ça peut devenir redondant.

Le graphisme est impressionnant et pour y avoir joué sur une Xbox One X, la 4K fait son œuvre. La direction artistique se dote d’une teinte automnale magnifique. J’ai pris quelques clichés pas piqués des vers. Les décors sont riches en détail. On passe par villes et villages, forêts, montagnes, plaines. Les combats même nerveux demeurent fluides. Même s’il s’agit d’un jeu évoluant dans un monde semi-ouvert, il est gangréné par des murs invisibles en quantité industrielle. Souvent, dans ce type de jeu, les bogues de collision sont légion, mais pas ici. Jamais mes compagnons ne me bloquaient l’entrée ou m’empêchaient de sortir. On sent le travail mis sur l’optimisation. Pendant les scènes de dialogues ou cinématiques, on ne peut mettre le jeu en pause. Un peu dommage lorsque l’on est occupé. Cependant, on peut au moment de revivre la même scène, la passer. La mobilisation de mon personnage est encore trop rigide, malgré que l’on puisse l’améliorer dans les options. J’aurais pris des sous-titres plus proéminents. Ils ne sont pas assez gros.

La musique est signée par l’excellent et renommé Olivier Derivière, longtemps associé aux titres publiés par Focus Home Interactive. Il est difficile de faire mieux dans son domaine. Le jeu est disponible avec voix en anglais avec une synchrolabiale parfaite et sous-titres et menus en français. Un peu dommage que ce ne soit pas une version française intégrale, surtout qu’il s’agit d’un studio français. De plus, notre personnage parle. Encore une fois, merci Spiders. Le jeu des acteurs est sublime, on sent les différentes émotions. J’ai adoré la chimie entre les persos de mon équipe. Après certaines séquences, les membres parlaient entre eux. Un aspect des jeux de type JDR trop souvent oublié. Je me sentais à l’époque de Dragon Age.

Au final, entré dans le dernier droit vidéoludique de 2019, vous cherchez un très bon jeu, un excellent JDR? Alors, Greed Fall est pour vous et pour moi. Je n’ai que du bon ou presque à en dire. Chapeau Spiders, déjà hâte à votre prochain projet. Merci à Focus Home Interactive pour le jeu afin de critique.

Cote FG: 8/10

Points positifs:

  • Durée de vie conséquente.
  • Un scénario fort bien rédigé.
  • L’équilibre action et JDR.
  • Les différents moyens de résoudre les quêtes.
  • Des personnages intéressants.
  • Un système de combat efficace et réussi.
  • Une direction artistique magnifique.
  • Olivier Derivière.

Points négatifs:

  • Plusieurs allers-retours incessants.
  • Un bestiaire limité.
  • La taille des sous-titres.
  • Trop de murs invisibles.

Fiche technique:

  • Développé par Spiders.
  • Publié par Focus Home Interactive.
  • Jeu d’action/JDR.
  • Mode solo seulement.
  • Disponible sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Offert en anglais avec sous-titres français.
  • Version boîte et téléchargeable.
  • Site officiel: http://greedfall.com/