(Test FG) Call Of Duty: Modern Warfare

 
J’apprécie les jeux de tir sous toutes ses formes. Que ce soit à la première personne, à la troisième, réaliste, arcade, etc. C’est ce que me procure la série Call Of Duty depuis plus d’une décennie.

Par contre, l’an passé, j’ai passé mon chemin face à Call Of Duty: Black Ops IV. Pourquoi? Bien pour l’absence de la campagne, la dernière itération devenant uniquement multijoueur. Pas que c’était mauvais, mais parce que je n’ai pas vraiment le temps de jouer en ligne et, disons-le, 80$ pour un jeu seulement multijoueur… c’est abusé. Bref, avec le retour du mode campagne ainsi que de l’équipe Infinity Ward qui offre les meilleurs scénarios aux commandes, la recette ne pouvait être que gagnante. Bon okay, aussi le retour de la franchise Modern Warfare y est pour beaucoup. Par contre, est-ce seulement une version remise au goût du jour de l’époque de la fin des années 2000 ou s’agit-il d’un jeu neuf? Prenez une AK-47 (dans votre tête) et suivez-moi pour un débriefing complet.

Cette fois, Infinity Ward retourne dans la guerre dite moderne. Et c’est parfait comme ça. À un moment donné, la Deuxième Guerre Mondiale, ça va faire. De ce fait, le scénario met en scène, un trio d’enfer avec à sa tête le retour du Capitaine Price, Farah, une combattante rebelle et moi. Donc, l’action prend place en 2019 et notre mission est de retrouver des armes chimiques russes volées par le groupe terroriste Al-Qatala dirigé par le Loup. Le tout évidemment rempli d’une pléthore de rebondissements et de surprises. J’ai grandement apprécié que les développeurs me placent dans la peau de différents personnages: j’ai joué Alex, Garrick, Farah, etc. Ce qui offre l’option de redondance réduite à sa plus simple expression. Même si la campagne n’est pas très longue, environ 7 heures, elle vaut l’achat du jeu à elle seule. Se divisant sur 14 chapitres, il s’agit de la meilleure campagne de toute l’histoire de la franchise. D’ailleurs, elle peut se poursuivre via le mode Spec Ops sur lequel je reviendrai plus tard.

Les différentes missions s’enchaînent à un rythme effarant. Un heureux mélange de plusieurs styles: infiltration, escorte d’otage, sniper, à grand déploiement, de jour, de nuit, etc. Bref, jamais je ne me suis ennuyé. Cette histoire c’est la réalité qui rattrape la fiction. Il s’agit de mon jeu de tir par excellence depuis Medal Of Honor et Spec Ops: The Line. Je pourrais facilement refaire la campagne plusieurs fois… si j’avais le temps.

Certes, je savais en tout temps que je me trouvais sur un rail et que je devais très souvent suivre un PNJ, mais j’ai senti la volonté des développeurs d’offrir un brin de liberté. J’ai en tête une des premières missions dans laquelle je devais saboter deux hélicoptères, je pouvais le faire dans l’ordre que j’en avais décidé. On est encore loin d’un monde ouvert, mais en même temps, pas certain qu’il s’agirait d’un choix éclairé. D’autres ont tenté l’expérience et ont échoué. On verra bien. Cet opus est marqué par plusieurs missions marquantes encore une fois. Sans ne rien divulguer, je pense à celle où je devais guider une femme via des caméras ou dans laquelle je personnifiais une très jeune Farah. De la diversité, des émotions, des combats épiques et du réalisme, c’est ça Call Of Duty: Modern Warfare. Ne jamais jouer devant un enfant svp, il y a des moments très difficiles autant que la fameuse mission « No Russian » issue de Modern Warfare 2.

Cette itération marque le retour du personnage le plus mémorable de la franchise en la personne de Capitaine John Price, tel que mentionné plus haut. L’homme qui ne refuse jamais aucune mission dans le but de protéger la population et de faire régner la justice sera plus souvent qu’autrement à vos côtés pour combattre les multiples cellules terroristes. Ce dernier vous demandera d’effectuer des choix difficiles.

Quelques points avant de terminer ce chapitre de ma critique sur la campagne. Vous pouvez changer la difficulté à la volée à n’importe quel moment, refaire les différents chapitres et également revoir les différentes scènes non jouables via l’onglet Cinématiques. Une belle option.

Bien sûr, Modern Warfare n’est pas qu’une campagne solo. La série est bien connue pour ses modes multijoueurs. Première surprise et à mon point de vue, il était temps, absence cette année du fameux mode Zombie qui est remplacé par le mode Spec Ops. Ce dernier met en scène vous et trois autres joueurs qui poursuivent la campagne via quatre missions. Prenez note qu’il s’agit de missions très complexes et le niveau de difficulté est accru. Vous n’aurez d’autres choix que de faire équipe et élaborer certaines stratégies. Y aller à la bourrin ne fonctionnera jamais. Attendez-vous à mourir… très souvent.

Le contenu multijoueur ne s’arrête pas là. Il est impressionnant en fait. Vous pourrez vous faire la main sur les modes: Escarmouche, Guerre Terrestre, Mêlée Générale, Réalisme et Partie Privée. De plus, vous aurez droit au mode Partie Rapide qui regroupe: Cyberattaque, Domination, Recherche et Destruction, Quartier Général et les affrontements à 20 joueurs. Le tout sur 21 cartes et d’autres viendront.

D’ailleurs, ces cartes sont fort diverses et bien conçues pour la grande majorité. Les « campers » n’y verront que du feu. Vous ne trouverez pas vraiment d’endroits pour demeurer embusquer et chasser sans bouger. La clé du succès réside dans le fait d’être constamment en mouvement. Vous deviendrez une cible beaucoup plus difficile à abattre. Comme d’habitude, mes premières parties furent assez… décourageantes, mais je devenais meilleur en pratiquant. Au menu, trois classes au départ et deux autres seront disponibles une fois quelques niveaux atteints. Il faudra également atteindre le niveau 4 avant de pouvoir personnaliser son artillerie. Chaque partie, chaque objectif atteint, confère de l’expérience et vous permettra de monter de niveau. On ne réinvente pas le monde après tout. Une formule déjà connue de tous demeure similaire.

Je suis loin d’être un joueur en ligne et pourtant j’ai bien apprécié mon expérience. Si vous n’en pouvez plus des gens qui s’insultent entre eux, couper le micro. C’est ce que j’ai fait… pour ma santé mentale. Autre nouveauté qui s’implante enfin, le jeu en plateforme croisée. Ça doit être efficace, car je n’ai pas vraiment aperçu les différences en ligne. On peut aussi y jouer en multijoueur local via écran scindé.

Si vous avez déjà joué à un épisode précédent de la série, vous serez en terrain connu. Vous pourrez sprinter, sauter un peu, pas trop, vous accroupir ou carrément coucher au sol, appuyer votre arme contre un élément du décor et se servir des murs pour placer son arme en angle. Le joueur possède deux armes, une arme d’assaut et une de poing. La barre de vie se régénère avec une pause sans se faire atteindre. L’écran deviendra de plus en plus rouge si vous restez en ligne de tir. Également, lors de missions de furtivité, une barre fait son apparition, celle de la lumière. En résumé, ça veut dire, êtes-vous voyant aux yeux de l’ennemi ou pas. Pensez d’éliminer toute source de lumière.

Le graphisme est tellement magnifique. En 4K sur Xbox One X, c’est jouissif pour les yeux. Il est non seulement le plus beau jeu de la série, mais certes un des plus aboutis sur les consoles actuelles, avec Gears 5. Souvent, on critique certains jeux avec des personnages qui semblent être faits en pâte à modeler. C’est loin, très loin d’être le cas ici. C’est très près d’une modélisation digne d’un film. Les émotions, les mouvements, sont réalistes à souhait. Les phases en mode nocturne selon plusieurs ayant vécu l’expérience, sont carrément collées sur la réalité. C’est tout dire. Il sera ardu de faire mieux dans les prochaines années. La violence est présente et pas juste un peu. J’ai vécu des scènes atroces, des membres êtres séparés du corps, des têtes explosées. Bref, ça fait mal. Par contre, comme tout jeu n’est parfait, j’ai vécu quelques ralentissements, des bogues de collision et des problèmes d’affichage, mais rien qui n’a vraiment gêné mon expérience globale. Un beau travail d’optimisation. Il n’y a aucune transition entre les cinématiques et le jeu en action.

Et le côté sonore lui? Il n’a rien à envier au graphisme. On a droit à une bande originale cinématographique. Les pièces musicales sont très belles et représentent l’action à l’écran. Très similaire aux films de ce type. Le jeu est offert en version intégrale anglaise et française et le doublage dans la langue de Molière est impressionnant. Le jeu des acteurs est superbe et empreint d’émotion. On sent que la situation est critique. Pour un jeu de guerre, je ne crois pas que l’on fasse mieux en ce moment.

Au final, ne pas le recommander serait comme perdre la guerre. De plus, je me retrouverais en cour martiale pour manquement au code d’honneur et ça ne me tente pas du tout. Cet opus m’a réconcilié avec la franchise. J’attends déjà le prochain signé par Infinity Ward. Chapeau à Beenox Québec, qui participe au développement de la série depuis plusieurs années. Une fierté de notre patrie.

Cote FG (solo): 9.5/10

Cote FG (multijoueur): 9/10

Points positifs:

  • La meilleure campagne de la franchise.
  • Jouer différents personnages.
  • Le mode Spec Ops.
  • Une durée de vie de longue haleine.
  • Un graphisme bluffant et réalisme.
  • Une bande originale prenante.

Points négatifs:

  • Quelques bogues sans plus.
  • J’en aurais pris plus en campagne.

Fiche technique:

  • Développé par Infinity Ward, Beenox, Raven Software.
  • Publié par Activision.
  • Jeu de tir à la première personne.
  • Offert sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Disponible en version intégrale anglaise et française.
  • Téléchargement ou en boîte.
  • Site officiel: https://www.callofduty.com/modernwarfare