(Test FG) The Outer Worlds

 
Le nouveau projet d’Obsidian Entertainment est enfin sorti. Je l’attends depuis sa première annonce. Après des succès comme Fallout ou Divinity: Original Sin, ceux qui suivent les traces de Bioware en sont à leur dernier titre multiplateforme avec The Outer Worlds, avant de développer exclusivement pour Microsoft. Alors quand est-il de ce jeu? Est-il au-delà des attentes ou déçoit-il autant qu’un certain titre de Bethesda? Entrez dans L’Imposteur avec moi et vous saurez.

The Outer Worlds est un jeu de rôle/action se jouant à la première personne tout en solo. Ce qui est parfait. Ce type de jeu ne doit pas comporter un volet multijoueur. Dans le cas contraire, les ressources au développement se voient diluées au lieu de mettre tout l’effectif sur un seul but précis.

L’histoire prend place dans un futur alternatif dans lequel les grandes corporations gouvernent les colonies humaines. Je campais un colon congelé qui fut placé dans cet état en attende de venir en aide à peupler l’une des colonies à bord d’un vaisseau. Malheureusement, comme tout n’est jamais facile dans la vie, oui, oui, même vidéoludiquement parlant, un incident qui est arrivé ne m’a jamais permis de me réveiller de ma cryogénisation. Vingt années ont passées depuis et un étrange personnage qui se retrouve dans la mire des corporations, sa tête ayant été mise à prix, me réveille enfin. Tout ça pour dire que je me retrouve au final dans la colonie d’Halcyon. Cependant, après toutes ces années loin de la Terre, je pensais que le futur serait rose et la vie en serait plus qu’heureuse, mais… non voyons. Toutes les planètes environnantes, dont la Terre, se retrouvent totalement délabrées et plongées dans le chaos. La peste faisant des ravages, les habitants meurent de faim, de soif, de manque de soins, bref, ceux qui réussissent à survivre sont plus malins ou plus riches. Au plus fort la poche comme dirait l’autre. Donc, long explicatif qui met la table à votre objectif principal: trouver une solution qui fera tourner le vent de bord et redonner un sourire aux colons.

De prime abord, le scénario pourrait ressembler à n’importe quel autre récit reposant sur la science-fiction. Mais il n’en est rien. J’ai vécu une grande aventure, allant de surprise en surprise avec une pléthore de rebondissements. J’ai tellement vécu une belle gamme d’émotion, oui je me suis attaché à mon personnage ainsi qu’à ceux de mon équipe, car oui je n’étais pas seul. Vers la fin de l’aventure, je comptais six compagnons qui avaient rejoint mon équipe. Cependant, lors de chaque mission, je devais en choisir que deux. En plus d’être un apport essentiel lors des combats, ils pouvaient interagir avec différents PNJ.

De ce côté, les développeurs ont frappé dans le mile. J’ai dû prendre des décisions fort déchirantes qui ne se sont pas toujours avérées celles que j’aurais dû choisir. Lors de ces situations, deux choix s’offriront à vous: soit que vous vivez avec les conséquences ou juste avant votre choix, vous sauvegardez dans le but de reprendre là où vous aurez laissé, sachant que l’on peut sauvegarder à la volée ou une sauvegarde automatique est en place. Pour ma part, je trouve que la seconde option tue l’immersion. Mais bon, c’est votre partie après tout.

L’action de The Outer Worlds se déroule sur plusieurs planètes ainsi que certains vaisseaux et stations spatiales. Au départ, j’ai mis la main sur un vaisseau spatial (l’Imposteur) qui m’a permis de visiter plusieurs autres destinations à l’intérieur de la colonie. Un peu comme le Normandy dans Mass Effect.

Au départ, j’ai dû me créer et la personnalisation était grande. Plusieurs options étaient présentes, masculines ou féminines. Suite à ça, je devais répartir quelques points de compétence ainsi que choisir quel type d’armement que je voulais favoriser, en occurrence, armes au corps à corps, armes à distances ainsi que les différentes compétences comprenant la science, les dialogues et le leadership. Tous ces choix m’ont influencé grandement. Je vous conseille, de mettre beaucoup l’emphase sur le charisme et dialogue. Ce qui ouvre d’autres options lors des conversations. Est-ce que je choisis l’intimidation, le mensonge ou de seulement dire la vérité et demeurer intègre?

Chaque fois que je me montais de niveau, je pouvais investir 10 points de compétences dans les catégories de mon choix. De plus, à chaque montée de deux niveaux, je débloquais un avantage. Il s’agit d’une compétence spéciale. Comme augmenter ma barre de vie, d’endurance ou la taille de mon inventaire.

Comme il s’agit d’un jeu de rôle, les améliorations autant que pour moi que pour mes compagnons étaient présentes. Je pouvais améliorer mes vêtements, mes armes, mes capacités et compétences. Pour ce faire, un système de collecte de points d’expérience est mis en place. L’expérience peut être cumulée via les missions réussies, les objectifs divers, ainsi que les différents lieux découverts. De plus, sachez que chaque ennemi mort au combat peut être dépouillé de certains items pouvant être utilisés ou vendus.

Côté durée de vie, Obsidian en donne et encore plus pour l’argent que le jeu coûte. Chaque centime est bien investi. Un investissement qui en vaut réellement la peine. Si vous aimez les jeux de plus de 50 heures, The Outer Worlds est parfait pour vous. La quête principale prend plusieurs heures à en voir le dénouement. Les quêtes annexes sont très nombreuses et diversifiées. Plusieurs personnages non jouables donnent des objectifs et missions très intéressantes. Les quêtes Fedex, allez chercher quelque chose pour l’apporter à quelqu’un, sont présentes, certes, mais loin d’être redondantes.

Les mécaniques de jeu, si vous avez déjà joué à Fallout par exemple, ressemblent sensiblement aux mêmes contrôles. Tout est similaire, sauf l’absence de cibler certaines parties spécifiques. Par contre, je pouvais ralentir le temps quelques secondes, dans le but de placer une attaque critique ciblée, mais jamais aussi développée que dans Fallout. Comme il s’agit d’un système de tir, c’est une stratégie fort pratique. Autre truc intéressant, si j’approchais du trépas, je pouvais utiliser une sorte d’inhalateur pour me remettre sur pied. Assurez-vous que vous en avez toujours en votre possession. Les compagnons qui sont fort utiles, je ne le répèterai jamais assez, peuvent obéir à certaines commandes.

Le jeu est magnifique en résolution 4K. Le graphisme est superbe et riche en détail. Il est parfait pour s’attarder à prendre une panoplie de clichés. Exemple comme image de fond, un volcan en éruption avec dans le ciel, une aurore boréale le tout devant une planète très similaire à Saturn. De toute beauté. Les villes, les stations spatiales, en fait, tout endroit regorge de vie. Qu’elle soit humaine, faunique ou autre. Je n’ai vécu aucun bogue, aucun crash, gel ou ralentissement. Bref, c’est une optimisation parfaite. Même les temps de chargement lorsque je passais d’une zone à l’autre étaient très courts, voire dans la normalité. Et enfin, le festival du clone est chose du passé.

Pour moi c’est un point négatif, mais le jeu n’est pas offert en version intégrale française. Seulement avec sous-titres et menus dans la langue de Molière. De plus, je sais que le jeu renferme des milliers de lignes de dialogue, mais j’aurais quand même apprécié que mon personnage parle. Mais le tout se rattrape avec une synchro-labiale parfaite ainsi que le jeu des acteurs qui est grandiose. On ressent toute la gamme des émotions. La bande originale coule bien dans les oreilles et l’humour dans les converses… irrévérencieux, mais juste.

The Outer Worlds est tout le contraire de Fallout 76. En fait, c’est ce qui se rapproche le plus de l’expérience antérieure de Fallout. Bref, c’est un excellent jeu que je recommande sans peur de me tromper. Un chef-d’œuvre signé encore Obsidian Entertainment. Ça promet avec le partenariat exclusif avec Microsoft.

Cote FG: 9.5/10

Points positifs:

  • Un très bon scénario.
  • Des choix ayant une véritable répercussion.
  • La diversité des missions.
  • Des personnages attachants.
  • La présence fort utile des compagnons.
  • Un graphisme et des environnements à couper le souffle.
  • L’humour dans les dialogues.
  • Inspiration de Fallout.

Points négatifs:

  • Mon personnage ne parle pas.
  • Absence de voix en français.
  • Peut-être considéré comme étant un jeu facile dans l’ensemble.

Fiche technique:

  • Développé par Obsidian Entertainment.
  • Publié par Private Division.
  • Jeu de rôle/action.
  • Mode solo seulement.
  • Offert sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Disponible en version anglaise avec sous-titres et menus en français.
  • Téléchargement ou en boîte.
  • Site officiel: https://outerworlds.obsidian.net/fr