(Test FG) Tom Clancy’s Ghost Recon: Breakpoint

 
Vous me connaissez, je suis un fan fini de tout ce qui touche à l’univers de Tom Clancy. Mais parfois, on étire la sauce un peu trop. Pourquoi je vous écris ça, simple, parce qu’Ubisoft a pressé le citron une fois de trop avec la licence Ghost Recon et c’est dommage. Ah oui, je parle ici de Tom Clancy’s Ghost Recon: Breakpoint.

Annoncé en grande première quelques jours avant le E3 2019, ce jeu ne pouvait faire autrement que de frapper un mur. Rare sont les jeux dévoilés quelques mois avant leur sortie et qui réussissent. Alors Ubisoft je vous pose la question, vous n’en avez pas eu assez avec les jeux Ghost Recon: Wildlands et The Division 2, des jeux forts semblables dans l’approche. Vous n’avez pas compris avec Assassin’s Creed? Les joueurs ne veulent pas une copie des jeux cités plus haut. Pour avoir fait un sondage rapide, les joueurs veulent un jeu à la Ghost Recon: Advanced Warfighter. Bref, voici mon test et ça me désole d’être aussi négatif. Pauvre Tom Clancy…

Depuis son annonce initiale, le jeu a fait couler beaucoup d’encre. Premièrement via certaines fuites et le dévoilement de l’acteur principal en la personne de John Bernthal (The Punisher). Donc, le scénario prend place sur une île du Pacifique Sud dans l’archipel Auroa après que l’hélicoptère de mon escouade ait été victime d’une attaque au rocket. Suite au crash, je me retrouvais seul avec les membres de mon équipe Ghost morts dans l’écrasement. Les autres membres des autres hélicoptères se retrouvaient éparpillés un peu partout. Ma mission, les retrouvés avant que les Wolves ne leur tombent dessus. Pourquoi cette menace est dangereuse? Simple, car les Wolves sont d’anciens Ghost. Donc, ils pensent comme nous, agissent comme nous et connaissent toutes nos tactiques. De plus, comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, le conflit qui se dessine prend place dans le berceau de l’entreprise Skell Technology et cette dernière est sous l’emprise des Wolves. Ce qui en gros veut dire que les méchants possèdent toutes les technologies développées par Jace Skell et son équipe. Quand ça va mal…

De prime abord, l’histoire semble captivante, mais via les nombreuses missions annexes, il est facile d’en perdre le fil. J’ai donc, décidé d’y jouer en solo au départ en difficulté Normal et c’était déjà difficile. Je me suis retrouvé très souvent devant des groupes de soldats qui ne voulaient qu’une chose, me tuer. Il était impossible de passer plus de 3 ou 4 minutes en explorant mon environnement sans tomber sur eux. Disons que l’intelligence artificielle est très réveillée. Un exemple, je tire un éclaireur, le rate et c’est la catastrophe. Il appelle des renforts et ça se gâte. Il sera alors très difficile de les semer.

Il faut savoir que les Ghost sont une escouade tactique d’élite, alors il est primordial d’approcher les différentes missions via diverses stratégies. Je vous conseille d’analyser le terrain et de faire une première séquence de repérage avec le drone. Oui, il est de retour. De cette manière, il sera plus facile de débusquer les cibles prioritaires, c’est-à-dire le responsable de la radio ou du sniper présent. Sachant que le jeu peut à l’instar de Wildlands, se jouer en solo ou en coop, on doit adapter sa stratégie sur le terrain. Le jeu est bâti de cette manière. Peu importe avec qui on joue, on peut faire les missions de l’un ou l’autre. Il faut avoir en tête que le jeu pardonne plus en équipe qu’en solo. Chacun des membres aura droit à son butin distinct et ses points d’expérience. Tout est indépendant d’un joueur à l’autre. Contez plusieurs dizaines d’heures si vous voulez tout accomplir, sachant qu’un peu comme dans Wildlands, il y a une liste de personnages importants à éliminer.

De plus, on ne s’arrête pas seulement au niveau d’expérience de notre personnage, mais également celui du niveau d’équipement. Les deux travaillent en synergie. Sachez que si votre niveau d’équipement est trop bas, vous ne pourrez pas participer aux Raids. Pensez investir plusieurs heures dans le jeu avant de partir dans cette catégorie.

Malheureusement et quoi qu’en dise Ubisoft, le jeu a été pensé multijoueur. Tout est orienté de cette façon. En plus de pouvoir vivre l’aventure en coop, jusqu’à trois de plus, on y retrouve le mode « Ghost Wars » ou quatre joueurs doivent affronter quatre autres joueurs. Encore une fois, aucun choix d’user de tactiques ou la communication est primordiale, jamais vous ne réussirez en faisait un « one man army » de vous-même. Rien d’original dans ce mode. Déjà présent dans plusieurs autres jeux.

Au niveau du graphisme, la facture visuelle est impressionnante. L’île est incroyable, riche en détail et la forêt est luxuriante. Les effets météo sont sublimes. C’est très diversifié. Je pouvais me promener en pleine forêt à la pluie battante et ensuite me retrouver dans un décor enneigé. Les effets de la pluie sur la terre sont impressionnants. Avec le mélange de la boue et le sprint, ça ne devenait pas évident du tout. Malgré tout, l’expérience est quelque peu gâchée par des bogues dérangeants. Des personnages qui apparaissent et disparaissent, des bogues de collision, des soldats qui font du surplace, des gels et j’en passe et des meilleurs. Ça se ressent que le jeu est sorti trop rapidement. Qu’est-ce qui pressait temps Ubisoft? Ah oui, remplir les coffres avant le début de la prochaine année. Mais vous savez que les joueurs ne sont pas dupes.

L’aspect sonore est en demi-teinte. Premièrement, j’ai dû télécharger le kit de langue en français sur Xbox One, alors que sur PS4, non. C’est un Blu-Ray dans les deux cas, on peut m’expliquer. Ma critique a débuté en anglais et s’est poursuivie en français. Du gros n’importe quoi. De plus, j’ai noté que les soldats sont atteints de la maladie du perroquet. Les bruits ambiants sont décevants. La balistique… on repassera. On est loin de ce qui est offert dans Call Of Duty: Modern Warfare. Manque cruel de réalisme. Ah et que dire des dialogues, lors des converses, ça arrivait à l’occasion que les voix sautes. Jouez avec les sous-titres en attendant une mise à jour peut-être.

Au final, Tom Clancy’s Ghost Recon: Breakpoint est un jeu ni bon, ni mauvais, c’est un jeu correct sans plus. Sorti beaucoup trop vite, manque d’optimisation dans la grande majorité des aspects. À se procurer avec une importante baisse de prix.

Cote FG: 6/10

Points positifs:

  • Un bon aspect tactique.
  • En coop c’est bien.
  • Un arbre de compétences bien défini.
  • Le graphisme impressionnant…

Points négatifs:

  • Un scénario qui aurait pu être plus intéressant.
  • Trop de quêtes secondaires.
  • … mais inégal au possible.
  • Manque de diversités dans les dialogues.
  • Des bogues, encore des bogues, toujours des bogues.

Fiche technique:

  • Développé par Ubisoft Paris.
  • Publié par Ubisoft.
  • Jeu de tir tactique
  • Mode solo et multijoueur.
  • Offert sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Disponible en version intégrale anglaise et française.
  • Téléchargement ou en boîte.
  • Site officiel: https://ghost-recon.ubisoft.com/game/fr-ca/breakpoint