(Test FG) Dreams

 
Le studio Media Molecule qui est depuis l’époque de la PS3 associé à Sony avec sa franchise à succès LittleBigPlanet, revient à la charge avec cette fois un jeu à la fois en solo et via la coopération des autres joueurs: Dreams ou si vous préférez, le jeu qui n’a de fin que notre imagination. Fort d’une beta plus qu’intéressante, ce jeu aux multiples facettes à tout pour plaire de différentes façons à tous et voici pourquoi.

De prime abord, il faut bien assimiler ce qu’est le jeu Dreams. Il s’agit ni plus ni moins qu’un jeu dans un jeu. On peut y associer le titre Super Mario Maker, mais dans une envergure de taille géante. On réfléchit, on élabore, on utilise les outils mis en place et la magie opère. Si vous connaissez les jeux LittleBigPlanet, il y a plusieurs similitudes avec Dreams. Dès le début, le didacticiel ressemble beaucoup à la célèbre trilogie. Suite à cet explicatif, dans lequel je devais contrôler un personnage tout mignon, un Folet, qui n’est pas sans rappeler un Pikmin, ce dernier m’amène dans un endroit qui se trouve à être mon espace vital en quelque sorte. Ce Folet me permettait soit d’entrer dans divers objets ou de prendre possession de d’autres personnages. Prochaine étape du processus, deux choix s’offraient à moi: visiter le Voyage Onirique dans lequel je pouvais y jouer la campagne créer par les développeurs de chez Media Molecule et tester toutes les créations des autres joueurs et l’autre onglet qui est la section créative nommée Création De Rêve.

Chacun des niveaux visités ou testés, me permettait de le refaire et de le laisser une note d’appréciation en plus de le mettre dans mes favoris. Certes, la campagne est très intéressante, mais courte et j’ai surtout grandement apprécié les diverses créations des centaines d’utilisateurs déjà présentes. J’y ai trouvé de véritables petits bijoux vidéoludiques. Pour citer quelques exemples, j’ai refait P.T. au complet qui était tellement une copie conforme de l’original, le jeu Ruckus ou je campais une sorte de monstre à la Rampage ou simplement visiter la cité de Minas Tirith tirée de la trilogie du Seigneur Des Anneaux.

Bref, Dreams est comme un gigantesque porte-folio permettant d’y présenter ses divers projets et ainsi peut-être se voir recruté par un studio, on ne sait jamais. Les créations ne s’arrêtent pas qu’à y produire des jeux, j’y ai trouvé des vidéos, des animations et des histoires tout simplement.

Plus haut je mentionnais la campagne mise sur pied de la part de Media Molecule, en s’y rendant, on peut être tenté de penser que c’est une façade placée là que pour en ajouter davantage, mais détrompez-vous, il s’agit d’une véritable mine d’or artistique. Vous avez terminé la campagne, en demandez plus et ne voulez pas vous lancer dans la partie créative, alors c’est là que le Dreamiverse intervient. Cette section réunie tous les rêves ou si préférez toutes les créations des joueurs. Choisir n’est pas évident, mais vous pouvez choisir par différentes sections, mots clés, nom du créateur, etc.

Pour faire court, si vous voulez faire le tour des créations disponibles, c’est simple, prenez une année sabbatique ou sauvez-vous avec votre PS4 sur une île déserte, car le contenu grandit de jour en jour et ce n’est que le début. Je n’ose même pas imaginer d’ici quelques mois. Je me souviens à l’époque de LittleBigPlanet, Media Molecule avait tenté le coup en 2D et dans une moindre mesure, mais là, c’est totalement fou d’offrir un outil de création suffisamment performant en 3D en plus. Bref, un travail colossal de la part de toute l’équipe.

C’est comme moteur de jeu, pleinement libre de droits, facile d’accès et sans devoir entrer aucune ligne de code. Pour bien comprendre le processus créatif, Media Molecule propose une panoplie de didacticiels aisés à comprendre et assimiler. Ayez en tête qu’il faudra utiliser les mouvements du SixAsis pour bouger les objets ou simplement trouver l’équilibre voulu du niveau. Vous pourrez également utiliser les manettes du PS Move. La précision de ceux-ci s’avère idéale pour créer. Cependant, ne pensez pas faire tout ce que vous voulez en claquant des doigts. Oh non… pensez y investir des heures et des heures et être très, très patient. Il y a plusieurs combinaisons de touches de bases à apprendre et se mêler… bien, disons que c’est légion. Il ne faut surtout pas vous décourager et y mettre les bouchées doubles, vous serez grandement récompensé pour vos durs labeurs.

Au final, certes, Dreams est un jeu dans un jeu fait à partir d’un outil devenu un… jeu. Ishhhh j’ai l’impression d’être entré dans le Inception du jeu vidéo, mais blague à part, si vous ne voulez pas vous lancer dans la création, uniquement la campagne et tester toutes les autres créations des joueurs, le jeu en vaut son achat. Haute recommandation.

Cote FG: 9/10

Points positifs:

  • La création sous tous ses angles.
  • La campagne mise de l’avant par Media Molecule.
  • Une quantité quasi sans fin de contenus ajoutés régulièrement.
  • L’ambiance et humour de LittleBigPlanet.
  • Le potentiel et sa durée de vie infinie.
  • Une panoplie d’explicatifs via des didacticiels.
  • Un éditeur au-delà des attentes.

Points négatifs:

  • Campagne un peu courte.
  • La partie créative qui pourrait en éloigner plus d’un.

Fiche technique:

  • Développé par Media Molecule.
  • Publié par Sony
  • Jeu créatif.
  • Offert sur PS4 exclusivement.
  • Disponible en version intégrale anglaise et française.
  • Téléchargement ou en boîte.
  • Site officiel: http://dreams.mediamolecule.com/