(Test FG) Animal Crossing: New Horizons

 
Il ne manquait qu’un titre de la franchise Animal Crossing pour avoir fait le tour des licences ultras populaires sur Nintendo Switch et c’est maintenant fait. Il s’agit du premier titre original de la série à voir le jour sur console de salon depuis Animal Crossing: City Folk à l’époque de la Nintendo Wii. Il était temps. Alors, après tant d’années d’attente, quand est-il? L’attente a-t-elle value la peine? Suivez-moi sur mon île paradisiaque et vous saurez.

Dès le début, je devais créer mon personnage avec en avant-scène, les cheveux, les yeux, le nez, la bouche et la couleur de ma peau. Le tout pourra être modifié grâce à un miroir qui sera disponible plus tard dans le jeu. Ces différents éléments sont indépendants du sexe choisi du personnage entre masculin et féminin. Suite à cette grande quête de la perfection de son Avatar, c’est là que tout prend place. Je devais choisir l’île où je débuterais ma nouvelle vie de rêve, et ce, parmi un choix de quatre choisies aléatoirement ainsi que sur quel hémisphère, nord ou sud, car ce dernier choix influencera le rythme des saisons. Après un court vol d’avion, gracieuseté de la firme Nook Inc. (en tout cas en temps de jeu), j’ai fait ma première rencontre avec Tom Nook lui-même, personnage culte de la série ainsi que deux membres qui semblent très familier, Méli et Mélo. Ces derniers n’étaient pas là comme rôle de figurants. L’un m’offrait des conseils sur quoi faire dans le jeu et pour bien réussir et l’autre servait de commerçant. Comme dans les opus précédents, je débutais qu’avec une tente comme toit, mais j’ai changé le tout en magnifique maison après quelques heures de jeu. Certes, il s’agit d’un petit coin de paradis, mais rien n’est gratuit ou si c’est le cas, alors c’est toi le produit. Entre en scène Monsieur Nook, à qui je devais le remboursement de mon terrain et s’en est suivi un certain montant assez élevé pour rembourser l’achat de ma première demeure. C’est ça le scénario d’Animal Crossing: New Horizons. On s’entend que l’histoire derrière les titres de la franchise n’ont jamais été la force. En fait, tout repose sur la liberté qu’a le joueur de pouvoir faire ce que bon lui semble, dans les limites proposées par les développeurs évidemment. Ahhh oui, la monnaie est toujours en… dollars, non, en euros, non plus, en argent US, bien non, en clochette voyons.

Plus haut, je mentionnais un petit coin de paradis personnel au-delà des attentes, un peu comme si les développeurs auraient extirpé le meilleur de l’opus Happy Home Designer et pour cette mouture, il en va de même avec une nouveauté, le contrôle de l’environnement extérieur. En plus de l’intérieur, je pouvais personnaliser l’extérieur. J’y ai installé un Stonehenge miniature, des tulipes, un oranger, un pêcher, deux cabanes à oiseaux, une clôture, bref, de ce côté, il y a de quoi de faire. Ce n’est que l’extérieur. J’ai pu aménager l’intérieur adapté à mon style. Certes, en débutant, les options étaient minimes, mais ce jeu se base sur une seule et unique chose : jouez plus, obtenez-en plus. Plus les heures s’accumulaient et plus les options de personnalisations devenaient intéressantes. En fait, j’ai réalisé ce test avec plus de 30 heures de jeu, je crois que malgré plusieurs choses à acquérir et une pléthore de surprises, c’est assez pour dresser un bon bilan de mon expérience.

Ce n’est pas assez pour vous? D’accord, alors via le NookPhone, oui une autre nouveauté de cette année, chaque joueur a droit à son téléphone cellulaire, bienvenue en 2020. Via mon NookPhone s’offrait carrément un nouveau monde. Ayez en tête que plusieurs applications de débloqueront via certaines manipulations. Voici les applications présentes:

  • Appareil photo: celui-ci m’a servi à prendre des beaux clichés et en y ajoutant certains filtres.
  • Point Nook +: ces points me servaient à acheter des trucs du catalogue Nook ou certains items spéciaux. Il y a deux façons d’accumuler des points: en réalisant certains objetics ou certaines missions et en jouant toujours plus, car diverses missions avaient comme récompenses des points.
  • Bibittopédie: il s’agit de l’encyclopédie de tout ce que l’on trouve comme insectes et poissons. D’autres, plus faciles à attraper que d’autres. Bonne chance avec les tarentules. Elles ne sortent qu’en soirée et nuit et il faut y aller avec une extrême prudence et délicatesse. Sinon, elles piquent et c’est le dodo pour quelques secondes.
  • Créations: c’est l’onglet créatif par excellence. On y trouve tous les items à créer avec les composantes de production: bois (3 sortes), pierre, pépite de fer, argile, mauvaise herbe.
  • Motifs personnalisés: où se trouve l’imagination du créateur. Motifs pour les vêtements, les papiers peints, murs, sol, etc.
  • Carte: carte de notre île avec les principaux centres d’intérêt et où se trouvent les habitants. J’ai bien aimé l’option de pouvoir afficher la mini-carte en tout temps ou non.
  • Passeport: bien oui un passeport, car comme on habite sur une île, faut voyager pour découvrir d’autres îles.
  • Service d’aide: on peut appeler ce service lorsque l’on se retrouve coincé dans le jeu. Vous pouvez utiliser ce service afin qu’un hélicoptère vienne vous chercher et vous ramène chez vous. Attention, de Service coûte 5000 miles. C’est un peu cher…
  • Appeler un habitant: l’application se débloque dès qu’un autre joueur s’installe sur votre île. Un membre de votre famille par exemple peut créer un compte sur la Nintendo Switch et construire sa maison sur votre île. En l’utilisant, vous pourrez alors jouer à deux en même temps.

Bien sûr, il y en a d’autres, mais à vous de les découvrir, dont certaines ayant rapport avec le mode multijoueur.

Certaines missions qui seront données par Tom Nook verront certaines constructions fort utiles débarquées sur l’île. J’ai en tête, un musée qui verra un certain Thibou arriver avec, la boutique de Meli & Mélo, la boutique des Sœurs Doigts de Fée, j’en passe et des meilleurs. Chaque fois que j’y joue, j’apprends une nouvelle technique, un nouveau truc, etc. Le jeu est rempli à pleine capacité de choses à apprendre lors de chaque session de jeu. Je n’ai effleuré qu’une parcelle de ce qui est disponible.

C’est bien le volet solo, mais un jeu de ce type se joue également en multijoueur. Pour aller visiter d’autres îles ou d’autres joueurs, ce n’est pas très compliqué: le joueur doit se rendre chez Dodo Airlines. Pour voyager, vous devez posséder un ticket de voyage que vous pourrez acheter dans le guichet situé dans la tente de Tom Nook. Ensuite, passer voir Morris à l’aéroport et donnez-lui soit le billet pour voyager sur une île inconnue, allez voir quelqu’un ou simplement accueillir des visiteurs. Pour se rendre sur une île proche de la sienne, on peut le faire en multijoueur local via un code ami ou avec le jeu en ligne avec un Dodo code que l’ami en question vous fournira. Ahhh les fameux codes ami. Un peu dépassé Nintendo en 2020 non?

Votre personnage possède un large inventaire d’outils fort utiles: perche, canne à pêche, pelle, hache, échelle, filet, lance-pierre, arrosoir. Ces items peuvent tous être améliorés et brisés… assez facilement.

Ce qui m’amène au graphisme. Le jeu est très beau sur Nintendo Switch en mode portable, mais le demeure un peu moins en mode TV sur son socle. Comme pour plusieurs jeux de cette console. J’ai bien aimé le cycle de météo et on verra pour les saisons, car c’est difficile d’en parler, car le jeu est fait pour se jouer en temps réel. Je peux changer le temps de ma console pour me retrouver en été par exemple, mais ça ne m’intéresse aucunement. Le jeu est dans la palette de Nintendo, c’est-à-dire très coloré avec des décors enchanteurs. Cette tangente empruntée par Nintendo saura plaire à tous.

L’aspect sonore n’est pas en reste. Vous êtes habitués au langage ultra rapide et aigu de l’univers d’Animal Crossing, bien cet opus n’y échappe pas. Par contre, si on écoute bien, j’ai remarqué que certains mots sont perceptibles. Hé je me répète encore, mais Nintendo de grâce cesser de zoner vos jeux. Je comprends que vous voulez plaire, mais certaines de nos expressions en québécois, ça ne fonctionne pas dans ce type comme ça ne fonctionnait pas plus dans ceux de Zelda sur Nintendo 3DS. Les bruits ambiants font le travail comme la pluie battante, le son des vagues qui se fracassent sur les rochers, le feu de camp qui brûle à la belle étoile.

Mon dernier point touche à certains irritants. En premier lieu, la dureté des outils. En mode rudimentaire c’est la catastrophe. Tout brise trop souvent et trop rapidement. C’est un peu rattrapé lorsque les outils passent au niveau supérieur. Deuxième irritant, les nids de guêpes… c’est chiant de se faire piquer. Troisième petit problème, les actions répétitives et dialogues redondants. Au moins, on peut accélérer le tout, mais j’aurais préféré carrément pouvoir les passer. Dernier, l’inventaire qui se retrouve toujours rempli et doit faire de nombreux aller-retour pour tout vendre. Ça aurait été bien un marché en ligne via une application pour tout se débarrasser sans passer par la boutique.

Au final, en ce temps de confinement, Nintendo bien que chanceux, réussi à capitaliser sur cette période et offre un jeu idéal à jouer pour tous et pour longtemps. J’ai encore de nombreuses heures à y consacrer. Il fait bon du retour de la franchise sur une console branchée sur la TV. Haute recommandation familiale.

Cote FG: 9/10

Points positifs:

  • Les nombreuses options de personnalisation.
  • Le NookPhone.
  • Le pouvoir de visiter d’autres îles.
  • Un graphisme à la Nintendo.
  • Une durée vie quasi sans fin.
  • Un jeu qui se déroule en temps réel.

Points négatifs:

  • La dureté très moyenne des outils.
  • Actions répétitives et dialogues redondants.
  • Inventaire toujours rempli = nombreux allers-retours.

Fiche technique: