(Test FG) Tom Clancy’s The Division 2 – Warlords Of New York

 
Je ne me défilerai pas et d’entrée de jeu, je me dois de vous mentionner que lors de l’annonce initiale de l’arrivée de la dernière extension Warlords Of New York destinée au jeu Tom Clancy’s The Division 2, j’étais très sceptique et je ne m’attendais à rien de nouveau, surtout que la prémisse venait juste d’être faite dans Tom Clancy’s Ghost Recon: Breakpoint. Alors, à part un manque d’originalité, je pensais passer quelques heures assez drabes. Au final, il n’en est rien et cette extension est excellente et voici pourquoi.

Comme je le mentionnais dans mon paragraphe de départ, le scénario nous ramène à New York en pleine période estivale, là tout a débuté dans le premier opus de la franchise et met en scène un ancien de la Division qui ayant changé d’allégeance, devient l’ennemi numéro un à neutraliser. Par contre, comme rien n’est facile dans cette série, avant de faire face à la cible prioritaire répondant au nom d’Aaron Keener, on doit tuer un quatuor de soldats possédant sa propre armée, son arsenal distinct et ses aptitudes exclusives. Ce dernier était constitué (oui, constitué, car j’ai éradiqué la menace) de Vivian Conley, Javier Kajika, Theo Parnell et James Dragov. Chacun contrôlant un territoire conférant le pouvoir ultime à Keener.

C’est bien beau tout ça, mais ça fonctionne comment. Tout d’abord, il faut déjà être monté au niveau 30 avec un équipement World Tier 5. Si malheureusement ce n’est pas le cas, pas ne panique, le jeu est fait pour mettre votre équipement à jour et ainsi passer au niveau voulu. De plus, même sans agent actif, sachez que vous pourrez vous en créer un de toute pièce et ainsi vous lancer vous aussi dans l’aventure. Par contre, prenez-en note que le retour à Washington sera impossible sans avoir complété la quête principale au préalable. Un choix somme toute discutable, mais la durée de vie de la mission principale, ce n’est pas pire que ça. En effet, pensez y investir environ une dizaine d’heures pour en voir le bout. Un peu moins, accompagné d’une escouade venue vous soutenir.

Ceci étant, une fois que la mission sera récupérée au QG de Washington, vous aurez droit à un tour d’hélicoptère jusqu’à New York dans une zone inconnue, jamais arpentée dans le premier opus. Terminé les décors enneigés, maintenant c’est soleil et… repos? Non! Le tout vous demeurera très hostile. Certes, après ceci, il vous tentera de mettre le grappin sur Keener, mais oh là gamin, il ne sera pas chose si simple. Vous devrez interroger la population locale dans le but de soutirer quelques infos vous amenant d’un lieutenant à l’autre. Le tout s’effectuant de sous forme de missions en format de quatre. Pour ainsi enfin, remonter jusqu’à un des membres des pas fins. Comme le démontre la photo ci-dessous, l’ordre d’élimination n’a pas d’importance. Vous y allez selon votre humeur.

Oui je vous l’accorde, le scénario est du déjà vu, mais c’est la manière d’y arriver qui fait que le procédé se démarque des autres. Une chasse à l’homme c’est bien, mais pourquoi ne pas rehausser l’expérience en la divisant en cinq. C’est exactement ce que Massive Entertainement avait en tête lors du développement et ça fonctionne vraiment bien. J’ai bien aimé revoir certains visages familiers croisés dans la première itération.

Ne cherchez pas une révolution du côté de la jouabilité et des mécaniques de jeu, c’est du pareil au même. Il faudra toujours progresser petit à petit et vous frayez un chemin dans les quêtes annexes pour ainsi arriver à la cible choisie. Là où les développeurs ont cherché à amener un peu d’originalité réside dans les combats de boss. Il est fortement recommandé de jouer stratégiquement et non à la bourrin. Servez-vous de tout ce qui vous tombera sur la main à votre avantage: décors, armes, se cacher, etc. De plus, restez constamment en mouvement, mais en tentant à l’occasion de vous dissimuler quelques instants, question de faire baisser la pression. Disons que le niveau de difficulté a été rehaussé et il est très difficile de compléter les missions finales en se la jouant en solo. Entre alors en scène la demande de renfort à la volée, pour ainsi attaquer à deux, trois ou quatre. Ce qui facilite grandement la tâche, pour peu que les autres joueurs sachent jouer avec finesse et ne font pas n’importe quoi. J’ai vécu les deux… Mettre à mort chacun des quatre lieutenants de Keener vous conférera des nouveaux gadgets ainsi que la capacité primaire des sbires du chef.

Tout ceci vous amènera jusqu’au niveau maximum, le niveau 40 qui doit être actif pour arriver à la mission finale et mettre fin à l’extension. Ainsi plus vous progresserez dans l’extension et plus vous engrangerez les points d’expérience. Ensuite, vous pourrez répartir ces différents points parmi vos différentes capacités offensives et défensives. Tout ça pourra être vu via une interface plus conviviale. Je ne veux pas tout dévoiler, mais la fin du jeu amorcera le lancement des saisons ou chacune d’entre elles proposera diverses missions scénarisées durant un trimestre. Pour faire court, Ubisoft garde son jeu bien vivant.

Le graphisme est toujours aussi riche en détail et l’engin graphique Snowdrop présente un travail soigné et réaliste. Jamais la ville de New York n’a parue aussi chaotique et déchirée par les différentes factions. Malgré que la ville semble vide, elle demeure vivante. Il y a toujours des événements qui s’y produisent. Ubisoft restant Ubisoft, il y a des bogues qui suivent la franchise depuis le départ et cette extension n’y échappe pas. J’ai vécu certains courts gels, des textures qui chargent instantanément, même une mission que j’ai dû reprendre depuis le début, car malgré que j’avais posé la bonne action faisant déclencher une cinématique, jamais ce n’est arrivé et j’ai dû tout reprendre, surtout qu’il s’agissait de la scène devant me conduire à l’affrontement final contre Vivian Conley. Autre petit irritant, pourquoi lorsque les PNJ au moment de s’adresser à moi, ne me regardent pas dans les yeux?

L’aspect sonore n’est pas en reste. Que vous y jouiez en version anglaise ou française, le doublage est impeccable. Certes, à certains moments, la synchro labiale se retrouve quelque peu décalée, mais bon, ce n’est pas si grave. J’ai bien aimé retrouver certaines voix qui m’étaient familières comme par exemple, l’Agent Kelso personnifier par Anne-Charlotte Piau qui joue également Farah Karim dans Call Of Duty : Modern Warfare – Remastered. Disons qu’elle a un timbre de voix unique et qui marque.

Au final, le prix de l’extension à 39.99$ peut paraître cher sur le coup, mais croyez-moi elle en vaut la peine. Je ne m’attendais à rien et j’ai été conquis. Haute recommandation de ma part.

Cote FG: 8.5/10

Points positifs:

  • Un scénario basique, qui gagne avec le temps de jeu.
  • Un 10 heures que j’ai fait avec plaisir.
  • Les quelques nouveautés incluses dans l’extension.
  • Un graphisme impressionnant.
  • Le doublage tellement efficace.

Points négatifs:

  • Impossibilité de rejoindre Washington avant la fin du jeu.
  • Quelques irritants au niveau du graphisme.
  • Le prix un peu élevé…

Fiche technique: