(Test FG) F1 2020

 
D’autant que je me souvienne, j’ai toujours été un fervent de la course automobile. Le Indy Car m’avait grandement fait vivre des moments heureux avec la filière québécoise, la F1 avec Ayrton Senna et Jacques Villeneuve et le NASCAR bien sûr où l’on retrouve deux québécois. Ce test a pour but de faire le test du jeu F1 2020. Est-ce qu’il s’agit d’une simple mise à jour de la dernière itération ou il vaut la peine d’en faire un achat?

La soufflerie:

D’entrée de jeu, trop souvent les jeux de F1 se sont retrouvés dans la catégorie arcade. Par contre, depuis quelques années c’est à Codemasters que revient la lourde tâche d’offrir un jeu digne de mention et surtout, ne pas tourner vers un style arcade et ils le font bien. Ils ont, je crois, trouvé la bonne formule. Je me rappelle qu’en 2018, c’était franchement réussi, en 2019, plus un copié/collé de l’année précédente avec quelques ajouts, mais cette année c’est le meilleur jeu de F1 de la franchise. Si vous avez passé trop de temps sur la mouture 2019, alors vous tomberez immédiatement en terrain connu et ne compterez plus les heures pour le nouveau chapitre annuel.

Comme il s’agit d’une licence officielle, on y retrouve l’intégralité des écuries ainsi que leurs pilotes, avec les transferts, les nouvelles règles et pour les habitués, vous aurez tôt fait de remarquer que les menus ont quelque peu évolué, mais l’interface demeure pratiquement identique ainsi que les réglages et les options de personnalisation. Outre le mode Carrière, dans lequel je pouvais incarner un jeune pilote affamé de podiums, j’ai aussi pu prendre part au championnat officiel en campant mon pilote favori avec en plus de pouvoir paramétrer mon championnat comme je le souhaitais. La Course Rapide, les essais libres ainsi que les qualifications sont toujours là. Avec en plus des monoplaces mouture 2020, j’ai pu y trouver des voitures plus anciennes sans oublier le championnat F2 qui a fait son apparition l’an passé, mais cette année pour ce championnat, c’est plus complet.

Les essais libres:

Avant de me lancer dans une première course, j’ai dû passer la case options de paramétrage de la manette, régler les aides à la conduite et autres. Suite à ça, j’ai pu me retrouver en piste et ici encore, à l’instar des menus et interfaces, sur la piste, tout est similaire à l’an passé. Certes, j’ai pu noter quelques améliorations visuelles, déjà que l’an dernier était difficile à battre, cette année, c’est encore un peu mieux. Les circuits sont reproduits dans le style photo réaliste, les effets de la météo sont impressionnants et avec la vue intérieure, je me suis senti quelque peu comme un pilote prenant le volant sous la pluie. L’impression de vitesse est saisissante en vue cockpit. J’aimerais bien voir ce jeu avec l’effet de la PS-VR.

Les qualifications:

Côté mécaniques de jeu, pas de nouveautés notables à signaler. Il s’agit encore d’une subtile dualité entre l’arcade et la simulation. Certains circuits comme Monaco demandent un temps d’adaptation, doublé d’une stratégie et concentration à toute épreuve. Les essais libres sont là pour ça. Il n’est pas facile de saisir un circuit, donc les apprendre par cœur, connaître les courbes, les meilleurs emplacements pour dépasser, c’est la meilleure formule pour arriver au succès. Si vous êtes un pro de la monoplace, vous désactiverez les aides à la conduite, mais si vous êtes un néophyte, je vous conseille de les garder, car elles vous permettront de cumuler de l’expérience en course pour ainsi vous améliorer. De plus, comme dans Forza, la fonction « Rewind » est toujours disponible pour reculer dans un certain espace-temps pour reprendre et éviter l’erreur commise.

Les bolides à haute vitesse sont plus performants que lors des dernières années. La conduite est un peu plus affinée, l’adhérence est à son mieux également. Un nouveau mode de gestion de l’ERS fait son apparition via un bouton Dépassement qui permet de placer la monoplace en mode pèse sur le champignon durant quelques secondes et ainsi dépasser la voiture de devant en ligne droite. Prenez-en note qu’un rétroviseur virtuel peut être affiché. Une simple attention, mais fort pratique.

Pour F1 2020, deux nouveaux circuits font leur apparition: Hanoï au Vietnam et Zandvoort dans les Pays-Bas. Tous les autres sont présents.

Le tour de formation:

Après avoir dressé le bilan des nouveautés, la principale réside dans le nouveau mode My Team. Ce dernier m’a fort surpris et agréablement. Il m’a permis de prendre le contrôle de ma propre écurie et devenir le propriétaire, mais également un des pilotes de la nouvelle écurie, la onzième sur la grille de départ. Donc, je ne suis parti avec rien. J’ai dû choisir un nom, les couleurs, mon logo et dénicher des commanditaires et trouver un second pilote. Évidemment, comme dans tous bons championnats, il est important de récolter des points au classement des constructeurs et des pilotes. Tout ça pour cumuler de l’argent et ainsi améliorer le département de Recherche Et Développement et contrôler le budget.

Le choix de la commandite est un choix important, car c’est eux qui amèneront la plus grande somme d’argent au moulin. Cet argent sera distribué au pilote en débutant par le pilote de pointe et pour le second. Ce n’est pas tout, car il faudra en garder pour payer les réparations, améliorer les châssis, la soufflerie, la section des ressources humaines et tous les autres aspects que j’oublie.

Comme dans le mode Carrière, le mode My Team m’a permis de participer à des événements spéciaux rétros dans lesquels se glisser dans la peau d’un pilote d’antan ainsi que les bolides qui allaient avec. Généralement cette nouveauté est une véritable réussite.

Et on rouuuuuuuule:

Le dernier chapitre de mon test touche aux quelques déceptions du titre. La gestion de dégâts est toujours aussi simpliste et la quasi absence des mécaniques en piste comme les crevaisons, une suspension brisée, un moteur qui rend l’âme, souci de freinage, etc. Un jeu qui se dit tourné vers la simulation ne doit pas passer à côté de ces détails tellement importants au déroulement d’une épreuve. C’est ce qui met du piquant en piste. Autre déception, le même système d’entrevue toujours aussi inutile et drabe. Il faudra faire mieux lors des prochaines itérations, parce que dans le cas contraire, enlevez-le tout simplement. Même les célébrations sont les mêmes et manquent de conviction. L’intelligence artificielle paraît en piste un peu casse-cou et téméraire. Certains choix pour ma part sont restés discutables.

Le drapeau à damier:

Vous êtes un fan de la F1 ou de jeux de course, alors sautez dessus dans hésiter. Il s’agit d’une excellente mouture. Quelques irritants, mais pas assez pour passer outre. Codemasters est sur la bonne voie et doit continuer en ce sens.

Cote FG: 9 Grand Prix gagnés sur 10

Fiche technique:

  • Développé et publié par Codemasters.
  • Jeu de course de voitures.
  • Jouable en solo ou multijoueur.
  • Offert sur PC, PS4 et Xbox One. (testé sur Xbox One X)
  • Disponible en version intégrale anglaise et française.
  • Version boîte et téléchargeable.
  • Site officiel: https://www.codemasters.com/game/f1-2020/

Le jeu fut testé sur la Xbox One X via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par Codemasters.