(Test FG) Cyber Hook

 
Prisonnier dans un ordinateur, décoration rétro 80, couleur néon. Si vous pensez à Tron, détrompez-vous, car on est loin de la vitesse d’un Amiga. La vitesse c’est plutôt dans l’ère Pentium que Cyber Hook, un jeu de type Runner, qu’elle semble y prendre place.

Bleu = bon, rose = mort. Compris.

J’adore le style de jeu Parkour et les jeux ou l’on peut accéder à des endroits interdits avec tout sort de gadget. Mirror’s Edge et Portal étant encore inégalés. J’ai récemment joué à The Valley un autre jeu avec un grappin et une mécanique d’accélération. Voilà pourquoi je fus agréablement surpris lorsque j’ai reçu un code pour Cyber Hook. Le hic c’est qu’à la différence des autres titres que je viens de mentionner, Cyber Hook n’est pas un jeu ouvert ou une campagne avec une histoire. Il y a bien un petit moniteur CRT qui vous jase, mais Cyber Hook est à la base un Runner. C’est-à-dire que l’on doit parcourir le niveau en un temps record afin de recevoir nos trois étoiles. Comme dans la plupart des jeux avec une mécanique de 3 points, collectionner des cristaux est nécessaire afin de débloquer les chapitres successifs. En revanche, n’ayez pas peur si comme moi vous êtes pourri à ce type de truc, le jeu laisse la chance au coureur, avec de belles innovations.

Au début de chaque niveau on a droit à un survol.

Tout d’abord, les niveaux ne sont pas linéaires ou délimités par des murs invisibles. Il est possible de faire son chemin du début à la fin en prenant des raccourcis. Je m’explique : grâce à la magie du grappin et à l’accélération qui s’accumule, il est possible de sauter par-dessus de longue section de niveau et atteindre la porte de sortie en un temps record. Autre chose importante. On peut toujours tourner une situation en sa faveur. Tomber en bas d’une plateforme n’est pas une fin en soi, car avec le grappin et la mécanique qui ralentit le temps, il est possible de se raccrocher à un élément du décor et revenir dans la partie. Si le chemin proposé semble difficile, le joueur peut inventer des façons de contourner le problème à sa façon.

Il y a un joli moniteur CRT qui vous raconte une histoire plus ou moins nécessaire.

Le monde de Cyber Hook est relativement simple, les surfaces bleues sont celles où votre grappin s’accroche, les rouges vous tuent, les jaunes n’acceptent pas le grappin, mais vous pouvez y marcher. Il y a aussi des combinaisons de ces couleurs exemple : Le mauve sur lequel le grappin s’agrippe, mais vous tue si vous lui toucher. Le niveau commence toujours avec un survol de celui-ci. Vous pouvez alors voir ce qui vous attend. Si vous avez besoin de pratique, pas de problème, car la zone de sélection de niveaux est un espace ouvert avec toute sorte de structure pour vous permettre de pratiquer. Toujours pas capable de traverser un niveau ou bien incapable de réussir en un temps record pour décrocher le troisième cristal? Pas de problème, vous n’avez même pas à tricher en allant sur Twitch ou YouTube, car le jeu intègre les vidéos de vos parcours, ce qui veut dire qu’il est possible d’aller sur le leaderboard dans le jeu et regarder comment quelqu’un a réussi un niveau qui devrait prendre une minute en 10 secondes.

Un autre contracteur qui est partie sans finir le plancher.

Il y a très peu à reprocher à Cyber Hook. Ma plus grande plainte, la mécanique de ralenti qui permet de connecter le crochet à des distances plus grandes qu’à vitesse normale. Ça porte à confusion au début, parce qu’on ne comprend pas pourquoi notre grappin ne s’accroche pas à un élément. On refait le niveau une autre fois et c’est seulement en activant le contrôle du temps qu’on réalise que le grappin jouit d’une plus grande l’attitude. Dès lors il devient quasi essentiel de ralentir l’action pour une fraction de seconde avant de lancer son grappin sur une surface. L’histoire, si je peux la nommer ainsi, est tellement peu importante et les interventions courtes, qu’il est difficile de lui trouver des puces. Ça ajoute un peu à cette atmosphère relativement dénudée, mais sans plus. La musique est excellente et le changement de rythme semble suivre notre vitesse de parcours. Finalement, le jeu pourrait être très court et sans aucune valeur de rejouer si vous êtes très bon. Par contre si comme moi vous vous déplacez comme mémé avec son poussoir, vous y passerez plus de temps à perfectionner technique de parkour. Pour 15$ ça pourrait être peu pour ceux qui seront rapide. Pour les autres c’est un jeu qui vous donnera entre six et sept heure de jeu.

Page officielle

Page Steam

Points forts:

  • Un Runner qui vous laisse être créatif au lieu de vous demander d’exécuter une séquence parfaite.
  • La possibilité de voir les essais des autres joueurs directement dans le jeu.
  • Graphisme.
  • Musique.

Points Faible:

  • Court si vous êtes très bon.
  • Divergence avec le grappin en mode normal vs SloMotion.

 

-Eric Chamberland

Twitter @chambee