(Test FG) Tesla Force

Que serait le monde sans Nikola Tesla ? Probablement réduit en poussière, selon le nouveau jeu de 10tons Studios. La « suite » de Tesla vs Lovecraft sortie en 2018.

 

Notre cher Tesla est encore une fois obligé de sauver le monde par suite du malfonctionnement de l’une des tours électriques. Cette fois, il aura de l’aide de Marie Curie et même de son vieux rival Lovecraft, si jamais le coop vous tente. Le jeu reprend 90% du jeu précédent. Pour ceux qui ne sont pas intéressés par le mode coop, le précédent est probablement moins cher pour une expérience similaire. Mais si vous voulez savoir ce qui le distingue, continuer à lire ces lignes.

Rester dans le cercle afin de fermer la brèche temporelle.

Le jeu est du style « top-down, twin-stick shooter » avec une mécanique de téléportation et un super pouvoir pour vous sortir des situations difficiles. Tesla (ou Curie selon votre choix) part donc afin de réaliser 5 différents types de missions, fermer des brèches temporelles, réparer une tour, détruire des statues, étudier une malformation, ou battre un boss. Le type de mission dépend de ce qui est généré de façon aléatoire sur la carte, et du chemin que vous déciderez de prendre. Je trouve personnellement que les missions de brèches temporelles sont les plus faciles au début pour collectionner du matériel. Il est impossible de réussir un chapitre du premier coup. Vous allez mourir, souvent et beaucoup. Mais ne vous en faites pas, Tesla va revenir à sa base d’opérations et va pouvoir dépenser tous les cristaux ramassés afin d’augmenter ses chances pour la prochaine ronde.

À droite, la liste des bonus que l’on ramasse avec le temps.

Le niveau commence toujours avec notre scientifique préféré, qui se fait parachuter avec son robot invincible. Malheureusement, le robot ne dure pas très longtemps et on se retrouve à pied. Il faut alors décider si on poursuite les objectifs ou si on met l’accent sur le ramassage des pièces qui nous permettront de reconstruire notre robot et ainsi avoir la vie plus facile. Le hic ici, c’est que plus on passe de temps dans un monde, plus il y a de monstres et plus ils sont résistants. Certaines missions comme la destruction de tours valent que l’on raboute notre carcasse de fer afin de faire couper à travers l’ennemi de façon efficace. D’autre comme les brèches, sont plutôt orienter sur la rapidité, alors il n’est pas nécessaire de perdre son temps à ramasser de la ferraille.

Ça ne prends pas beaucoup de bonus pour rendre la chose délirante. Ici, multiple canons, avec balles de feu et rebond sur les murs.

Les ennemis laisseront tomber toute sorte de choses comme des armes, des super pouvoirs et des ajouts pour vos armes. Il devient alors possible d’avoir des balles de feux, des cannons multiple direction, des boucliers, etc.  Si toutes ses belles choses ont une durée limitée et ne vous suivent pas de mission en mission, ne vous en faites pas, car le succès vous donnera accès à une bibliothèque d’améliorations qui s’accumuleront avec le temps, du moins, jusqu’à votre mort. C’est cette accumulation de richesse et les pouvoirs permanents achetés dans votre base qui vous permettront avec le temps de devenir de plus en plus fort. En gros on a un jeu de type « rogue » dans lequel on doit recommencer jusqu’à ce que toute l’expérience acquise nous rend assez puissant.

Votre centre opérationnel. où vous retourner après chaque essai infructueux.

La collection de monstres, gracieuseté de M. Lovecraft, est très tentaculaire et offre une certaine variation dans le style, mais très peu dans le combat. La technique de l’ennemi est de se lancer sur vous en vague. Il y a bien quelque monstre un peu plus gros qui lance des projectiles ou tente de vous frapper avec une perche olympique, mais en général, votre tactique restera la même : tirer dans le tas. Si jamais vous avez la chance de jouer avec d’autre personne, soyez avertis que sur PC le jeu va rejeter les autres joueurs dès que la personne avec la manette principale joint la partie. Une expérience un peu frustrante ou on a dû faire plusieurs essais afin de deviner l’ordre dans lequel les trois joueurs devaient joindre la partie. Déception cependant, seulement le joueur principal commence la partie avec le robot. Ce qui est bien c’est que même si les joueurs se dispersent, la vue s’ouvre en contreplongée et on peut voir toute la carte.  Parlant de visuel, le jeu est très joli, et la musique fonctionne à merveille.

Le deuxième choix de personnage n’en vaut pas vraiment la peine.

Si jamais des remontrances, ce sera dû au fait qu’on a l’impression de toujours refaire le même niveau. L’équipe clame que le tout est généré de façon procédurale, mais sur de si petites cartes, les possibilités sont limitées. Ce n’est que lorsque l’on arrive au troisième monde que les choses s’améliorent. La durée de jeux est relativement courte, le jeu au complet peut être fait en 5 heures et il y a presque zéro rejouabilité, à moins que vous jouiez en coop avec vos amis pour le plaisir. En solo il est possible de jouer avec Marie Curie, mais ses statistiques sont en dessous de celle de Tesla, alors j’en ai déduit que la seule raison de la prendre serait de rendre le jeu plus difficile. Finalement, je me demande si la rareté des cristaux est une bonne chose, pour nous faire reprendre les niveaux ou si un autre système avait été meilleur afin de justifier le temps passer encore et encore à faire les mêmes combats.

Tesla Force n’est pas un mauvais jeu, mais il semble que les quelques nouvelles armes et le monde coop sont les seuls arguments pour nous revendre le même jeu. Cela dit si vous n’y aviez pas joué avant cette version offre probablement un peu plus.

Disponible sur PC et consoles

Page Officielle

Page Steam

 

Points forts:

  • Solide TwinStick shooter.
  • Visuel flamboyant.
  • Musique entrainante.
  • Beaucoup de choix d’amélioration.
  • la liberté de choisir le type de mission que l’on veut faire.

Points faibles:

  • Les niveaux des deux premiers chapitres se ressemblent visuellement.
  • Progression un peu lente.
  • Durée de jeu courte.