(Test FG) Lust From Beyond

 
Dans la première minute de jeu, je me suis rentré le bras au complet dans un vagin géant pour ensuite en ressortir un bébé monstre qui ressemble à un xénomorphe. Bienvenue à Lusst’ghaa.

Pas le personnage le plus bizarre du jeu.

Lust from Beyond est un jeu qui nous est vendu sous la bannière éroticohorreur. À la lecture de ce texte, vous allez, comme je l’ai fait, réaliser que ce n’est pas vraiment le cas. Bizarre, étrange, insolite peut-être. Mais épeurant ou excitant, je ne pense pas. L’histoire commence dans un culte du plaisir, ou les initiés sont masqués. Le truc rappelle le film Eyes Wide Shut. Après une cérémonie pour nous mettre en contact avec le monde du plaisir (Lusst’ghaa comme dans Lust, un peu facile.), le truc vire à l’orgie. Avertissement: il y a beaucoup de scène de sexe, toutes très graphiques, mais aussi violentes et souvent du viol. Il y a un mode censure mais il ne fait que pixelisé les parties génitales. Changement de paysage, après avoir été dans le corps de Amanda pour un cour moment, nous voici dans celui de Victor, le personnage que vous allez interpréter pour le reste du jeu. Victor est un antiquaire, qui doit se préparer pour l’anniversaire avec sa nouvelle copine. On comprend vite durant les premières minutes que Lust From Beyond sera un jeu d’objet caché. Le tout fini évidemment dans une scène de sexe (semi-viol) qui transporte Victor dans un rêve. Le rêve est en fait le monde du plaisir. Victor veut sauver son couple et se rend donc, sous les conseils de sa copine, vois un certain docteur Austerlitz dans le village de Bleakmoor (oui, c’est télégraphié à mort).

Le bon Docteur, juste avant de vous ***** et vous envoyez au pays du plaisir…

On arrive dans un village vide ou il y a un supposé festival. En retard pour notre rendez-vous avec le bon docteur on doit alors passer la nuit à l’hôtel. C’est ici que le cauchemar commence, avec notre héros pourchassé par les cultistes du Scarlet Lodge. Un autre groupe à la recherche du plaisir éternel. Mais ceux-ci tuent plein de gens et mettent des morceaux de corps humains sur les murs. Révélation : vous êtes ce qu’on appel dans le milieu, un « Seeing One » un rare individu qui est capable de changer de monde et basculer dans Lusst’ghaa. Capturer on vous force donc à y aller pour retrouver un livre qui explique les secrets du plaisir éternel et donne l’accès à cette réalité parallèle. Le reste du jeu est une suite d’objets cachés, de mouvement furtif, de poursuites, de combats pourris, et de casse-tête facile.

Le monde du plaisir ressemble plus à la Martinique que Aliens dans ma tête. Mais bon, chacun son truc.

On pourrait penser que le monde du plaisir soit un endroit ou il fait bon vivre. NON. C’est une place qui ressemble à une ruche d’Aliens, avec les murs en os et des trucs gluants partout. Ai-je besoin de mentionner les plantes en forme de pénis et les vagins partout? Le monde du plaisir est aussi dépourvu d’habitant. En fait, c’est aussi vide que Bleakmoor ou les seuls autres personnages sont de rares NPC qui veulent vous tuer. On finit par rencontrer Amanda, qui après nous avoir sauvés des fous furieux nous aide à comprendre notre pouvoir particulier et nous enseigne quelques nouvelles mécaniques. On alterne donc entre le village et Lusst’ghaa afin de découvrir un peu plus sur cette histoire qui honnêtement n’est qu’un collage de cliché sadomaso.

Introduction au pouvoir de télékinésie dans Lusst’ghaa. Malheureusement on l’utilise peu.

Lust from Beyond n’offre pas grand-chose de nouveau. La recherche et placement d’objet n’offre pas de défi, sauf si vous essayez de trouver les petites statuettes comme objectif secondaire. Les moments de tension se résumer à se sauver de cultistes qui essaye de vous taper dessus. Et l’érotisme est du porno qui se résume à avoir notre personnage se faire sucer par à peu près tout le monde. Jamais je n’ai fait un saut, encore moins avoir peur. Jamais à aucun moment je n’ai eu envie d’aller visiter le monde du plaisir avec ses habitants cornus et ses sacs de chair ambulants qui ne servent qu’à forniquer. Victor lui-même le mentionne lors d’une discussion avec Amanda en lui disant que le truc est plutôt dégoutant et que rien n’inspire le plaisir. Amanda demande notre aide afin de libérer le dieu du plaisir et ainsi sauver le monde de Lusst’ghaa de sa perte, mais encore une fois l’argumentaire est faible et la motivation donnée au joueur ne réussit pas à soutenir l’intérêt. Ce qui est le plus intéressant est probablement les petites interactions avec les membres du culte du plaisir qui réside dans le manoir avec nous. Chaque discussion nous éclaire un peu plus sur le portrait de la situation, mais nous fait deviner la fin un peu trop facilement. Il y a ici et là quelque choix de dialogue, mais ne vous en faites pas, le jeu est sur un rail, alors vous ne manquerez rien. La seule différence arrive à l’épilogue, alors qu’on nous raconte ce qui est arrivé au différent personnage à la suite de l’histoire. Dépendamment de vos choix, vous lirez alors des histoires adaptées à ceux-ci.

Les cultistes qui cherchent le plaisir éternel, dans des sous-sols insalubres et mal éclairés.

Le jeu résiste assez longtemps avant de nous donner une arme à feu, mais encore là, son utilisation est très encadrée. Comme avec Tim, un boss résistant au pistolet, mais qui semble souffrir lorsqu’il est aspergé d’eau bouillante (je vous donne un truc ici). Les casse-têtes sont tous relativement faciles et se résument souvent à trouver un objet et le mettre sur un socle afin d’activer une porte. Si perdre vos clés vous fait peur et ouvrir des portes vous excite, alors oui le jeu réussit à être éroticohorreur. Somme toute l’expérience est décevante, un peu comme une mauvaise baise. Trop d’emprunt à des trucs déjà vu. Mais si le pénis vous en dit, ou si vous êtes masochiste, allez-y.

Note: un pénis semi-flaccide.

Site Officiel

Page Steam

Points forts:

  • Les séquences d’objets cachés et puzzle, même si elle sont faciles.
  • La finale (j’ai enfin connecté avec le personnage!).

Points faibles:

  • Histoire facile et pleine de cliché.
  • Peur et érotisme ne sont pas au rendez-vous tel que promis.