Étant joueur depuis maintenant 35 ans, je cherche toujours la nouvelle expérience, le vent de fraîcheur vidéoludique et la plupart du temps, ça se trouve dans le marché indépendant. Dernièrement, j’ai joué à Shady: Part Of Me, Paradise Lost et l’exception à la règle It Takes Two. Lorsque je me suis fait offrir la chance de tester le jeu Lost Words: Beyond The Page, je n’ai pu dire non. Alors, quand est-il de ce projet développé par le studio Sketchbook Games?
Une histoire de mots:
Le scénario met en scène une jeune femme répondant au nom d’Isabelle Barbara Cooke alias Izzy, qui doit interagir sous la forme de Grace qui semble être son alter ego vidéoludique, avec les mots inscrits dans son journal intime dans le but de résoudre des énigmes à l’intérieur d’un conte touchant se déroulant dans le monde vivant d’Estoria. Il s’agit d’un portage initialement sorti sur Google Stadia il y a près d’un an. D’entrée de jeu, je dois avouer qu’il s’agit d’une pure réussite. L’histoire se déroule sur huit chapitres pour une durée d’environ 5 à 6 heures avec de magnifiques passages émotionnels allant de la tristesse, à la joie, à la déception et la satisfaction. Le récit écrit à beau être simple dans son ensemble il n’en demeure pas moins fort efficace et ne souffre d’aucune longueur. C’est comme revivre la vie d’Izzy en dualité au travers ses deux mondes: le réel et l’imaginaire. J’ai senti qu’elle s’exprimait toujours sans filtre.


Ça se joue comment?
La prise en main se veut très accessible et adaptée à un large public. Il s’agit de déplacements de base allant de plateforme en plateforme dans laquelle l’action s’entremêle par des interactions avec divers éléments du décor, le tout en utilisant le joystick droit de la manette.
Le jeu se joue en deux temps. La première étape consiste à entrer dans un livre magique (journal intime) rempli de mots et dans lequel il faut réussir des puzzles très faciles. Suite à cette phase, arrive la seconde étape qui propulse le joueur dans un jeu de plateforme dans lequel, certains mots recueillis dans la première phase, serviront à avancer dans la seconde. Par exemple, le mot « Relever » pourra être placé dans l’écran pour soulever une poutre servant au personnage de monter. Une belle idée originale. Un genre de Scribblenauts revu à sa plus simple expression. Une dernière chose à faire, dénicher les différentes lucioles perdues. Pourquoi? Vous le saurez en y jouant.


Le graphisme tout en art:
D’un point de vue graphique et artistique, le titre est une pure réussite. Dès mes premiers pas, j’ai été émerveillé par le style et aussi de comment le jeu était amené à l’écran. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir le cerveau des développeurs, c’est-à-dire autant les pages du journal intime d’Izzy que le monde coloré et diversifié d’Estoria. Malgré tout, le jeu n’est pas parfait et contient quelques défauts visibles comme la caméra qui mettait parfois quelques instants avant de bien se placer. Mais, rien qui brise l’immersion.

De l’audio de grande qualité:
Le jeu contient un doublage audio impeccable ainsi qu’une bande originale de haut standard. Elle est présente du début à la fin et apporte un très gros plus à l’expérience. J’ai cependant vécu quelques soucis de synchronisation entre les dialogues audio et écrits. Ça peut facilement se corriger via une mise à jour.
Au final:
Voilà encore un jeu indépendant original qui apporte son lot d’émotions. Le jeu renferme quelques lacunes, mais sans être rébarbatif. Une autre belle expérience que vous devez jouer.
Le jeu fut testé sur Xbox Series X via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par la firme WARNING up.
Cote FG: 8.5/10
Fiche technique:
- Développé par le studio indépendant Sketchbook Games.
- Publié par Modus Games.
- Jeu de plateforme d’aventure en 2D.
- Se joue en solo uniquement.
- Offert avec voix en anglais et menus/sous-titres en français.
- Disponible sur PC, Nintendo Switch, PlayStation, Xbox et Stadia. (testé sur Xbox Series X)
- Version téléchargeable seulement.
- Site officiel: https://lostwordsgame.com/