(Test FG) The Last Kids On Earth And The Staff Of Doom

 
D’entrée de jeu, je serai honnête avec vous, je ne connaissais pas du tout la franchise avant d’en voir son dérivé vidéoludique. Depuis que j’ai reçu le code dans le but d’en faire la critique, j’ai visionné tout ce qui est disponible de cette licence sur Netflix et j’ai pu constater que l’adage qui dit qu’un jeu issu d’un roman ou d’un film/série est mauvais, ne s’applique vraiment pas et voici le pourquoi du comment via notre test.

Une histoire post-apocalyptique… encore:

Le récit met en contexte notre planète qui semble être devenue inhabitée suite à une invasion de monstres ainsi que par des zombies. Pourquoi un désastre alors que l’on peut en placer deux. Toujours est-il que l’on se retrouve dans une ville qui semble avoir été abandonnée, mais dans laquelle subsiste une poignée d’adolescents s’étant caché au moment du cataclysme. J’ai dû prendre le rôle d’un des personnages du quatuor de jeunes adultes, en occurrence: Jack, Quint, June et Dirk. Suite à ce choix, j’ai dû évoluer dans un monde semi-ouvert de type jeu de rôle. Le but de toute cette opération? Mettre à mal la méchante de service, Malondre ainsi que sa bande de sbires qui désirent prendre le pouvoir. Pour ce faire, je devais retrouver le Sceptre Maudit qui offre une puissance incommensurable à celui qui le possède.

Certes, tout ceci est du déjà vu et bourré de clichés, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à m’y aventurer. Parfois des longueurs, des combats répétitifs, mais toujours dans la bonne humeur.

Vivre, survivre et rire:

Plus haut, je mentionnais que je pouvais choisir parmi quatre personnages forts attachants.

  • Jack: une tornade sur deux pattes qui n’a peur de rien, pourvu que ce ne soit pas dangereux.
  • Quint: le meilleur ami de Jack, le génie de la bande, un scientifique autodidacte.
  • June: la future copine de Jack, en tout cas il l’espère fortement, une jeune femme courageuse et sarcastique.
  • Dirk: les gros bras, mais pas de cerveau, sympathique, mais souvent incohérent.

Voilà notre super quatuor de héros sur laquelle la planète compte pour en sauver ce qui en reste. Ces derniers possèdent leurs capacités distinctes et armes de combat. Petit plus, vous pourrez vivre cette grande aventure en solo ou jusqu’à quatre joueurs en même temps en mode local en écran scindé.

Au menu, une quête principale s’échelonnant sur plusieurs heures avec de nombreux allers-retours dans différentes zones, une panoplie de missions secondaires, des améliorations de son quartier général (une cabane dans un arbre), des armes et armures ainsi que des missions de tour de défense. Bref, c’est assez diversifié. Au départ, j’ai débuté avec pas d’armure, un bâton à moitié brisé pour arpenter les rues infestées de grugeurs de cerveau. Plus j’avançais dans mon périple dans le chaos, plus je cumulais de l’expérience pour monter de niveau dans le but de devenir plus fort efficace, des écrous qui servent de monnaie d’échange pour débloquer de nouvelles armes et armures et ainsi les améliorer également. De plus, tous les environnements regorgent d’endroits à fouiller, de coffres à trouver et de milliers de zombies à trucider. Les coffres regroupaient de l’argent, des plans pour construire d’autres armes et armures.

On y ajoute la Big Mama, le véhicule de destruction par excellence qui se conduit comme le Warthog dans Halo, mais loin de sa précision. D’ailleurs, je ne l’ai utilisé qu’à quelques reprises sans plus. Je n’ai pas aimé cette fonction, mais je comprends son implémentation, elle qui occupe une place prépondérante dans la série animée. Je pouvais évoquer certains monstres devenus copains avec nous, dans le but de m’aider au combat. Par contre, je leu étant déjà assez facile, je suis mort que deux fois, dont une par une inattention de ma part. Pensez y investir environ 15 heures avant l’affrontement final. Quelques heures de plus pour compléter les missions annexes. D’ailleurs, lorsque la quête principale est terminée, vous pourrez continuer le jeu pour tout faire et débloquer à 100%.

Quelques mouvements:

Plus j’y jouais et plus j’apprenais certains trucs. Une attaque normale, une attaque puissante, une arme spéciale, une esquive, une course, changer de personnage dans les cabines téléphoniques ainsi que le voyage rapide à dos de ver géant. Une pensée des développeurs, il ne fallait pas marteler le bouton d’attaque rapide, seulement appuyer le bouton et c’était automatique. La durée de vie de manette vous remercie. Une jauge d’énergie est également de la partie ce qui empêche les esquives éternelles et les coups puissants sans arrêt. Comme une Tortue Ninja, c’est la nourriture préférée des ados, la pizza qui redonne de la vie. Quelle soit présente en pointe ou en version complète, elle se retrouve partout et toujours. C’est un peu dommage, car on ne manque jamais de vie. La jauge de santé est là, mais ne sert à rien en fin de compte. Elle était pratiquement toujours pleine en tout temps.

Une bande dessinée qui prend vie:

Le style graphique utilisé pour cette adaptation est magnifique. On y joue en vue isométrique (caméra de haut) ce qui permet de voir plus loin. La ville est vide de vie, mais infestation oblige, on comprend pourquoi. Les personnages sont calqués sur la série Netflix en tout point ainsi que leurs acolytes et les boss. Pour ce qui est du bestiaire, il est fort diversifié et chaque zone regroupe son type de zombie spécifique. Les cinématiques sont représentées par un style bande dessinée vivante. Les temps de chargement sont ultra rapides, y ayant joué sur Xbox Series X, le SSD a fait toute la différence. Je n’ai vécu aucun gel ou bogue.

De la répétition audio:

C’est malheureusement le point négatif du jeu. Dans la série animée, tous les personnages entretiennent des dialogues entre eux. Ici, ce n’est pas le cas. Il y a des dialogues parlés que lors des cinématiques et c’est seulement Jack qui s’exprime. C’est très dommage. Les autres personnages sont pourtant très intéressants. Outre les cinématiques, le jeu contient que des lignes de texte. La musique est toujours la même… manque d’ambition ou de budget? Le jeu est offert en version intégrale française.

En conclusion:

Au prix de 50$, j’en ai eu pour mon argent. Oui c’est répétitif, mais très plaisant à jouer. Une bonne adaptation de la série animée. De plus, on peut y jouer à plusieurs. Je vous le recommande, mais avec une légère baisse de prix peut-être.

Le jeu fut testé sur la Xbox Series X via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par la firme Swipe Right.

Cote FG: 8.5/10

Fiche technique:

  • Développé par Stage Clear Studios.
  • Publié par Outright Games Limited.
  • Jeu de rôle/d’action.
  • Se joue en solo et multijoueur local.
  • Disponible sur PC, Nintendo Switch, PlayStation et Xbox. (testé sur Xbox Series X)
  • Version boîte et téléchargeable.
  • Offert en version intégrale anglaise et française.
  • Site officiel: https://outrightgames.com/en-ca/games/the-last-kids-on-earth/