(Test FG) Ayo The Clown

 
Que dire du jeu Ayo The Clown? Tout d’abord, j’ai suivi son développement depuis son annonce initiale et je peux dire que je l’attendais solidex. Pourtant, ça fait contraste n’étant pas un très grand fan des jeux de plateforme. Je ne sais pas, il y avait un je ne sais quoi qui m’attirait envers ce jeu. Était-ce l’univers clownesque? Ses paysages bucoliques? Son côté enchanteur? Suivez-moi et vous saurez. Je rappelle que j’avais testé le jeu sur Nintendo Switch à l’époque de sa sortie, maintenant, il s’agit de mon expérience sur Xbox Series X.

Un clown et son fidèle comparse:

L’histoire prend place dans la ville natale d’Ayo où le calme règne et les habitants sont heureux. Bref, il y fait bon vivre. Ayo accompagné de son fidèle ami, Bo le chien, joue, rêve, pratiques des trucs de cirques, jusqu’au moment où Bo disparaît. Le joueur doit camper le rôle d’Ayo, un clown tout sauf ordinaire qui doit partir à la recherche son être cher à quatre pattes. Qu’est-il arrivé à Bo? Pourront-ils rejouer ensemble? Donc, malgré toutes les embûches auxquelles vous devrez faire face, le but sera de retrouver son ami quoiqu’il en coûte. Heureusement, Ayo n’est pas seul, le monde d’Ayo est riche en détail, mais surtout en personnages fort agréables à côtoyer et de créatures qui ne veulent que votre bien.

Bref, toute une prémisse pour mettre en œuvre un excellent jeu de plateforme. Malgré une histoire qui parfois est reléguée en second plan, j’ai eu du plaisir du début à la fin durant.

Il y a de quoi faire:

Le jeu se veut un hommage aux jeux de plateformes des années 90. Et plus récemment, si vous avez apprécié le jeu Yoshi’s Crafted World, alors vous adorerez Ayo The Clown. Le jeu se divise sur 30 niveaux répartis en 9 mondes ce qui donne une durée de vie d’environ 10 heures. Sachant que l’on peut revenir dans les différents niveaux pour les compléter à 100%, le facteur de rejouabilité est de mise pour ceux aimant terminer leurs jeux à 100%. Pour se faire, vous devrez cumuler des items comme sucettes, des oursons et autres. De plus, à chaque fin de niveau, vous serez noté sur votre performance avec le temps que ça vous aura pris pour arriver à la fin dudit nouveau. Sachez que le jeu comporte trois niveaux de difficulté qui peuvent être changés en tout temps. Cependant, le jeu n’étant pas très laborieux, je vous conseille de ne pas choisir l’option facile. Le mode difficile ajoute davantage d’ennemis et de pièges, vous aurez été averti.

Outre l’évolution à poursuivre dans les niveaux style plateforme, vous serez amené si vous le voulez, à réussir quelques missions annexes à même les niveaux ou dans la ville. Un beau petit plus que j’ai grandement apprécié. Après avoir terminé un niveau, vous pourrez aller vous promener en ville dans le but de faire quelques rencontres ou de dépenser votre argent cumulé dans les niveaux. Le jeu compte également sur une carte linéaire dans laquelle vous devrez choisir le niveau à faire ou refaire. Notez que vous ne pourrez pas aller plus loin sur la carte avant d’avoir réussi le niveau suivant. Tout comme dans les jeux de Mario, des vies supplémentaires sont cachées dans le décor ainsi que des gemmes qui au bon nombre vous donneront aussi une vie de plus. Les niveaux regorgent d’items à ramasser avec en plus de coffres et de zones cachées. Chaque niveau possède son propre style et il y a du nouveau à chaque nouveau pas. Vous pensez que ça s’arrête là, bien non voyons, que serait un jeu de plateforme sans des combats contre des boss. Un clown c’est supposé être gentil, pas Ayo, en tout cas pas contre ses ennemis.

Un clown aux multiples talents:

Il s’agit bien d’un jeu de plateforme? Alors, pourquoi au début, je ne pouvais pas sauter? Je sais, je chipote quelque peu, c’est que Ayo doit apprendre ses différentes capacités tout au long de son aventure. Sauter, courir, planer avec un ballon, effectuer un saut piqué, glisser, effectuer des sauts de mur et passer dans des passages étroits. Un des principaux problèmes dans ce type de jeu, c’est l’approximation des sauts. C’est le contraire ici, tout se fait hyper bien. Non, le problème dans ce jeu c’est au moment de s’accroupir, ce n’est pas toujours précis. Outre ça, tout est fluide et Ayo est plus qu’agréable à manier.

De plus, Ayo peut tuer ses ennemis avec des armes comme une épée, un marteau ou une boule de neige. Faites attention par contre, dès que vous serez touché, vous perdrez l’arme en question. J’ai remarqué un peu de latence entre le moment de presser le bouton et de voir l’action de produire à l’écran. Il y aussi l’option de sauter sur la tête des ennemis qui est bien présente, mais la « hit-box » est plus petite que dans bien d’autres jeux, donc il faut calculer au millimètre près, sinon vous perdrez un cœur et après les avoir tous perdus, c’est la mort. Ça ou sauter dans le vide. Cependant, les niveaux comptent plusieurs points de sauvegarde, donc, vois ne reprendrez jamais vraiment très loin de votre moment de trépas. Les affrontements de boss sont classiques. Il s’agit de comprendre les modèles de mouvements répétitifs et ça sera le succès. Bon okay, ça prend un peu de talent aussi.

Ayo peut aussi emprunter certains véhicules comme l’hélicoptère et le char d’assaut. Ces armes de destructions massives possèdent leur propre arsenal d’attaque. Vous en voulez encore? Ayo peut également se transformer en Godzilla cracheur de feu. Une belle diversité. Cependant, la conduite de véhicule jumelée aux tirs d’arme n’est pas toujours précise avec une mauvaise sélection de boutons. Parlant boutons, j’ai eu un peu de difficulté à m’adapter avec la touche B qui sert de sélection pour retourner dans les menus, démarrer le jeu et autres. Il me semble que j’ai presque toujours utilisée la touche A.

Un jeu superbe visuellement:

Si vous n’étiez pas au courant de qui est le développeur du jeu, je suis certain que vous seriez tenté de dire que c’est un jeu fait par Nintendo. Tout y est, le jeu de couleurs est parfait, les décors sont riches en détail et vivants, aucune violence, une direction artistique irréprochable, bref il est plus qu’agréable pour les yeux. Malgré son style enfantin, je vous conseille de vous installer avec un plus jeune, car il y a certains passages pas évidents. J’ai bien aimé l’option de visionner une cinématique en dessins, accompagnée d’une voix, un peu comme un conte. La caméra pour ce genre de jeu se doit d’être parfaitement positionnée et c’est le cas dans Ayo The Clown. Je n’ai pas vu la caméra mal cadrer l’action. Un beau travail de la part de l’équipe CloudM1 qui en est à son premier projet.

L’aspect sonore:

Les diverses pièces musicales sont plutôt bonnes à l’écoute et bien que répétitives, ne m’ont pas tombées sur les nerfs à aller jusqu’à baisser le volume au minimum. Chaque zone possède son thème musical distinct. Le doublage est en anglais uniquement et fait le travail demandé. J’ai adoré la trame sonore. Plusieurs bruits sont issus de l’univers des clowns et des cirques. Comme le marteau, les sauts sur la tête des ennemis et j’en passe. Un bel ajout immersif qui peut faire sourire.

J’en aurais pris plus:

Honnêtement, j’ai de la difficulté à y trouver des points négatifs. Le jeu est excellent dans ce que l’on lui demande de faire et en ajoute même. Je ne suis pas un fan du genre, mais j’ai adoré mon expérience. Haute recommandation, surtout à son prix plus que raisonnable de 25$.

Le jeu fut testé sur la Xbox Series X via un code de téléchargement qui fut gracieusement offert par la firme EastAsiaSoft.

Cote FG: 9/10

Fiche technique:

  • Développé par le studio indépendant CloudM1.
  • Publié par EastAsiaSoft.
  • Jeu de plateforme.
  • Se joue en solo uniquement.
  • Disponible sur PC, Nintendo Switch, PlayStation et Xbox. (testé sur Xbox Series X)
  • Version téléchargeable seulement.
  • Offert avec voix anglaises et menus/sous-titres en français.
  • Site officiel: https://www.cloudm1.com/games/ayo-the-clown/