Outerminds, le studio québécois reconnu pour mêler pop culture et jeu vidéo vient tout juste de lancer son nouveau titre : Turbo Kid. Après des jeux en lien avec des personnalités d’Internet comme Pewdiepie et H3H3 podcast, il récidive en s’inspirant du film du même nom Turbo Kid, sorti en 2015. Le film aussi est fait par des artisans du Québec, ce qui en fait, je crois, le premier film québécois à être adapté en jeu vidéo. Ils ont opté pour un Metroidvania de style rétro pour le jeu et cela représente l’essence même du Turbo Kid. Le jeu aurait pu être créé dans le temps ou se déroule l’histoire, soit dans les années 90’s. Sorti depuis le 05 août 2025 sur Switch et depuis le 10 avril 2024 sur PC, c’est sur Nintendo Switch première du nom qu’il fût testé.
Fiche technique :
Développeur : Outerminds
Éditeur : Outerminds
Genre : Metroidvania style rétro, jeu de plates-formes
Plateforme : Nintendo Switch 1 et 2, PC
Langues : Français (Québécois), Anglais et autres.
Site : https://outerminds.com/fr

Pour ceux qui ne connaissent pas le film, il s’agit d’un film de science-fiction rétro et gore qui se déroule dans un monde post-apocalyptique. Grossièrement, c’est l’histoire d’un jeune homme qui s’inspire de son héros de comique préféré afin d’affronter les brigands de la ville pour l’eau, qui se veut être une denrée rare dans ce monde. Il fera la connaissance, entre autres, de son amie Apple que vous pourrez incarner dans une version non officielle du jeu, et de d’autres personnages marquants comme Frederick ou Skeletron, qui se retrouve aussi dans le jeu. Donc avec cette prémisse en tête, les développeurs ont imaginé l’histoire de ce qui se passerait après le film. Sans ne rien «divulgacher» du film, disons seulement que nous incarnons Turbo Kid qui tentera de quitter l’endroit où ils se trouvent afin de se constituer un avenir meilleur. Cependant, il n’a plus accès à ses gadgets et son fameux vélo rouge. Avec l’aide de vos nouveaux amis, vous devrez donc retrouver tout votre attirail dans le labyrinthe que sont les terres perdues et ses alentours afin d’arriver à votre but. On y retrouve les mêmes locations que dans le film comme par exemple la ville, le parc et le dépotoir, mais ils sont bien plus exploités dans le jeu. Le «Lore» de Turbo Kid se poursuit à travers ce jeu aussi grâce aux divers morceaux d’histoire que vous pouvez trouver au cours de votre aventure.

De base, il s’agit d’un metroidvania assez classique. Vous serez en territoire connu pour ce qui est de la jouabilité. Les déplacements sont très fluides et sans faille donc aucun problème de ce côté. Ce qui fait la force de Turbo Kid c’est sa manière de bien exploiter l’univers qu’il tente de reproduire. On incarne Turbo Kid avec toutes ses babioles et on les utilise à fond. Dans le film, le BMX, le gant et sa machette sont présents, mais ils ne sont presque pas mis de l’avant. Dans le jeu, ils ont poussé le délire à fond. Non seulement vous aurez la chance de vous déplacer en vélo à un certain moment dans le jeu, mais cedit vélo vous permettra d’atteindre des zones inaccessibles autrement. Ce même vélo aura quelques atouts comme des roues spéciales vous permettant de grimper sur les murs entre autres. Ensuite pour le turbo gant, il est exploité un peu comme les bons vieux Métroid. J’entends par là que vous pouvez l’utiliser comme un fusil qui tire des boules d’énergie, mais vous pouvez aussi charger cette boule d’énergie afin qu’elle soit plus grosse et qu’elle fasse plus de ravage. Cela est sans compter les différents projectiles que vous pourrez lancer avec le gant, tel l’iconique scie ronde. Même chose pour la machette, elle qui n’apparaît qu’à la fin du film pour une ou deux scènes, mais dans le jeu c’est votre arme secondaire. Elle vous permettra de briser certains coffres ou quelques portes spécifiques. Elle vous sera très pratique. De plus, vous débloquerez diverses compétences passives et des atouts pour votre BMX et votre turbo gant.
Malgré un graphisme rétro pixelisé, la direction artistique de Turbo Kid est respectée et on ressent bien l’environnement post-apocalyptique. L’aspect gore et sanglant de l’univers est présent dans le jeu malgré sa pixellisation. Certes, c’est un peu moins graphique à cause de cela, mais quand vous éliminez un ennemi, disons que vous allez plus le décapiter ou l’annihiler complètement. De plus, à chacune de nos morts, on subit l’équivalent d’un «FATALITY». Puis aussi, à l’occasion, vous pouvez ramasser la tête d’un ennemi et vous en servir de projectile. Bref, vous voyez l’idée.

Pour ce qui est de l’ambiance sonore, les développeurs ont eu la merveilleuse idée de faire appel au même groupe qui a fait la grande partie de la musique du film. Je parle ici du groupe Le Matos. Il s’agit de musique de style électronique fait au synthétiseur qui s’accorde très bien avec le style sci-fi rétro de Turbo Kid.
Personnellement, j’ai préféré la direction artistique du film plus que le film en lui-même. Le jeu quant à lui apporte une bonne continuité à l’univers et l’exploite même plus. Le jeu est simple et efficace. Simple parce qu’il n’y a pas mille trucs à gérer et efficace, car il reflète bien le film et ses idées. On peut dire que le défi est réussi pour Outerminds d’avoir su bien représenter l’univers de Turbo Kid.
Pour la somme de 27,99 $ au moment d’écrire ces lignes, vous en aurez pour une douzaine d’heures de jeu pour finir l’histoire et plus d’une vingtaine pour la complétion ultime. Il ne me reste qu’à vous dire que si vous êtes déjà vendu à l’univers de Turbo Kid et bien c’est un «No Brainer» comme disent les Anglais, mais si comme moi vous ne connaissiez pas du tout cet univers avant de lire ce texte, et bien ce jeu est une très bonne porte d’entré.
8 manettes sur 10