L’hiver est à nos portes ou si vous préférez: Winter Is Coming! Je sais bien pas où j’ai pris ça. Toujours est-il qu’il faut se préparer à la saison hivernale et pourquoi ne pas le faire via un jeu de survie dans le froid glacial. Voici dont mon explicatif de mes pas effectués au travers du jeu Arctic Awakening.
Fiche technique:
- Titre: Arctic Awakening
- Développeur: GoldFire Studios
- Éditeur: GoldFire Studios
- Genre: aventure de survie narrative
- Style: se joue en solo uniquement
- Date de sortie: 18 septembre 2025 (PC / PS5 / Xbox Series)
- Disponibilité: version téléchargeable seulement
- Langue des dialogues: anglais
- Langue des menus/sous-titres: anglais/français
- Site officiel: https://arcticawakening.com/

Avis d’ExploraJeux:
Tout avait pourtant commencé comme un vol de routine, pour ravitailler une ville d’Alaska : pilote automatique, pas de quoi fouetter un chat. Avec Donovan et Kai, il était déjà question d’aller boire un verre après la mission, et puis c’est arrivé. Une tempête d’une intensité inouïe et la moitié de l’avion a disparu en un éclair. Donovan a disparu lui aussi, comme aspiré par les vents hurlants et à notre réveil, après l’accident, on se retrouve seul, avec pour seul compagnon un robothérapeute mandaté par le tribunal, piégé dans un désert gelé aux températures à glacer les os. Votre seul espoir de survie: retrouver votre ami, et avec lui, peut-être, un moyen de rentrer chez vous.
Arctic Awakening est bel et bien un simulateur de marche, mais également un jeu de survie et d’exploration qui puise son inspiration sur un titre comme Firewatch. Donc, on y retrouve des similitudes entre les deux projets tant au niveau visuel que la structure sur lequel il repose en lui-même. Les nombreuses séances de marche dans le but de retrouver Donovan, se voient agrémentées par les conversations avec Alfie, le drone voulant nous aider et renseigner ainsi que les bribes de converses avec Donovan à la radio. Ce qui m’amène au premier point négatif, l’amitié entre Kai et Donovan qui ne date pas d’hier et qui se ressent dans les échanges entre les deux. On ne connait rien de leur histoire et on se retrouve perdu dans l’inconnu. On a l’impression d’en être le spectateur et de se retrouver mis de côté via ce décalage narratif et ça se reproduit trop régulièrement. Certes, le scénario évolue, mais beaucoup trop tard dans la progression et ça pourrait vous faire décrocher avant d’y arriver. Dans une aventure qui dure entre 8 à 10 heures, l’équipe de développement aurait dû mettre l’emphase après les deux premières heures.

La jouabilité mise sur l’exploration, mais aussi sur la survie, mais ça aurait pu et dû être portée plus loin. On ne fait qu’effleurer cet aspect. On est supposé veiller sur l’état mental ou le stress de Kai et sur sa faim. Pour la première fonction, le tout consiste à faire des séances de relaxation à intervalles réguliers, près de cairns dédiés. Se mettra en place alors un mini-jeu de rythme censé représenter le cycle inspiration/expiration du personnage. Au début, c’est bien, mais ça devient rapidement redondant. Pour la faim, il suffit de manger à intervalles réguliers, rien de surprenant. Ayez en tête qu’un effet visuel accompagne la diminution de la santé mentale et cet aspect semble scripté, car un cairn semble toujours à portée de main lorsque la jauge approche du seuil critique. Idem, pour la faim, il y a tellement de nourriture un peu partout que c’est pratiquement impossible de mourir de malnutrition.
Les mécaniques de jeu montrent le minimum avec une option pour avancer, courir, une touche pour interagir, les boutons de la manette pour les choix de réponses lors des dialogues. De plus et ça, c’est décevant, les sauts s’effectuent automatiquement et on peut grimper sur certaines parois, mais c’est parfois très inégal. On reste pris et c’est dommage. De plus, certaines animations sont rigides, ce qui les déplacements sur des terrains un peu difficiles.

Arctic Awakening tourne sous l’engin graphique Unity et il fait le travail, mais sans plus. Avec ce moteur, j’ai déjà vu mieux disons. On nous offre des textures simples et assez limitées en effets visuels. J’avais souvent l’impression de me retrouver dans le même décor. Outre ça, la fluidité est de mise et on a droit à de beaux panaromas. Du côté de l’audio, on a droit parfois à des converses décousues, mais le doublage est efficace. Quelques bruits ambiants s’ajoutent à l’ambiance.
Pour conclure, j’avais trouvé la démo prometteuse, mais le jeu entier manque de finition et d’immersion. L’aspect survie est très bancal et certaines mécaniques fonctionnent plus ou moins. Le jeu a manqué de budget et d’ambition.

Points positifs:
- Un récit prenant…
- Quelques similarités avec l’excellent jeu Firewatch.
- Une bonne durée de vie.
- Quelques jolis panoramas.
Points négatifs:
- …mais dont on est trop souvent témoin.
- L’histoire qui décolle, mais vraiment trop loin.
- Des mécaniques de survie trop basiques.
- Animations rigides.