Ahhh Bye Sweet Carole, le jeu qui mélange les dessins animés des années 90 avec Epic Mickey et Alice Au Pays Des Merveilles. Tout le long de ma progression, j’étais en dualité émotive. J’étais d’une part subjugué par la beauté de la direction artistique, mais frustré de par ses énigmes très complexes. Est-ce que je me suis quand même amusé? Je vous laisse le découvrir via la critique suivante.
Fiche technique:
- Titre: Bye Sweet Carole
- Développeur: Little Sewing Machine
- Éditeur: Maximum Entertainment
- Genre: jeu narratif horrifique
- Style: se joue en solo uniquement
- Date de sortie: 09 octobre 2025 (PC / NS2 / NS / PS5 / Xbox Series)
- Disponibilité: version téléchargeable seulement
- Langue des dialogues: anglais
- Langue des menus/sous-titres: anglais/français
- Site officiel: https://byesweetcarole.com/

Avis d’ExploraJeux:
Bye Sweet Carole est un jeu narratif et horrifique entièrement dessiné à la main dans le style des films d’animation classiques. Dans l’Angleterre du début du 20e siècle, alors que le mouvement suffragette commence à transformer la société, la jeune Lana Benton recherche son amie disparue, Carole Simmons. Son chemin la mènera à travers l’orphelinat Bunny Hall jusqu’au mystérieux royaume de Corolla (pas une pub pour Toyota), un lieu contrôlé par le sinistre M. Kyn, la chouette impitoyable Velenia et des essaims de lapins de goudron voraces. Prise entre deux mondes, Lana devra trouver un moyen de survivre et découvrir la sombre vérité derrière la disparition de Carole.
Au travers des 10 chapitres, on devra via une jouabilité s’inspirant des jeux de type pointer/cliquer, mettre la main sur une panoplie d’items servant à progresser et mener à bien des objectifs. Exemple: trouver un tournevis pour ouvrir des grillages et avoir ainsi accès à de nouvelles zones à explorer. On ajoute au volet exploration et résolution d’énigmes qui sont parfois très frustrantes de par le manque d’infos pour les réussir, un aspect de survie. En effet, on ne pourra pas affronter directement les entités hostiles, mais bien fuir et se cacher. Le petit plus viendra du fait de devoir retenir sa respiration via un court mini-jeu à l’écran. Ça rajoute une légère touche de stress tout au long du huit à dix heures que dure l’aventure.

Plus haut, je parlais que le jeu peut compter sur des phases de mini-jeux. En fait, ces dernières s’effectuent via des actions contextuelles (QTE). Comme lorsque l’on marche sur des corniches, il faut garder l’équilibre. Ce qui vient renouveler la jouabilité. Autre particularité, Lana pourra changer de forme, pour ainsi passer de sa forme humaine à celle d’un lapin. Vous me direz, mais pourquoi? Et moi, de répondre, pourquoi pas, tout simplement. Cette transformation permettra d’échapper plus rapidement aux ennemis ou encore atteindre des zones difficiles d’accès en tant qu’humain. La transformation pourra être effectuée quand bon nous semble, lorsque ça sera possible évidemment.
Un duo, c’est bien, mais un trio c’est mieux. C’est allant en ce sens qu’un troisième comparse viendra se greffer à l’équipe, Baesie. Celui-ci pourra dissocier son corps et sa tête, afin que l’on puisse contrôler uniquement la tête. Ça m’a rappelé un ce que je ressentais dans le jeu Never Dead. Grâce à cette procédure, on pourra absorber des éléments comme le feu, l’électricité et ainsi résoudre quelques énigmes. De plus, on pourra aussi aplatir la tête de Baesie afin de se faufiler dans des endroits que même notre forme lapinesque ne peut pas accéder. Et dernier aspect, grâce à son parapluie, on va pouvoir attaquer des ennemis. Par contre, les combats dans Bye Sweet Carole sont très peu nombreux, voire pratiquement illusoires.
Même si au départ, le rythme est lent, persévérez, car plus vous progresserez, l’histoire se dévoilera petit à petit, cette dernière méritant amplement d’être vécue et découverte. C’est triste et ça pourrait être le côté obscur des comtes de Disney. La fin… à vous d’en être témoin. Je mentionnerai cependant que c’est du grand art. La proposition de Chris Darril et Little Sewing Machine est majestueuse.
Visuellement, on est ailleurs complètement et c’est très rare de voir ce style visuel. J’aimerais en voir davantage. C’est un heureux mélange entre un film animé classique des années 90 et un jeu de survie horrifique que la série Remothered. L’horreur se voit transformer en magie féérique. Le plus beau là-dedans, c’est offert en 2D et entièrement dessiné à la main. On sent la passion et l’amour dans ce projet. Les décors, les personnages et les cinématiques sont un véritable plaisir pour les yeux. J’ai un peu revécu mon enfance lorsque je regardais des dessins animés, mais cette fois, je n’étais pas témoin, mais bien la personne qui dictait l’action. Le jeu renferme une panoplie de références. Le seul irritant, ce sont certaines animations et mouvements plutôt rigides.

Au niveau audio, c’est autant qualitatif que le graphisme. Le jeu s’accompagne d’une magnifique bande originale qui demeure en tête. C’est parfois calme, parfois plus rythmé. Le doublage anglophone est de très bonne facture. On ressent les émotions qu’elles soient heureuses ou tristes. C’est encore du bon travail!
En conclusion, avec l’Halloween qui est tout près, je serais malhonnête de ne pas le recommander. Cependant, malgré son style visuel enfantin, je suis loin d’être convaincu de placer un enfant devait ce jeu, serait une bonne chose. Cauchemar en vue.. Pour le reste, c’est un gros oui. Avec toutes ses qualités, il en vaut amplement l’achat, surtout à 30$. À vous de faire comme moi et vous plonger dans cette grande histoire qui vous surprendra…

Points positifs:
- L’histoire vous surprendra.
- Le narratif immersif.
- Le mélange de styles qui fonctionne.
- Une durée de vie conséquente.
- Visuellement époustouflant.
- L’audio de grande qualité.
Points négatifs:
- Quelques animations et mouvements rigides.
- Certaines énigmes manquent d’infos.