Si vous avez joué à la PS2 ou à la Xbox au début des années 2000, vous avez sûrement entendu parler de Burnout. Ce jeu d’accident de voiture a marqué plusieurs générations de joueurs. Le dernier opus qui a vu le jour est Burnout Paradise rematricé qui est apparu en 2018 et en 2020 pour la version Nintendo Switch. Depuis, plusieurs attendent avec impatience le retour de la licence. Three Field Entertainment, studio qui regroupe des anciens de Criterion et qui sont reconnus pour faire des jeux de voiture plus arcade et des jeux de destructions comme Danger zone 1 et 2, nous arrive avec leur nouveau projet : Wreckreation. Il s’agit d’un jeu fortement inspiré des jeux Burnout ou course et collision sont à l’avant-plan. Est-ce qu’ils ont relevé le défi de nous donner un jeu à la hauteur des attentes d’un Burnout? C’est ce que nous allons voir plus bas. Sortie sur console et PC depuis le 28 octobre 2025, c’est sur PS5 qu’il fût testé.
Fiche technique :
- Développeur: Three Fields Entertainment
- Éditeur: THQ Nordic
- Genre: Course, Sport, Démoliton
- Plateforme: Playstation 5, Xbox Series, PC
- Langue parlée: Anglais
- Langue écrite: Français
- Site officiel: https://www.threefieldsentertainment.com

Wreckreation est donc un jeu de course arcade en monde ouvert ou la démolition est mise à l’avant-plan. Vous devrez conduire votre bolide à des vitesses fulgurantes, faire du hors-piste et détruire tout sur son passage. Vous devrez réussir les défis qui se dressent devant vous afin d’acquérir des points de permis qui vous permettront de débloquer de nouvelles voitures et des accessoires pour votre parc. Vous pourrez y jouer en solo, mais aussi en ligne afin d’affronter d’autres pilotes ou naviguer dans les créations de vos amis. Sur papier le concept semble bien, mais dans les faits il en est tout autre. Les défis deviennent vite redondants. C’est toute la même formule, soit affronter les autres pilotes sur une série de 4-5 étapes, toucher les checkpoints et finir la course. Que ce soit Road rage, course de base ou contre la montre c’est la même chose sur pratiquement les mêmes routes, car toute la map est similaire. Aussi une partie importante du jeu consiste à construire ses propres installations ou son propre parc afin d’y faire des pirouettes et de le rendre disponible à tous en ligne. Personnellement cet aspect ne m’a pas beaucoup inspiré.
Avis du rédacteur :
La partie construction de parc est manquée ou de trop selon. Elle clash avec le reste du jeu. La dernière chose que j’ai envie de faire dans ce jeu c’est de sauter sur des plateformes ou faire un loop dans un parc. Après quelques minutes on s’en lasse et on a juste envie de retourner rouler à toute vitesse et de briser des pancartes ou des voitures. J’imagine que cela va peut-être plus parler à des amateurs de jeux d’arcade comme Trackmania.

Au niveau de la jouabilité, c’est très fluide. Il y a quelques bugs mais rien qui ne gâche l’expérience. L’aspect de la vitesse est important dans ce genre de jeu, car étant plus arcade que simulation, on veut ressentir la vitesse et le danger. C’est assez bien réussi de ce côté. Pour tout le reste, c’est assez générique. Vous devrez vous déplacer dans un monde ouvert afin de trouver tous les défis, les stations d’essence pour réparer votre voiture et les stationnements ou vous pourrez changer de voiture. Comme mentionné plus tôt, même si elle est très grande, la map est assez similaire d’un endroit à l’autre, il n’y a pas de zone très différente l’une de l’autre. Il y a, disons une grosse autoroute avec quelques chemins sur les côtés avec un paysage plutôt boisé. De plus, en vous baladant dans ce monde, vous trouverez des pancartes à détruire, des clôtures spécifiques à détruire et les défis. Après quelques heures de jeu, on ressent un vide. On a l’impression de tourner en rond. C’est là que vous vous dites, pourquoi ne pas tenter ma chance en ligne. Malheureusement c’est vide aussi. Laissons la chance au coureur, mais les quelques fois que j’ai tenté de joindre un lobby, c’était le désert. J’ai réussi à jouer avec un ami, mais en ligne on ne retrouve pas l’IA, ce qui veut dire que si vous êtes juste deux, vous serez deux à chaque défi.

C’est au niveau du graphisme que le bât blesse le plus. Ils ne sont pas balancés. Certains points de vue sont magnifiques avec le «Ray Tracing», comme quand on voit le soleil se refléter sur les flaques d’eau au sol derrière notre voiture quand on drift, mais la minute suivante on se retrouve hors piste et l’herbe passe au travers de la voiture… ça vous donne une idée. Il y a aussi quelques bugs visuels au niveau des structures, mais encore une fois c’est très secondaire.

Pour l’ambiance sonore, il y a le concept de la radio. On peut choisir le type de musique que l’on veut écouter et on débloque des chansons tout le long de notre aventure. Le tout mélangé au bruit de la voiture et au bruit ambiant.
Pour conclure, il est important de se rappeler que c’est une petite équipe qui est derrière la création de ce jeu qui a quand même des points positifs. Les attentes sont peut-être un peu trop élevées, eux qui n’ont jamais clamé d’être le nouveau Burnout. Cependant on voit une évolution dans leur travail et il pourrait bien y arriver un jour. Pour l’instant, à moins d’être très fanatique de ce type de jeu, je vous conseille d’attendre une réduction avant de l’acheter, car pour la somme de 55 $, on s’en lasse rapidement.