C’est le mois de Novembre et rien de mieux que de se mettre dans une doudou et de se lancer un bon jeux médiéval. Tales of Dominus nous présente une bande annonce assez intéressante et un prix plus qu’alléchant. Construction, combats à l’épée, traversé a cheval, tout les éléments semble parfait!
Bonne lecture : )
- Titre: Tales of Old: Dominus
- Développeur: hvmana Industries MMD
- Éditeur: indie.io
- Genre: aventure
- Style: médieval
- Date de sortie: 3 novembre 2025
- Disponibilité: PC , Steam
| Interface | Audio | Sous-titres | |
|---|---|---|---|
| Français | ✔ | ✔ | |
| Anglais | ✔ | ✔ | ✔ |
| Allemand | ✔ | ✔ | |
| Espagnol – Espagne | ✔ | ✔ | |
| Portugais du Portugal | ✔ | ✔ | |
| Russe | ✔ | ✔ | |
| Chinois simplifié | ✔ | ✔ |
Avis de Sam:
Tales of Old Dominus nous plonge dans un royaume ancien rongé par les guerres, les légendes oubliées et des divinités à l’humeur changeante. C’est un univers où chaque mur raconte une histoire, où chaque ruine semble encore vibrer de souvenirs, et où l’on sent immédiatement le poids du passé. Le jeu mise énormément sur son lore, et honnêtement, c’est là qu’il brille le plus fort. On explore des temples effondrés, des vallées sacrées et des artefacts mystérieux qui semblent tous être les fragments d’une réalité plus vaste. C’est un monde qui intrigue, qui attire, et qui donne constamment envie d’aller un peu plus loin.

La première surprise et non la moindre c’est de découvrir que tout ça a été créé par un seul développeur. C’est le genre d’élément qui, quand tu l’apprends, te force à recalibrer ton regard. Parce qu’au-delà de ses limites, Tales of Old Dominus possède une véritable identité. Visuellement, c’est beau, parfois même franchement impressionnant pour un projet solo. La musique joue un rôle essentiel dans ton immersion, des mélodies médiévales, des nappes mystérieuses, des percussions légères… tout est pensé pour te faire sentir que tu explores un vieux monde mystique. L’ambiance fonctionne, d’un bout à l’autre.
Sur le plan du gameplay, le jeu commence tout en douceur. Les premières minutes sont accessibles, presque minimalistes, quelques attaques légères, une roulade, deux sorts de base. Puis, progressivement, le système se déploie. Tu sens que le développeur a construit quelque chose qui monte en puissance lentement, mais sûrement. De nouveaux pouvoirs élémentaires s’ajoutent, les combos deviennent plus exigeants, et les affrontements te demandent une meilleure gestion de ton endurance, un peu comme dans un Souls-lite. On découvre rapidement que le jeu n’est pas qu’un simple petit hack’n’slash indépendant, il est structuré, réfléchi, ambitieux, même dans ses imperfections.

Et oui, parlons-en de ces imperfections. Les combats, par exemple, ne m’ont vraiment pas convaincu. Les timings manquent de précision, certaines animations ennemies paraissent un peu rigides, et l’impact global des coups manque parfois de vrai “poids”. C’est un aspect qui aurait clairement bénéficié d’un polissage supplémentaire. Mais encore une fois, on parle d’un seul développeur. Et même si ce n’est pas à la hauteur des mécaniques d’un studio plus expérimenté, ça reste fonctionnel, cohérent et suffisamment intéressant pour te pousser à continuer. On sent l’intention, même si l’exécution n’est pas toujours au niveau du reste.
Le monde, quant à lui, ne cherche pas à être un open world géant. À la place, Tales of Old Dominus propose un réseau de zones interconnectées, presque comme un Metroidvania discret. Ce n’est pas immense, mais chaque lieu est travaillé avec soin : une palette visuelle propre, des créatures spécifiques, des secrets cachés dans presque chaque recoin. Le level design est compact, mais intelligent. C’est le genre de jeu où tu te dis « j’y vais pour dix minutes », et tu réalises, une heure plus tard, que tu viens de perdre la notion du temps parce que tu as voulu explorer encore un sentier secondaire.

Techniquement, le jeu surprend positivement. L’optimisation est correcte, les chargements sont courts, et malgré quelques petits bugs visuels ou collisions un peu capricieuses, rien ne vient réellement gâcher l’expérience. Le HUD est simple, les menus aussi, mais tout reste clair et fonctionnel. Pour un projet indépendant solo, c’est presque étonnant de voir quelque chose d’aussi stable.
En termes de durée, on parle d’une aventure qui peut être bouclée en une dizaine d’heures, davantage si tu prends le temps de fouiller chaque zone ou de t’attarder sur les secrets. Ce n’est pas très long, mais c’est assez pour raconter ce que le jeu veut raconter, sans s’étirer inutilement.

Au final, Tales of Old Dominus m’a surpris. Ce n’est pas un jeu parfait, et il ne prétend pas l’être. Mais il possède une âme, une ambiance forte, une vision claire, et une cohérence que je ne m’attendais pas à retrouver dans un titre développé par une seule personne. Pour l’immersion, la musique, l’univers et cette touche artisanale qui donne du caractère au jeu, je trouve qu’à 15 $, c’est un investissement qui vaut largement la peine. C’est un “oui” honnête, un encouragement à un créateur passionné, et une expérience qui mérite d’être découverte par ceux qui aiment les aventures mystérieuses, un peu sombres, un peu rugueuses, mais toujours captivantes.
Points positifs:
- Ambiance médiévale réussie.
- Histoire avec beaucoup de dialogues.
- Beau lore.
Points négatifs:
- Combats (mise à jour récente améliore le combat).
- Quelque bugs.
Note FG: 6.5/10