(Test FG) Cloudheim
Fiche technique:
- Titre: Cloudheim
- Développeur: Noodle Cat Games
- Éditeur: Noodle Cat Games
- Genre: Action, Aventure, RPG, Accès anticipé
- Style: solo, multijoueur
- Date de sortie: 4 décembre 2025
- Disponibilité: téléchargement uniquement (PC)
- Langue des dialogues: aucun
- Sous-titres: français, anglais et autres
Avis du rédacteur:
Le Ragnarök a laissé le monde en ruines… mais tout n’est pas perdu. Dans Cloudheim, vous avez encore le pouvoir d’influencer l’avenir. Développé par Noodle Cat Games, ce jeu d’action-aventure en accès anticipé mise sur une approche résolument fun et physique, jouable de un à quatre joueurs (voire plus). Exigeant par moments, le titre parvient néanmoins à rendre ce fardeau plus léger grâce à une aventure qui se partage volontiers… ou qui se règle à coups d’ennemis projetés du haut d’une falaise. Dès le départ, Cloudheim vous invite à créer votre personnage, une apparence modifiable à tout moment. Mana, guerrière viking aux cheveux colorés, incarne parfaitement l’identité du jeu et constitue un excellent point d’entrée dans cette expérience en accès anticipé. Mais le casting ne s’arrête pas là : loutres, hommes-oiseaux et autres créatures sont également de la partie. Certains personnages sont verrouillés et nécessitent une progression dans certaines classes pour être débloqués, mais les options disponibles dès le début sont déjà généreuses.

Le système de classes est l’un des piliers du gameplay. Il est possible d’en changer à tout moment simplement en équipant une nouvelle arme. Quatre grandes voies s’offrent à vous : le Lame runique, orienté magie à distance, les classes de mêlée Sentinelle et Briseur, ainsi que le Ranger, rapide et axé sur les enchaînements de combos. Un système flexible et bien pensé, qui rappelle celui de Final Fantasy XIV, et qui permet même d’équiper des armes issues de deux classes différentes afin de les faire progresser simultanément. Vous incarnez un Runari, un peuple réputé pour sa robustesse et son incroyable résistance aux dégâts. Cela explique sans doute votre capacité à enchaîner des triples sauts défiant les lois de la physique ou à survivre à des chutes vertigineuses sans la moindre égratignure. Après le Ragnarök, le monde et ses dieux ont été profondément meurtris. Quelques Runari ont néanmoins survécu, réveillés par la Carapace d’Odin, une tortue volante gigantesque qui sert de base centrale à votre aventure. C’est depuis ce refuge que vous partirez en mission, affrontant monstres et dangers, récoltant du butin, avant de revenir développer votre foyer.

Les premières heures de jeu sont consacrées à l’apprentissage des commandes et à l’exploration des ruines d’une ancienne structure. Visuellement, Cloudheim impressionne immédiatement. Son esthétique inspirée de l’animation japonaise est particulièrement séduisante et parvient même à surpasser des références comme Breath of the Wild ou Tears of the Kingdom. En revanche, l’interface utilisateur reste encore très sommaire et parfois mal intégrée. Un défaut compréhensible à ce stade du développement, mais qui méritera clairement d’être retravaillé.
Là où Cloudheim se distingue véritablement, c’est dans son système de combat basé sur la physique. Le jeu propose sans doute l’un des systèmes de coups de pied les plus jouissifs du jeu vidéo. Oubliez Assassin’s Creed Odyssey : ici, tout est prétexte à envoyer ennemis et objets valser dans le décor. Projeter un adversaire dans un ravin ou le faire s’écraser contre un autre ennemi avant de l’achever à coups de marteau géant procure une satisfaction immédiate. Les affrontements sont dynamiques, percutants et étonnamment créatifs. Mais le combat n’est qu’une facette de l’expérience. Le développement de votre domaine sur la carapace d’Odin occupe une place centrale dans le gameplay. Les bâtiments construits débloquent de nouvelles fonctionnalités et améliorations. Si le système de construction est simple à prendre en main, l’espace de départ paraît un peu froid et sous-exploité. Un environnement plus chaleureux et progressif aurait permis une immersion plus naturelle, même si l’on parvient rapidement à s’approprier les lieux.

Les commandes de construction manquent encore de précision. Il arrive que certains éléments soient difficiles à sélectionner ou à déplacer, tandis que d’autres se verrouillent sans raison apparente. Un simple ajustement des contrôles pourrait corriger ces frustrations, tant le potentiel du système est évident. Enfin, Cloudheim mise fortement sur le multijoueur. Jusqu’à quatre joueurs peuvent coopérer, avec une option expérimentale allant jusqu’à huit, et un véritable esprit de communauté se fait déjà sentir. Tout ce qui est construit dans la base peut être utilisé par les autres joueurs. Il est même possible d’ouvrir une boutique, de remplir ses étals et de devenir un acteur important de l’économie locale. L’équilibre entre exploration, quêtes et gestion est globalement bien dosé, même si l’on peut craindre que certains joueurs se perdent sur la durée dans les aspects construction et commerce.
Verdict:
Les débuts de Cloudheim en accès anticipé sont extrêmement prometteurs. Le jeu propose déjà un contenu plus riche que bien des titres à ce stade de développement. Visuellement superbe, doté d’un système de combat aussi fun qu’original, Cloudheim s’impose comme un jeu d’action-aventure à surveiller de très près, et qui mérite d’ores et déjà d’être découvert.