Ceux qui me connaissent depuis un bout de temps savent que je voue un culte vidéoludique sans limites aux jeux vidéo de type jeu de rôle. Je me suis découvert une véritable passion pour les action/RPG et quelque peu pour les JRPG. Après avoir testé plusieurs franchises, j’ai jeté mon dévolu sur deux franchises qui ne m’ont jamais quittée et rarement déçu: Final Fantasy ainsi que Dragon Quest. Que d’heures passées en compagnie du premier volet de FF et de Dragon Warrior (premier nom donné à DQ) sur la Nintendo NES. Je ne comprenais pas tout, mais j’éprouvais tellement de plaisir à y jouer avec des amis en revenant de l’école.
Depuis, tout a évolué autant pour Final Fantasy que Dragon Quest, mais l’intérêt y est resté. Depuis quelques années, Nintendo me fait vraiment plaisir en remettant les opus de DQ sorti sur PS1 ou PS2 à l’époque en format portable sur la Nintendo 3DS. Et vous savez quoi? C’est toujours aussi bon. Par contre, je croyais bien en 2016 être déçu pour la première fois de la franchise. Je m’explique! Vous savez, si vous écoutez notre podcast Balado FG, vous le savez que je n’aime vraiment pas les jeux de type Minecraft. Hé bien, lorsque Dragon Quest: Builders fut annoncé, j’étais déçu de voir une de mes franchises s’orienter vers ce type, mais au final, ce fut totalement le contraire et je vous expliquerai le tout via un test à venir.
Bon, après ce long préambule, j’entre enfin dans le vif de mon sujet principal: ma critique du jeu Dragon Quest VII: Fragments Of The Forgotten Past sur Nintendo 3DS. Opus sorti à l’époque initialement sur PS1 en 2001, on a eu droit à un portage en 2016. Prenez note qu’à l’instar de Final Fantasy, vous n’êtes pas obligé d’avoir joué aux titres précédents pour connaître l’histoire. Chaque titre étant distinct l’un de l’autre.
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Le scénario met en scène un jeune adolescent à qui vous attribuerez un nom au départ qui vit pénard avec ses parents dans la petite ville maritime de Fishbel ou son père est reconnu comme un pêcheur redoutable. Par une belle journée, lui et son meilleur ami, Killyan, le Prince du pays à côté de Fishbel, décident de partir à la découverte des secrets de Fishbel. Ils seront plus tard rejoints par Maribel, voisine du principal protagoniste (vous) et vous débuterez une grande aventure durant laquelle vous serez amené à voyager dans le passé dans le but de secourir les habitants d’anciennes îles pour ainsi permettre leur apparition dans le présent. Bon de prime abord, je vous l’accorde, on est loin d’une histoire à la Mario. Le scénario, bien que fantaisiste, peut paraître complexe, mais tout s’explique bien et s’enchaîne de belle façon.
Je ne vous vendrai pas le punch, mais disons que plus vous jouerez et plus vous découvrirez que l’histoire principale se divise en fait en plusieurs courtes histoires qui composeront un grand récit. Au menu, des puzzles à résoudre, des ennemis en quantité impressionnante à combattre, de nombreux aller-retour entre le passé et le présent. Certaines scènes débutant sur une île dans le passé et se terminant dans le présent.
Chacune de ces quêtes vous permettra de trouver des fragments de quatre couleurs: bleu, jaune, rouge et vert. Il faudra reconstituer chaque île en assemblant les bons fragments au sein du sanctuaire des mystères, lieu central de votre aventure. Au total, c’est vingt îles qui vous attendront. Chacune d’entre elles renfermant sa propre intrigue ainsi que ses personnages. Compter y investir plusieurs heures, voire plus de 80 heures pour en voir le dénouement final qui se déroule uniquement en solo.
Même s’il s’agit d’un portage, le jeu contient quelques ajouts notables comme de pouvoir y jouer en 3D ce qui amène un nouveau style de jeu. Un radar vient faire son apparition et ce dernier permettra de retrouver plus aisément les fragments plus haut mentionnés. De plus, un personnage secondaire vient se greffer à l’aventure, mais n’a pas vraiment de conséquence sur l’histoire. Dernière nouveauté, cette dernière vient corriger certains problèmes qui étaient inclus dans la première mouture. C’est ainsi que les développeurs ont modifié certains passages du jeu et corriger quelques bogues et ce, même après 15 ans. Bravo aux développeurs pour cet effort.
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Après un court passage qui vous dévoile les nouveautés, j’arrive à ce qui était déjà en place dans la mouture à l’époque de la PlayStation. Le système de combats au tour par tour est toujours présent ce qui est une très bonne chose. Par contre, le nouveau moteur graphique en 3D, ajoute un dynamisme palpable aux phases de combats. De plus, avec cette subtilité, vous pourrez voir les ennemis en avance apparaître sur la carte. Hé oui, je vous le donne en mille, cette option facilite grandement le jeu comparé à sa version d’il y a 15 ans.
Ce septième volet de la franchise met en avant son système de classe. Ce dernier donne accès à différentes compétences qui seront divisées parmi une vingtaine de classes qui devront être débloquées tout au long de votre parcours en plus de la trentaine associées aux monstres. Bien évidemment, chacune de ses classes possède son propre arsenal d’habiletés et de son style. Je pense ici au mage qui ne réagira pas de la même manière que le ferait un paladin par exemple. Croyez-moi, vous passerez plusieurs moments à peaufiner vos personnages.
Au niveau du bestiaire, vous y retrouverez des dizaines de monstres tous plus différents les uns que les autres. Si vous êtes un habitué de Pokémon, vous remarquerez peut-être que quelques noms de ces bêtes semblent avoir la même consonance. Malheureusement, le travail effectué sur les monstres n’est pas du tout le même sur les humains. On a droit à un festival de clones en règle. Un léger manque d’inspiration les gars???
Côté graphisme, outre son aspect 3D, on y notera des couleurs vives et chatoyantes. Les villes sont vivantes et les différents personnages jouables sont très bien modélisés. Un travail de qualité a été effectué sans aucun doute. Par contre, si vous attendez une claque graphique, bien… on repassera. On trouve beaucoup mieux sur cette console. Je n’ai noté aucun gel ou ralentissement. Un beau travail d’optimisation.
Si vous êtes habitués à l’univers musical de la franchise, vous aimerez à coup sûr. Pour la première fois chez nous, le jeu est offert avec sous-titres dans la langue de Molière. J’espère que vous aimez lire, car des lignes de dialogues… il y en a à la tonne.
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Le dernier point de ma critique soulève quelques points négatifs du titre. Comme la jouabilité s’inspire grandement de la mouture initiale, disons que le système tour par tour peut être vu comme redondant et limité. Une génération n’a pas touché à ce type de combats après tout. Par contre, le plus gros défaut découle des trop nombreux aller-retour que l’on doit faire et vous ne pouvez pas les passer, car c’est ce procédé qui fait évoluer le scénario.
Au final, que vous soyez un fan de JRPG classique, de la franchise Dragon Quest ou bien que vous voulez découvrir un nouveau monde et ainsi élargir vos horizons, je vous le conseille. Certes, il peut paraître redondant de par son style de jouabilité, mais il referme trop de bonnes et belles qualités pour passer à côté. Vivement le 20 janvier pour la sortie de Dragon Quest VIII: Journey Of The Cursed King sur Nintendo 3DS.
Cote FG: 8/10
Points positifs:

  • La transition après 15 ans… juste WOW!
  • Une durée de vie à toute épreuve.
  • Une histoire qui se savoure pleinement.
  • Les nombreuses classes présentes.
  • Le système de combats amené avec la 3D.
  • On peut enfin y jouer en français.

Points négatifs:

  • Les nombreux aller-retour…
  • Un graphisme quelque peu décevant.
  • Le tour par tour qui peut paraître archaïque pour certains.

Fiche technique: