Après une attente de près de six ans, il est enfin là, le deuxième opus de la franchise Spirit Of The North. Certes, il s’agit d’une belle surprise, car je l’espérais depuis longtemps. Est-il à la hauteur de mes attentes? Suit-il une évolution certaine?
Fiche technique:
- Titre: Spirit Of The North 2
- Développeur: Infuse Studio
- Éditeur: Silver Lining Interactive
- Genre: jeu d’énigmes et d’exploration
- Style: se joue en solo seulement
- Date de sortie: 08 mai (PC / PS5 / Xbox Series)
- Disponibilité: version boîte et téléchargeable
- Langue des dialogues: anglais
- Langue des menus/sous-titres: anglais/français
- Site officiel: https://www.playspiritofthenorth.com/
Avis d’ExploraJeux:
Spirit Of The North 2 tout comme son prédécesseur, est un jeu d’aventure solo à la troisième personne qui raconte l’histoire d’un renard solitaire accompagné par un corbeau et le duo tentera de libérer cinq gardiens légendaires de l’emprise du chaman Grimnir qu’on réveille au départ sans le savoir. Déjà, on comprend beaucoup mieux l’étendue du récit comparé au premier opus. Avant de se lancer dans cette grande aventure, on doit passer par la case création de son renard, première nouveauté d’ailleurs. Un outil de personnalisation permet de choisir son poids, ses oreilles, sa queue, ainsi que ses griffes, ses dents, la couleur des yeux et de son pelage.

Une fois le processus terminé, on débute son périple par l’apprentissage des mécaniques de jeu dont deux nouvelles: on peut maintenant s’accroupir et l’autre la bienvenue qui faisait défaut dans la première mouture, un indicateur bleu apparaît à l’endroit où on veut sauter. Ce qui facilite grandement le concept et rend le tout beaucoup plus précis. Pour terminer cette première phase, il faut suivre le corbeau qui nous montre la voie. Une fois fait, on se rend au village des renards. Encore là, un peu de déjà vu en activant des monolithes qui permettent d’avancer. On s’aperçoit rapidement d’une autre nouveauté, au lieu d’utiliser de l’essence florale, cette fois, il faut cumuler des éclats de cristaux dans des vases en porcelaine ou des runes dans des coffres.

Après avoir rempli ces diverses étapes avec succès, la véritable aventure peut enfin débuter. Le but sera oui d’explorer, mais avant tout libérer les gardiens un à un. Et si vous aviez apprécié l’exploration dans le premier, alors dans celui-ci, les couloirs linéaires font place à un monde ouvert avec de vastes zones à fouiller de fond en comble où il faut trouver des sites, secrets ou autres ainsi que des feux follets. Dans l’une ou l’autre des options, on peut chercher longtemps, très longtemps, mais ça devient vite gratifiant de progresser. Une fois les feux follets en sa possession, il faudra suivre la fumée rouge qui nous permet d’accéder à divers donjons et mettre en pratique les capacités de son renard, car oui, autre nouveauté, on a droit à un arbre de compétences, j’y reviendrai plus tard. Donc, le but est de réussir les donjons et mettre la main sur des artefacts qu’il faudra ramener dans la cité du gardien en question. Petit ajout, mais qui revêt son importance, un marchand est maintenant disponible sous la forme d’un raton laveur.

Les artefacts maintenant en notre possession, il faut explorer le temple qui contient des pièges et d’autres items hostiles comme des racines remplies de piques, pour ainsi y trouver le gardien, le combattre sans se battre contre lui, il faut trouver ses faiblesses et le libérer. De plus, on déverrouille également une compétence soit pour nous ou notre compagnon qui se retrouve sous forme de runes. On peut alors invoquer un esprit ou simplement planer pour atteindre des endroits impossibles sans le faire. Évidemment, vous l’aurez compris, ces compétences permettent de rendre le périple plus agréable. Une fois un gardien libéré, il faudra passer au suivant, jusqu’à atteindre le dernier des gardiens. Celui qui nous a mis à mal dès le départ.
Si vous aviez trouvé que visuellement le premier était beau, alors six ans plus tard, c’est et de beaucoup une grande amélioration. La direction artistique est sublime et les décors sont dignes de grands panoramas presque photo réalistes. Le renard est beaucoup plus détaillé. Le cycle de météo dynamique et nuit/jiour, apportent une plus grande immersion. Une disparition qui pourrait déplaire, le renard ne se secoue plus en sortant de l’eau. Il y a encore quelques problèmes de caméra, mais c’est amoindri comparé au premier opus.

L’audio est aussi de bonne qualité. On se retrouve accompagné d’une bande originale offrant des pièces instrumentales teintées d’une certaine nordicité. Il n’y a encore aucun dialogue et que quelques bruits ambiants comme le renard, le corbeau et des oiseaux, mais pourtant, je les ai cherchés, mais sans les voir. Est-ce que comme dans le roman de Colleen McCulloug: Les Oiseaux Se Cachent Pour Mourir?
En guise de conclusion, le jeu a pris une solide coche via une évolution qui était attendue de ma part et je n’ai pas été déçue. Certes, il n’est pas parfait comme des zones beaucoup trop vastes à visiter et parfois pour aucune raison, mais c’est tellement beau, que l’on parvient à passer par-dessus ce détail. Haute recommandation!

Points positifs:
- Une histoire beaucoup plus compréhensible.
- Durée de vie conséquente.
- Visuellement, c’est magnifique.
- La bande originale encore meilleure.
- L’idée des donjons.
- Enfin une carte.
Points négatifs:
- Quelques problèmes de caméra.
- Zones trop vastes à l’occasion.
Cote FG: 9/10
Merci à Infuse Studio / Silver Lining Interactive de nous avoir fourni une copie du jeu sur PS5 via PressEngine pour permettre à Facteur Geek de le tester!
Voici un aperçu du jeu que j’ai réalisé:
