Vous savez, dans l’industrie du jeu vidéo, il est complexe de porter à terme un jeu. Parfois, il y a des délais interminables, des jeux qui sortent pas finis ou des studios qui doivent tout simplement stopper le développement d’un jeu. Cependant, tant qu’il y a des gens qui continuent d’y croire, il y a de l’espoir. Le jeu de cette semaine en est la preuve vivante. Il s’agit de Captain Blood, développé par Akella au départ et reprit par SeaWolf, une filière D’Akella et General Arcade. Il s’agit d’un jeu qui devait au départ sortir au début des années 2000 après une annonce au E3 de 2004, mais pour plusieurs raisons légales, le développement à du être stoppé quelques mois avant la sortie officielle du jeu. Par des circonstances incroyables, près de 20 ans plus tard, le jeu voit finalement le jour. Certes, il est encore ancré dans son époque du début des années 2000, mais c’est une belle histoire de résilience et de détermination. Sortie sur PC et consoles le 6 mai 2025, c’est sur PS5 qu’il fût testé.
Fiche technique :
- Développeur : Akella, SeaWolf Studio, General Arcade
- Éditeur : SNEG Ltd
- Genre : Action et Aventure dans un style Hack n Slash,
- Plateforme : PC, Nintendo Switch, PlayStation 4 et 5, Xbox One, Xbox Series X/S
- Langues parlées: anglais et russe
- Langues écrites : français, anglais, russe et autres

Captain Blood est un jeu de pirate inspiré d’un roman de Rafael Sabatini. Il s’incruste dans la même lignée que God of War premier du nom pour plusieurs aspects de sa jouabilité. Nous y reviendrons. En gros, vous incarnez Peter Blood, un ancien médecin accusé à tort de trahison et réduit en esclavage dans les Caraïbes au XVIIe siècle. Après s’être évadé, il se forge un équipage et devient pirate pour se venger, gagner sa liberté et choisir entre richesse, justice ou gloire. Vous devrez naviguer d’île en île afin d’y affronter des pirates rivaux. À l’occasion, vous serez invité à incarner un autre membre de l’équipage avec un style de combat différent. Vous devrez faire vos preuves autant sur la terre que sur la mer et survire à ce bain de sang.

Comme mentionné plus tôt, il est dans la même lignée que la première mouture de God of War pour sa jouabilité. Vous devez enchaîner différents combos afin de charcuter vos ennemis et pendant les cinématiques, vous devez rester à l’affût, car vous devrez interagir pendant la scène pour faire des actions. Après chaque chapitre, vous pouvez dépenser l’or récolté pour vous procurer de meilleurs combos, de meilleures armes ou pour améliorer vos statistiques. De plus, il s’agit d’un jeu linéaire, donc pour réussir un chapitre vous devrez aller du point A au point B tout en y affrontant des vagues d’ennemies. Ce n’est pas une surprise, car à l’époque du développement, les mondes ouverts avaient un peu moins la côte. En somme c’est bien, mais il y a quelques lacunes. Tout d’abord, la caméra ne peut pas être contrôlée. Ce qui veut dire que nous ne voyons que d’un seul angle ce qui n’est pas très optimal pendant les combats. Surtout qu’on ne peut pas cibler les ennemis non plus. Cela rend certaines batailles assez chaotiques. Pour ce qui est des différents combos et des améliorations que vous pouvez acheter, sur papiers cela semble intéressant, mais dans les faits, peu importe le combo ou l’arme, après quelques coups vous pouvez assassiner directement vos assaillants. Ce qui vient presque annuler le plaisir des choix des combos, car vous serez constamment en train d’assommer et d’assassiner. Cela devient redondant à la longue. Par moment, vous devrez faire des batailles navales et éliminer les bateaux qui veulent vous piller. C’est un mélange de tir au canon et de combats à l’épée sur le pont du bateau. C’est la moindre des choses selon moi dans un jeu de pirate et dans l’ensemble c’est assez bien.

Pour le meilleur ou pour le pire, les développeurs n’ont pas retouché les graphismes et ont décidé de laisser les graphismes de l’époque. Nous sommes dans un décor très PlayStation 2. Pour certains, cela amènera un brin de nostalgie et pour d’autres il pourrait être plus difficile de s’immerger totalement comparé aux jeux d’aujourd’hui. Selon moi, le graphisme ne devrait jamais être un facteur pour essayer un jeu, mais je peux comprendre la réalité de certains joueurs.
La bande sonore du jeu s’inspire des morceaux orchestraux épiques qu’on retrouve dans les films de pirates. Elle se fond bien dans le décor et participe beaucoup à l’ambiance sans jamais nous tomber sur les nerfs. Elle s’intensifie avec les combats et se mélange bien avec les bruits de pistolet et d’épée qui s’entrechoque. J’ai testé le jeu en version anglaise donc j’ignore si c’est la même chose avec le russe, mais la synchronisation des dialogues n’est pas parfaite et parfois les sous-titres sont tellement rapides qu’on arrive à peine à lire les échanges verbaux.

Certes, ce jeu ne s’adresse pas à tout le monde dû à sa jouabilité répétitive de combat, à son visuel ou à sa thématique de pirate. Il faut dire aussi qu’il y a la présence de sang et d’élimination relativement gore donc peut-être pas l’idéal pour de jeunes enfants non plus. C’est triste à dire, mais ce jeu aurait dû sortir à son époque. Aujourd’hui ce n’est qu’une pâle copie de jeux qu’on a joués à mainte et maintes reprises. Il aurait plus brillé à ce moment. Par contre, c’est un tour de force que malgré toutes les embûches qu’il a dû traverser, il réussit à voir le jour. Pour tous les gens qui ont travaillé de près ou de loin sur Captain Blood, ils peuvent être fiers de leur travail. Malgré tout, on pourra dire que ce jeu de pirate offre une meilleure expérience de piraterie que certains jeux AAAA sortis dans les dernières années…